Benzema : « Si je fais un mauvais match, je n’ai pas besoin de la presse pour le savoir »

Benzema
KARIM BENZEMA – AFP / Burak Akbulut

Dans sa maison à Madrid, Karim Benzema a concédé une interview pour la revue Vanity Fair. Il parle de sa vie dans la capitale, les critiques ou encore l’Equipe de France.

Le type de joueur qu’il est : « Moi ? Sur le terrain je réfléchis beaucoup. C’est comme si j’avais un ordinateur dans la tête, avant de toucher le ballon j’ai besoin de voir ce que peuvent faire les autres. »

La BBC : « Avant on était considéré comme l’attaque la plus rapide et la plus efficace du monde, et maintenant il paraîtrait que nous sommes mauvais… »

Les critiques : « Je joue au football pour aider mes coéquipiers et pour tout gagner. Ce que je n’aime pas, c’est qu’on m’attaque quand je joue bien même si je ne marque pas. Moi je joue pour les gens qui savent valoriser ce que je fais sur le terrain. Ce qui viennent au stade pour siffler, qu’ils sifflent. Je ne les changerai pas. Les grands joueurs on nous critique toujours. Nous vendons des journaux. Si je fais un mauvais match, je n’ai pas besoin de lire la presse pour le savoir. »

Le soutien de ses coéquipiers : « Nous sommes tous amis. Mais je ne peux pas dire que nous sortons dîner ensemble, nous sommes des collègues de travail. »

Travail et talent : « J’ai les deux. À 23 ans, à Madrid, je me suis rendu compte que si je n’étais pas discipliné je devrai retourner en France. Arrêter de manger n’importe quoi est le plus gros sacrifice que j’ai fait. »

La famille : « C’est dur de ne pas les voir durant trois semaines pendant la pré-saison. C’est pour ça que je rentre directement chez moi pendant l’année. Je vais de chez moi à Valdebebas, et de Valdebebas à chez moi. »

Son arrivée à Madrid et sa relation avec Pérez : « C’était un rêve de rencontrer un homme comme lui. C’est quelqu’un de tranquille et de très sympathique. Il m’a demandé si je voulais jouer au Real Madrid et je lui répondu oui. Je lui ai donné ma parole. Et j’y suis. Il me soutient dans les bons moments comme dans les mauvais. Je sais que c’est mon président mais pour moi c’est quelqu’un de ma famille. Je le ressens ainsi. Quand il y a eu l’histoire avec Valbuena, après avoir passé un jour en garde à vue je suis revenu très triste à Madrid. Florentino m’a attendu à Valdebebas et m’a montré toute son affection. »

Ce qu’il doit faire pour revenir en Equipe de France : « Moi ? Maintenant ? Rien. J’ai 30 ans, deux enfants. Je suis bien ici. S’ils ont besoin de moi, ils savent où je suis. »

Pourquoi il ne chantait pas la Marseillaise ? « Si on écoute bien, la Marseillaise appelle à faire la guerre. Moi je n’aime pas ça. »

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