Casilla : « C’était le moment idéal pour quitter Madrid »

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Image Marca

Transféré à Leeds United la semaine passée, le gardien Kiko Casilla a livré une longue interview au média Marca. Extraits.

Pourquoi ce changement maintenant ?

« L’offre de Leeds est arrivée, l’idée me plaisait bien, l’envie qu’ils montraient à vouloir me recruter … Le championnat anglais m’a toujours attiré et je pense que c’était le moment idéal pour quitter Madrid, sortir de ma zone de confort et me lancer dans une nouvelle aventure. »

Quand as-tu décidé de partir ?

« Il est arrivé un moment où, après la signature de Thibaut Courtois cet été, mon intention a été de partir, mais nous ne nous sommes pas entendus. J’ai décidé de rester, sachant que des mois difficiles allaient arriver, car j’ai débuté en tant que troisième gardien et qu’à 32 ans, ce n’est du goût de personne. Je devais continuer à travailler, m’entraîner, faire partie du groupe, toujours essayer de rester positif. Je savais que ce serait une demi-année ou une année difficile et j’attendais que quelque chose d’intéressant se présente, et c’est finalement arrivé. En été, il y a eu des options, rien de concret, mais les choses ne se sont pas déroulées comme je le souhaitais, rien ne m’a attiré. Et j’ai décidé d’attendre. »

« Ce que j’ai vécu à Madrid, si on me l’avait raconté il y a sept ou huit ans, je ne l’aurais pas cru, j’aurai rigolé »

Un rêve accompli de jouer au Real…

« Ce que j’ai vécu à Madrid ces trois ans et demi, si on me l’avait raconté il y a sept ou huit ans, je ne l’aurais pas cru, j’aurai rigolé. Jouer à Espanyol a aussi été un très bon moment. Je serai toujours très reconnaissant de l’occasion qu’il m’a été offerte, je suis devenu international, cela m’a permis de signer à Madrid… »

Et es-tu satisfait du rôle que tu as joué au Real (43 matchs joués) ?

« Un joueur ne se sent jamais satisfait, vous en voulez toujours plus, mais vous devez aussi comprendre le rôle que vous avez dans l’équipe, et reconnaître que votre partenaire évolue à un niveau très élevé. En plus de Courtois cette année, Keylor est spectaculaire. Lorsque vous avez un gardien de but de ce niveau, vous ne pouvez que patienter, et quand on vous donne des matchs, en profiter. Un joueur n’est jamais pleinement satisfait. »

Ton meilleur moment ?

« Mes débuts officiels avec Madrid. C’était quelque chose dont j’avais toujours rêvé, depuis que je suis parti à 20 ans. »

Et le pire ?

« L’élimination en Copa l’année dernière. Ça a été très difficile pour moi, perdre la compétition, à la maison, contre Leganés… »

« Quand on vous dit au revoir de cette façon, c’est que vous avez fait quelque chose de bien au sein du groupe »

Les adieux au vestiaire …

« Quand on vous dit au revoir de cette façon, c’est que vous avez fait quelque chose de bien au sein du groupe. Ce sont des gens extraordinaires, un groupe fantastique, la base des titres provient en bonne partie de là, du groupe. Les jeunes, les plus anciens, nous ne faisions qu’un. Lorsqu’on vous fait de tels adieux, cela vous procure une énorme satisfaction. »

Qu’est-ce qui va te manquer le plus ?

« Premièrement, l’Espagne, et Madrid, où vous vivez très bien. Ensuite, le quotidien avec les coéquipiers, être dans le vestiaire, la pression qu’il y a au Real, avec l’objectif d’être toujours au top. Surtout le quotidien, parce que c’est une famille. »

Zidane est-il l’entraîneur envers lequel tu es le plus reconnaissant ?

« Je dois d’abord remercier Rafa Benítez et José Ángel Sánchez pour l’occasion qu’ils m’ont offerte de revenir. Vous devez être reconnaissant envers les personnes qui vous donnent cette opportunité. Avec Zidane, je suis super super reconnaissant. On s’entendait bien. Même si je ne jouais pas, il m’a maintenu en alerte. »

« Tout le monde veut battre ce Real Madrid »

Que manque-t-il au Real cette saison par rapport aux précédentes ?

« Il n’y a pas une chose en particulier… Tout le monde veut battre ce Real Madrid. C’est une situation très étrange. Il y a des bons moments dans les matchs, d’autres moins bons, des blessures, des joueurs qui reviennent du Mondial sans repos ou qui n’ont pas fait une bonne pré-saison… Espérons que tout se termine bien. »

Bielsa a-t-il été décisif dans ton transfert ?

« En partie oui, je pense que travailler avec un entraîneur comme lui attire de nombreux joueurs, par son style, sa mentalité. Victor Orta, le directeur sportif, est également venu me voir à Madrid pour m’expliquer le projet, et ce que Bielsa attendait de moi. Tout me faisait penser que je serai bien ici. Je voulais quitter ma zone de confort et prendre un peu de risques, ressentir la pression de jouer à nouveau. »

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