Italie-Espagne : une finale avant l’heure

Sur le papier, c’est l’affiche la plus alléchante des 8èmes de cet Euro 2016. Un match aux allures de finale qui s’annonce passionnant à tous les niveaux. D’ailleurs ce n’est ni plus ni moins que le remake de la finale de l’Euro 2012, largement remportée par les Espagnols. Revanche ou confirmation ? Réponse dans quelques heures.

Sergio Ramos
Getty Images

Si jusque là, les 8èmes de finale n’ont pas été à la hauteur du spectacle escompté, celui-ci devrait faire exception. On pourra toujours arguer que les Allemands ont produit du jeu, certes, mais il faut aussi reconnaître qu’Allemagne-Slovaquie s’est joué à sens unique. Cela aurait pu aussi être le cas pour ce match là, car cette Italie était décrite au début du tournoi par bon nombre d’observateurs comme la pire équipe de l’histoire de la Squadra.

Aujourd’hui la donne a quelque peu changé. L’Italie a convaincu, au point d’être devenue l’une des équipe les plus redoutées. Cette prouesse, elle la doit non seulement à sa discipline tactique mais surtout à son arrière garde de plus en plus impériale. Autant dire que la fougue offensive de  la MSN espagnole (Morata, Silva, Nolito) aura fort à faire face la rigueur défensive de la BBC italienne (Bonucci, Barzagli, Chiellini).

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Même si le bilan de leurs dernières rencontres tourne en faveur de la Roja, l’historique de leurs confrontations directes est pour le moins équilibré : 10 victoires chacune pour 14 nuls. Néanmoins, les coéquipiers de Sergio Ramos possèdent un ascendant psychologique sur leurs rivaux du jour. Chiellini est même allé jusqu’à parler de « bête noire« .

De son côté, Vicente Del Bosque privilégie la vigilance : « Ce sera du 50/50, un match ouvert et difficile pour les deux équipes. J’aimerais avoir l’initiative du jeu. La vraie Italie, ce n’est pas celle de Kiev (défaite 4-0 en finale de l’Euro 2012, ndlr), mais celle que l’on voit depuis le début du tournoi.« 

Même son de cloche pour Antonio Conte : « J’aurais préféré affronter une Espagne plus douce, qui serait restée sur une série de victoires. Leur défaite face à la Croatie va les obliger à réagirNous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Pour passer, l’ordinaire ne suffira pas, il faudra faire un match extraordinaire. »

Les Italiens abordent ce match avec un peu plus de fraîcheur. Le coach transalpin avait en effet choisi de faire tourner son effectif lors du dernier match de poule. Un luxe que la Roja n’a pas pu s’offrir. Hormis Antonio Candreva, blessé à la cuisse, les Italiens devraient aligner leur 11 habituel. À priori, pas de changement non plus du côté de la Roja. On espère toutefois voir le Madrilène Lucas Vazquez enfin débuter son Euro, lui qui n’a toujours pas joué la moindre minute dans cette compétition.

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