James, le remplaçant des remplaçants

james
James (AFP)

La situation et le manque de rythme du numéro 10 du Real Madrid inquiètent la Colombie en vue de la qualification pour la Coupe du Monde 2018 en Russie.

James Rodriguez semble s’ajouter à la liste des cracks qui n’ont jamais percé au Real ces dernières années. Kaká, Owen, Cassano, Robben, Sneijder et … James. Le meilleur buteur du dernier mondial est même devenu le remplaçant des remplaçants et des canteranos qui ont plus d’envie que d’expérience.

Zidane ne lui a jamais vraiment fait confiance même s’il n’en a jamais révélé publiquement les raisons. De l’autre côté de l’Atlantique, les Colombiens assistent, impuissants, à l’affaiblissement de leur capitaine qui, après avoir montré son talent et sa personnalité à Porto puis à Monaco, est devenu quasiment transparent à Madrid cette saison. Et rien ne semble indiquer qu’il réussisse à retourner la situation…

Quelque soit le système (4-4-2 ou 4-3-3 avec la BBC), le double Z n’inclut pas James dans ses plans. Il a d’abord perdu sa place au profit de Casemiro, dans l’optique de renforcer l’équilibre entre la défense et l’attaque. Ensuite c’est Isco, son concurrent naturel, qui lui a été préféré, et maintenant ce sont les canteranos qui sont passés devant lui dans la hiérarchie.

James semble maintenant avoir perdu espoir et même la tête ailleurs, comme le montrent des images captées par « Jugones », où il est le seul madrilène du banc à ne pas se lever pour protester contre le mauvais geste de Joao Pereira. 2016 n’a pas été une bonne année pour James, qui n’a été titulaire que lors de 17 rencontres avec la Casa Blanca, et n’a joué l’intégralité de ces matchs qu’à 7 reprises.

En Colombie, l’importance de James dans la culture populaire d’un pays où l’on exige plus aux footballeurs qu’aux hommes politiques n’est plus à démontrer. Mais son manque de rythme, criant, inquiète en vue de la qualification pour la Coupe du Monde en Russie. D’autant que les Cafeteros sont en situation délicate, 6ème de la zone Amérique du Sud à 6 journées de la fin. Pour rebondir, James a avant tout besoin de retrouver du temps de jeu, et si jamais la situation du golden boy continuait à stagner de la sorte, un départ vers un autre club européen ne serait plus à exclure…

Articles liés