L’édito | Les Vikings ont débarqué une dernière fois au Calderón

Real Madrid Vikings

Régulièrement, l’un des rédacteurs de Real France vous proposera un édito, au gré de l’humeur du moment. Aujourd’hui, terreur, voilà les Vikings ! 

« Joueurs joueurs, nous avons gagné la finale, que tous les Indiens soient au courant, de qui commande dans la capitale ». Voilà ce que chantaient les Madrilènes dans l’avion qui les ramenaient à Madrid, avec la Undécima dans les valises. Les Indiens, ce sont évidemment les voisins rouges et blancs. À l’Alético les Indiens, au Real les Vikings.

Dans les années 70, le Real présidé par Santiago Bernabéu recrute une horde de joueurs allemands et danois : Netzer, Breitner, Jensen, Stielike. Les hinchas de l’Atlético affublent alors leur rival du surnom de Vikings. Une idée corroborée par la localisation géographique du Real, qui se trouve au nord de la capitale. Les fans du Real ripostent, et inventent un nouvelle dénomination aux matelassiers.

Comme Vicente Calderón a signé beaucoup de sud-américains, l’Atlético devient l’équipe des Indiens. D’autant plus que leur stade est installé à côté d’un fleuve, qu’ils sont habillés de rouge et blanc et -là ça devient très amusant-, qu’ils détestent… les Blancs ! Les deux équipes acceptent leur surnom, s’en enorgueillissent, et l’Alético finit par appeler sa mascotte « Indy ». De leur côté, les Ultras Sur ont appelé leur bar fétiche « le drakkar ».

Ce samedi, c’était le grand finale. C’était le dernier derby dans le mythique Vicente Calderón, qui manquera à tous. Au regard de l’histoire, il ne pouvait en être autrement, le Real devait s’imposer. Tourmenté sans cesse par son grand frère, l’Atlético a fini par devenir familier avec la cruauté du sport. En attendant de passer dans leur nouvelle arène la saison prochaine, les Colchoneros entendent ce chant résonner dans la ville : « Indien, dis-moi ce que ça fait de perdre le final. Je te jure que même si les années passent, nous ne l’oublierons jamais. Tu as perdu le final contre le magique Real, cette tâche ne s’effacera jamais. Rouge et blanc tu es pleureur en plus d’être un second, quels dégonflés ces hinchas du Calderón« .

Atléticos et Atético, merci pour ces centaines de matches au Calderón ! Rappelez-vous du récital de Raúl en 1997 et de celui de Cristiano Ronaldo en 2016. À bientôt dans votre nouveau campement. Les Vikings attendent impatiemment d’y débarquer. « Venez, venez, écoutez ! Les Normands sont à nos portes ! Ils vont tout mettre à feu et à sang !  » criait tout paniqué le jeune Goudurix, dans Astérix et les Normands.

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