L’un des mercatos les plus calmes de l’ère Perez

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Le mercato estival est officiellement clos. Le Real Madrid, club habituellement très actif sur le marché des transferts est cette fois-ci resté bien calme. Un choix en somme plutôt logique vu l’effectif actuel des merengues mais qui a de quoi en surprendre plus d’un quand on connait les folies dépensières de son président, Florentino Perez. 

Sous la menace d’une sanction de la Fifa qui l’empêcherait de recruter jusqu’en 2018, le Real Madrid était très attendu pour dynamiter ce mercato. Des rumeurs de toutes sortes ont alors émergé de l’autre côté des Pyrénées : des plus modérées (N’golo Kanté) aux plus folles (Paul Pogba) en passant par les plus insolites (Moussa Sissoko) et les plus incompréhensibles (André Gomes). Toutefois, hormis le retour en prêt du jeune Marco Asensio et la clause de rachat de Morata activée à hauteur de 30 millions d’euros, Madrid n’a enregistré aucun autre renfort cet été en équipe première. Une situation très rare puisqu’il faut remonter à la saison 2003-2004 pour voir Perez aussi discret. Le boss de la Maison Blanche s’était offert cet été là les services d’un certain David Beckham, pour 25 millions d’euros.

Réussir à allier sport et marketing, voici qui a forgé la réputation de Florentino. Le président madrilène a su hisser le Real au sommet de la hiérarchie des clubs les plus fortunés au monde. Arrivé en 2000, Perez annonçait déjà la couleur en recrutant Luis Figo, la star de l’équipe rivale, pour un montant record de 60 millions d’euros. C’est le début de l’ère galactique. Perez entend mettre sur pied une équipe qui réunira les meilleurs joueurs du monde, quitte à faire sauter la banque.

Mais l’incohérence dans son recrutement, qui privilégia parfois les stars au détriment de l’équilibre sportif a souvent été préjudiciable au Real et entraîné des résultats décevant indignes d’un club de ce standing. Conscient de la situation, Florentino Perez présenta d’ailleurs sa démission le 27 février 2006. Ramon Calderon, son successeur, n’a pas fait long feu et Perez revint en 2009. Toujours fidèle à ses habitudes, il explose les records et réalise le plus gros mercato de l’histoire, environ 264 millions d’euro dépensés en l’espace de quelques semaines. Il signe les deux derniers ballons d’or en date : Ricardo Kaka (65 millions) et Cristiano Ronaldo (96 millions), ce dernier devenant au passage le joueur le plus cher de l’histoire. Durant l’été 2013, l’homme fort de la Maison Blanche s’est encore illustré en déboursant une somme vertigineuse pour faire de l’ancien spur Gareth bale le nouveau joueur le plus cher au monde (101 millions). L’été suivant il s’offre la révélation de la dernière coupe du monde, le colombien James Rodriguez (75 millions d’euro) et le champion du monde allemand Toni Kroos (30 millions).

Florentino Perez ne lésine pas sur les moyens pour renforcer son équipe. Il est aussi passé maître dans l’art de vendre ses éléments. Il a conclu de belles transactions par le passé : Robinho vers City (43 millions), Higuain vers Naples (40 millions), Özil vers Arsenal (50 millions) et plus récemment Jesé vers le PSG (25 millions). La vente de l’Argentin Angel Di Maria à Manchester United à hauteur de 75 millions à été sa plus belle réalisation.

Florentino Perez est un homme ambitieux qui ne connait pas de limite. La plupart des entraîneurs qui sont passés par le Real ont dû composer avec ses extravagances. Zinedine Zidane a donc réussi là où beaucoup avaient échoué, faire plier son président et le convaincre qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Perez en est aujourd’hui plus que jamais convaincu : « Nous avons une équipe spectaculaire et un coach qui la gère à merveille. Il était donc difficile de trouver mieux lors de ce mercato, c’est pour cette raison que nous sommes restés calmes« .

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