Morata : « Qui n’aimerait pas retourner au Real Madrid ? »

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Lors d’une interview accordée à l’émission ‘El Larguero’ sur la Cadena SER, Alvaro Morata est revenu sur son absence de la Coupe du Monde, sa saison difficile à Chelsea et bien d’autres sujets.

A-t-il regardé le Mondial ? « Bien sûr que je l’ai regardé, comment pourrais-je ne pas le faire. Seulement la Roja ? Dans l’ensemble oui. Je n’avais pas trop envie de regarder les autres, mais où que tu ailles tu les vois ou tu en entends parler. »

Son absence du Mondial : « Honnêtement, je ne m’y attendais pas. Je pensais que j’allais y aller. Julen ne m’a pas donné d’explications. Je voulais essayer de le convaincre d’y retourner (en sélection), mais il est parti au Real, bien, je lui souhaite bonne chance (…) Peu importe, je n’y suis pas allé, c’était sa décision et je la respecte. Ce fût un moment difficile pour moi. »

Son retour en sélection : « Ils ne m’avaient pas prévenu. J’étais en train de donner le biberon à mon enfant, et j’ai dû partir. »

L’Espagne de Luis Enrique : « Je crois que nous passons par une bonne période. L’entraineur est le premier à vouloir gagner, et c’est le plus important. »

Sa compatibilité avec Diego Costa : « J’aimerais pouvoir jouer avec lui un jour. Les gens ne s’imaginent pas à quel point nous somme amis. »

L’absence de Jordi Alba : « Nous n’en avons pas parlé. C’est un crack qui apporte une bonne ambiance, un joueur spectaculaire. Je ne pense pas avoir à commenter cela. Je crois que nous avons tous été surpris qu’il ne soit pas dans la liste. »

Marcos Alonso : « Il le méritait, c’est clair. Je suis très content pour lui. C’est l’un des joueurs les plus importants de Chelsea. »

Changer de club : « J’ai eu des possibilités, mais à cause de ma personnalité… J’aurais pu aller dans un autre endroit où marquer plus de buts, et où ils me laisseraient tirer les pénaltys, mais être heureux ce n’est pas de fuir au moindre problème. J’ai quitté le Real pour pouvoir aller au Mondial et au final je n’y suis pas allé… personne ne sait ce qui va se passer. J’ai eu des problèmes de toute sorte : les blessures, des problèmes avec les personnes également… Maintenant je suis très heureux et très excité. Beaucoup de choses ont changé. »

Sa dépression : « Je n’aime pas en parler. J’ai traversé une période difficile, je ne savais pas ce que j’avais. Je devais aller en Allemagne avec le médecin, je suis revenu et je me suis dit que je devais arrêter pendant un mois, mais le lendemain, j’étais en train de m’entrainer. Les gens disaient que c’était un problème qui venait de moi, que c’était dans ma tête. J’ai mal joué plusieurs fois. »

« Les gens croient à la fausse vie d’Instagram, celle qu’on leur montre »

Les critiques lors de la saison dernière : « Dans le monde d’aujourd’hui, c’est normal qu’on parle de toi. Chelsea a fourni beaucoup d’effort pour me recruter, et cet effort n’a pas été récompensé. J’aurais dû répondre deux fois plus fort. Un joueur pour qu’ils payent ne peut pas se permettre de finir la saison avec quinze buts. Les gens pensent que nous sommes des machines. Si j’avais arrêté pendant trois mois, j’aurais pu revenir avec un nouvel état d’esprit, mais j’étais professionnel et j’ai voulu tout donner. Je me rendais en Allemagne pour voir le médecin en payant des avions privés. Les gens croient à la fausse vie d’Instagram, celle qu’on leur montre. Ils croyaient que j’étais chez moi avec ma femme. Un jour j’écrirai un livre pour raconter ce que j’ai traversé. »

Mieux avec Sarri qu’avec Conte : « Oui, oui, oui. Pour moi oui. Et pas pour rien, mais à cause de son style. Avant ce n’était pas mon style de jeu et j’ai souffert un peu de ça. »

Mariano de retour à Madrid : « Dans la minute où ça a été rendu officiel, je lui ai envoyé un message. Je suis content qu’il soit considéré à sa juste valeur. Jaloux ? Non, je suis très heureux pour lui. Je suis à Chelsea, pas dans un club très inférieur. C’est clair que le Real est meilleur club au monde et que tout le monde aimerait y être, mais je ne suis pas jaloux, il mérite le meilleur. »

Le départ de Cristiano : « Pour dire vrai, je n’y croyais pas, je pensais que c’était pour prolonger, jusqu’à ce que je parle à un dirigeant de la Juve qui me l’a confirmé. Je le savais même avant la Coupe du Monde. Au moins il a quitté le Real pour aller dans un immense club. C’est similaire à Madrid, ce sont deux grands clubs. »

« Cristiano et la famille ? Il ne disait pas ça pour le vestiaire… »

Les déclarations de Cristiano à propos du Real : « Il y a différentes façons pour parler du Real, je ne pense pas que par ‘famille’, il fasse référence à la famille proche… le vestiaire. Je pense que s’il a quitté le Real ce n’est pas parce qu’il ne s’entendait pas bien avec ses coéquipiers ou qu’il y avait une mauvaise ambiance. Mais il a eu ses raisons, et je n’entrerai pas là-dedans. Peut-être qu’un jour, il le racontera.  Si je fais allusion à Florentino ? Le temps presse… (rires) »

La Juve favorite en LDC avec Ronaldo : « Peut-être, mais pas seulement grâce à Cristiano. Lors des dernières années, ils ont toujours été présents. La Juve est l’une des équipes les plus parfaites tactiquement. Avec Ronaldo qui commencera à marquer comme tous les ans, chaque fois qu’on dit qu’il est fini, puis se met à planter une cinquantaine de buts, ils seront parmi les équipes les plus dangereuses à coup sûr. Mais pas seulement grâce à Cristiano. »

Retour au Real : « Qui n’aimerait pas ? Je suis heureux à Chelsea, mais je crois avoir de nombreuses années devant moi, si Dieu le veut et que les blessures m’épargnent. Mariano a dit qu’on ne fermait jamais la porte au Real et regardez, il y est… Personne ne sait. »

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