Nacho, le but dantesque et la stat qui tue

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Nacho Fernandez a inscrit hier « un but qui restera dans l’histoire » selon les propres dires de son patron Zidane. Il vient ainsi porter un coup de projecteur sur le cas d’un défenseur central qui, à force de travail, détient une statistique stupéfiante, à faire pâlir les muscles de Cristiano.

Le sourire est humble, mais le but qu’il vient d’inscrire n’en reste pas moins insolent. Quand la succulente patte gauche de James dépose un centre aux abords de la surface à la 68e minute, c’est Nacho Fernandez qui déguste d’un retourné acrobatique renversant. La réception est brutale, d’une beauté scandaleuse. Pourtant, la célébration du but qui suivra restera mesurée et modeste, comme le garçon auteur de l’exploit. Un canterano, fils de la maison, jamais râleur bien que condamné à rester dans l’ombre de l’incontournable trio défensif de la Casa Blanca : Sergio Ramos, Pepe et Raphaël Varane.

Jamais blessé depuis… 13 ans !

Son visage de premier de la classe révèle tout du personnage. Chez le barbu de 26 ans, il n’y a rien qui dépasse. C’est le bon élève, celui sur lequel n’importe qui peut compter n’importe quand. Cette confiance qu’il a su tisser avec ses coéquipiers et ses entraineurs -parmi lesquels Mourinho, Ancelotti, Benitez ou Zidane- est aussi nourrit par son sens aiguë du professionnalisme. La statistique est ahurissante et continue de croitre d’année en année : Nacho ne s’est plus blessé depuis 13 saisons. Il y a bien eu ce petit problème à la cheville quand il est arrivé au Real Madrid, chez les jeunes, en 2001, mais pas de quoi l’envoyer à l’infirmerie. Depuis, les médecins scrutent à la loupe chaque fibre de chaque muscle de Nacho. Rien. Le défenseur polyvalent n’a plus raté d’entrainements depuis plus d’une décennie. Un miracle dans un club où la blessure a trop souvent été malédiction.

5 fruits et légumes par jour

Il y a un an, déjà, le quotidien sportif espagnol Marca révélait le secret ronaldesque de Nacho. Une alimentation saine, une préparation physique méticuleuse et beaucoup de repos. Pas de quoi bondir de son siège devant cette méthode qui n’a vraiment rien de révolutionnaire. Sauf que le madrilène de naissance respecte la recette à la virgule près. Qu’importe le nombre de minutes jouées, il sera au centre d’entrainement les lendemains de match. Un professionnalisme apprécié, salué et applaudi dans la capitale espagnole où l’enfant du pays semble lié pour toujours. Nacho s’est fait d’ailleurs spécialiste des histoires fascinantes à raconter devant la machine à café. Le 28 mai dernier, à peine quelques heures avant de soulever la Undécima, sa femme venait de mettre au monde leur second enfant.

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