Notes : la saison des Madrilènes

La saison terminée, l’heure est au bilan ! Toute l’année, nous avons noté les prestations des joueurs à chaque match. Voici maintenant les notes de la saison sur une base de trois critères fondamentaux : régularité, niveau de performance et présence dans les grands rendez-vous.

Navas : 7,5 – En difficulté en première partie de saison, Keylor a, comme souvent et à l’image de l’équipe, haussé son niveau pour la deuxième partie de saison. Malgré des erreurs qui auraient pu coûter cher au Real, il s’est montré décisif lors des grands rendez-vous de fin de saison, au moment où les rumeurs sur son successeur étaient les plus abondantes. Pura vida.

Casilla : 4,5 – Avec la blessure du Costaricien, il avait l’occasion de s’affirmer comme une doublure sûre et fiable. Le manque de temps de jeu des saisons précédentes et/ou la pression ont cependant fait de lui un gardien peu rassurant dans des domaines où il excellait dans le passé. Nul doute que son futur est loin de Madrid après une coupe d’Europe frappée de son numéro glanée.

Luca : Non noté – Difficile de le juger sur son seul match face à Villarreal. Il avait bien débuté la partie avec un coup-franc sauvé de fort belle manière. Et puis, le Luca timide et peu expérimenté est apparu et il a montré ses limites. Un départ n’est pas à exclure s’il souhaite évoluer et progresser.


Carvajal : 6,5 – Problèmes cardiaques, finale avortée. La saison de Dani ne fut pas sans embûches mais le latéral espagnol a été une nouvelle fois à la hauteur de ses ambitions. Véritable poumon sur pattes, il n’hésite pas à répéter les efforts et à donner sa vie à chaque rencontre pour son club de cœur. Aussi bon dans le domaine offensif que défensif, Carvajal a été une pièce importante du système de Zidane.

Vallejo : 5 – Pour une première saison, le jeune homme de 21 ans a alterné le bon et le moins bon. Capable d’être impérial dans le jeu aérien et l’anticipation, il a également été mis en difficulté dans son dos de par une naïveté que l’on mettra sur le compte de la jeunesse. Jesús est un joueur complet qui peut avoir un brillant avenir si les blessures le laissent tranquille et qu’il acquiert de l’expérience auprès des plus grands. Pour cela, il faudra s’armer de patience car ses coéquipiers sont eux plus qu’en place.

Ramos : 7,5 – Une saison à la Ramos. Des erreurs, des errements, du vice, un leadership incroyable, et un roc lors des grandes affiches. Du Ramos tout craché donc, qui parlait récemment de devenir « une équipe de légende ». Et lui, dans cette équipe de légende, rentre un peu plus parmi les Légendes du Real Madrid.

⭐ Varane : 8 – Que tous ceux qui pensent qu’il stagne se remettent des vidéos de ses matchs. Que tous ceux qui le disent « pas assez agressif » prennent le proverbe du grand Maldini à la lettre : « si je tacle c’est que j’ai fait une erreur avant, et si je récupère le ballon ensuite, c’est que je ne fais que rattraper mon erreur ». Voilà qui définit parfaitement le style du Français. Propre à la relance comme dans ses interventions, il a effectué sa meilleure saison sous les couleurs du Real Madrid. Varane a mûri, engrangé de l’expérience et possède certainement le meilleur jeu de tête défensif au monde.

Nacho : 6,5 – Si on l’a plus souvent vu à la peine défensivement contrairement aux saisons précédentes, il a néanmoins toujours assuré le minimum. De plus, combien de joueurs pourraient passer de latéral droit, à latéral gauche, à défenseur central en l’espace de 15 jours sans se retrouver totalement perdu ? Nacho est un couteau suisse que tous les coachs rêveraient de posséder.

Marcelo : 7 – Marcelo est un génie balle au pied. Il voue un amour au club qui ne peut que nous rendre admiratif et fan. Seulement, il est également une plaie défensive qui coûte énormément de buts. Il a souvent handicapé ses coéquipiers par son repli très limite et son faible rendement en 1 contre 1. Néanmoins, son envie, ses qualités techniques et ses prises d’initiatives offensives ont, cette année encore, fait parler la poudre.

Theo : 3 – La marche entre Alavés et Théo était trop grande, pour l’instant. Le Français s’est montré fébrile et naïf défensivement, sans rien apporter non plus sur le plan offensif. C’est clairement la plus grosse déception du mercato madrilène.

Achraf : 5,5 – Il a débuté la saison en laissant de bonnes impressions, puis il a lui aussi montré quelques limites. S’il est à peu près correct devant comme derrière, l’international marocain manque encore de maturité pour pouvoir tenter de déloger Carvajal. Sa jeunesse et son envie sont tout de même des motifs encourageants pour l’avenir.


Kroos : 7,5 – On minimise sans doute trop souvent l’importance de la variation de ses passes. Kroos est ce que l’on appelle un catalyseur capable de dicter le rythme d’une rencontre lorsque le Real a la possession. S’il est moins à l’aise sans ballon, il progresse tout de même énormément dans son placement entre les lignes. Sa sérénité est un véritable atout pour le milieu du Real, et sa finesse technique, différente de celles de joueurs comme Isco, Modric, Asensio ou Ceballos, est tout aussi belle.

Modric : 7 – Pas la meilleure saison du Croate en matière de régularité, mais quel finish une nouvelle fois. Forcément la sensation de la finale est ce qui nous reste en bouche et il faut avouer qu’il était plus qu’à la hauteur de l’événement. Modric est ce milieu complet, intelligent, hargneux qui rend les adversaires dingues. Et même s’il a souvent connu des périodes plus compliquées et qu’il est vieillissant, Luka est un joyau taillé pour la gloire.

⭐ Casemiro : 8 – Quatre Ligues des Champions en 4 saisons. Et ce qui sûr, c’est qu’il est loin d’être étranger à ces succès. Plus précis dans ses transmissions, plus propre dans ses prises de balles, le Brésilien n’est plus seulement le joueur agressif, présent pour faire uniquement le sale boulot. Il a su progresser là où il présentait certaines lacunes, tout en conservant son rendement impressionnant dans un rôle « d’essuie-glace » sur toute la largeur du terrain.

Llorente : 5 – Il fait partie de ces joueurs écartés cette saison qu’il est difficile de juger. Si l’on n’a pas retrouvé le joueur cédé à Alavés, il est difficile de lui en vouloir. La confiance s’acquiert avec la répétition des matchs, et Marcos n’en a eu que très peu en continu pour pouvoir s’exprimer comme bon lui semblait.

Asensio : 7 – 21 ans, deux Ligues des Champions, un potentiel, une maturité dans le jeu et une progression constante. On aimerait le voir encore plus protagoniste et plus audacieux, mais le jeune Espagnol est tout de même un véritable magicien. Toujours juste et au service du collectif.

Isco : 7 – Souvent critiqué, Isco vient de boucler une belle saison, sa meilleure sous le maillot merengue. Décisif et plaisant à voir, il est l’un des chouchous du Bernabéu. Cette année, il a pu évoluer à différents postes du milieu et a progressé de façon spectaculaire dans le jeu défensif. En épurant et simplifiant son jeu, il a également été à l’écoute des critiques émises à son encontre.

Vazquez : 6 – Une saison en dents de scie pour Lucas qui a su être important dans des matchs couperets en LDC, mais qui a également manqué de souveraineté et de régularité le reste du temps. Sa hargne et son endurance sont un plaisir à voir et il reste un excellent super-sub.

Kovacic : 6,5 – Rares sont les remplaçants de luxe qui peuvent affirmer avoir un tel rendement. Mateo serait très certainement titulaire dans n’importe quel grand club d’Europe, mais se voit barré par un trio incompressible. Sa capacité à casser les lignes n’est plus à présenter et la régularité de ses performances sur ses entrées est clairement bénéfique au groupe. Malheureusement, il a souvent été utilisé dans un registre qui ne lui correspond pas, à savoir défendre sur l’homme. Tout comme son compatriote, sa capacité défensive est optimale lorsqu’on lui demande de presser, de gratter des ballons en lisant les trajectoires. Or, il a souvent dû être au marquage individuel cette année (cf face au Barça).

Ceballos : 6 – Un talent certain qu’on aurait aimé voir davantage. Même lors de déroutes collectives, Ceballos était souvent l’éclaircie au milieu des nuages. Il aspire clairement à plus de temps de jeu, mais pas sûr que ce soit au Real qu’il le trouve.


Cristiano : 6,5 – Comme chaque année depuis 2 ou 3 ans, Cristiano démarre timidement. Puis février arrive, et la machine se met en route. Alors oui, son jeu est de plus en plus stéréotypé, mais son évolution et son adaptation à son nouveau rôle sont remarquables. Quels joueurs en sont capables aujourd’hui ? Son rendement très faible en première partie de saison a pénalisé son équipe, mais dans son jardin qu’est la Champions League, il a une nouvelle fois enfilé la cape de super héros. Difficile toutefois de lui attribuer une meilleure note : jouer 3 ou 4 mois n’est pas suffisant.

Benzema : 6 – Comme pour Cristiano, c’est difficile de lui attribuer une autre note tant sa saison fut compliquée. Dans le jeu, Karim reste très certainement le meilleur attaquant du monde et surtout le plus intelligent. Devant le but en revanche, c’est très différent. Alors, si l’attaquant moderne ne doit plus seulement se contenter de marquer, Benzema a lui pratiquement oublié de le faire. À tel point que son total but a fait de lui une victime idéale du Bernabéu, et c’est hélas compréhensible. Mais fort de son mental, il a terminé sur une très bonne note.

G. Bale : 6 – Le Gallois est une véritable énigme. Capable d’être le protagoniste parfait en claquant des caramels en finale de Ligue des Champions, il est également capable d’être plus invisible que le super héros du même nom. Toujours décisif dans les grands rendez-vous, il a été une nouvelle fois présent lorsque le Real avait le plus besoin de lui. Alors, peut être ne s’acclimate-t-il pas parfaitement au football espagnol, peut être est-il trop fragile pour que le Real en fasse un membre fixe du 11 de départ, mais une chose est sûre, Gareth Bale est un top player.

Mayoral : 5,5 –Tout comme des Ceballos, Llorente, Vallejo, il n’a eu que très peu de temps de jeu. On a toutefois beaucoup apprécié ce qu’il a montré sur le terrain. Il semble assez limité dans le jeu, mais a prouvé qu’il était à la fois buteur et intelligent face aux cages.


Zidane : 7 – La saison aurait pu être très critiquable sans ce troisième titre européen consécutif. Zinedine Zidane n’est pas un fin tacticien et cela s’est ressenti. En revanche, c’est un grand homme et il a été un grand joueur. La combinaison de ces deux points l’a fait rentrer dans la légende, tout simplement. Aucun autre entraîneur ne parviendra à galvaniser un vestiaire comme il l’a fait pendant près de 3 ans, à créer une harmonie si parfaite et pourtant si fragile dans le monde du football, mais qu’il a géré d’une main de maître. L’intérêt de l’équipe et du Real Madrid est toujours passé avant sa personne, que ce soit dans ses actes ou dans ses discours. Il part au sommet et a signé son nom 9 titres, dont 3 LDC notamment, d’un Z qui veut dire Zidane.


👍🏻 On a aimé : Le parcours européen du Real Madrid.

👎🏻 On n’a pas aimé : La saison en championnat et l’échec cuisant en Copa.

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