Qui es-tu, Santiago Solari ?

Le Real Madrid a annoncé hier via un communiqué la destitution de son entraîneur, Julen Lopetegui. Jusque-là à la tête de la Castilla, c’est Santiago Solari qui lui succédera, à titre provisoire.  

Natif de Rosario, Santiago Solari est un ex-milieu de terrain argentin. Il a évolué au Real Madrid, et pas à n’importe quelle période, celle des Galactiques (2000-05). Il connait très bien la maison pour y avoir côtoyé les Zidane, Figo, Ronaldo… et soulevé la Novena en 2002 avec le club. Ayant décidé de rester dans le monde du football après sa retraite, Santiago Solari a pris les commandes de la Castilla en 2016 après avoir passé deux saisons sur le banc des moins de 19 ans.

Aujourd’hui, la lourde tâche d’assurer l’intérim au sein de son club de cœur lui est confiée. Un poste certes provisoire, mais qui lui permettra d’évoluer au sein de la hiérarchie de la Casa Blanca.  L’occasion donc de décortiquer sa carrière plutôt discrète, mais faste en matière de clubs, titres et expériences.

De l’Atletico… au Real Madrid

Solari est issu d’une famille de footballeurs. Son père, ses frères, son oncle et son cousin ont tous pris la même voie. Pour sa première expérience professionnelle en tant que joueur, Solari porta les couleurs du Newell’s Old Boys, mais s’est plutôt illustré du côté de River Plate, club avec lequel il a remporté la Copa Libertadores en 1996. En 1998, il fait le saut en Europe pour rejoindre les rangs du deuxième club de Madrid, l’Atlético. Saison noire pour les Colchoneros marquée par leur descente en seconde division.

Deux ans après, le Real Madrid paye sa clause libératoire. C’est d’ailleurs le dernier transfert entre les deux clubs, qui ont signé ensuite un pacte de non-agression, jusqu’au transfert de Theo Hernandez vers le Real Madrid en 2017.

Champion d’Espagne en 2001 et 2003, il remporte également la Ligue des Champions en 2002. D’ailleurs, c’est sur une action qu’il a lui-même initié que Zidane a inscrit sa somptueuse reprise de volée face au Bayer Leverkusen. Avec le maillot du Real, il aura disputé 167 matchs, marqué 16 buts et gagné 7 titres au total. Il poursuivra le restant de sa carrière à l’Inter et quelques clubs de l’Amérique.

De joueur à entraîneur

Solari raccroche les crampons en 2011. Sa carrière post-footballistique ressemblera à celle de Jorge Valdano et Zinedine Zidane. Du premier il s’imprégna en prenant la plume dans les colonnes d’El Pais, rédigeant parfois des chroniques sans hésiter à se mettre les supporters du Real à dos, comme lorsqu’il juge que « Cristiano Ronaldo est le meilleur joueur au monde, car Messi joue à un autre sport. » 

Il eut ensuite le même destin que Zidane, en passant par le centre de formation du club pour prendre les commandes des U15, U17 et U19. En 2016, il devient entraineur de la Castilla, six mois après la promotion de son prédécesseur Zizou à la tête de l’équipe première. Sa première saison est mitigée avec une modeste 8ème place. Mais cette année, les choses vont beaucoup mieux avec une 4ème place au bout de 10 journées, à trois points de la première place.

A 42 ans, il est le plus jeune entraineur de l’ère Perez. Ayant dirigé sa première séance d’entrainement ce matin, il sera sur le banc du Real ce mercredi en Coupe du Roi. Le club aura deux semaines pour officialiser un nouvel entraineur ou nommer Solari définitivement jusqu’à la fin de la saison car au-delà, l’Argentin sera dans l’obligation de quitter définitivement son poste d’entraîneur du Castilla. C’est la loi.

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