Solari : « J’ai passé onze ans ici, c’est naturel pour moi »

Solari
AFP – Photo Burak Akbulut

Le nouveau entraineur du Real Madrid s’est présenté en conférence de presse suite à la victoire des Madrilènes (2-0) face à Valladolid.

Sensations : « Valladolid a très bien joué, ils étaient très compacts et ne nous ont fait aucun cadeau. Ils gèrent bien les contres. Le travail des garçons est louable, car dans les moments délicats, vous ne pouvez pas vous attendre à arracher des victoires larges. Vous devez travailler et vous battre jusqu’au bout, comme l’ont fait les garçons. Je suis heureux de la façon dont ils ont joué. »

Que mettriez-vous en valeur ?  « L’ordre en première mi-temps, et l’équilibre au-delà d’essayer de faire plier l’adversaire. Patience et insistance, ne jamais abandonner et se battre jusqu’à la fin. »

Deux victoires et aucun but concédé : « C’est un cliché, mais il est très important de garder nos cages inviolées, et ce travail défensif qui concerne tout le monde se reflète au score, avec aucun but encaissé. »

Qu’est-ce que vous avez dit à Vinicius avant qu’il entre ? « Qu’il ose, qu’il fasse face et qu’il défende aussi, parce que le travail à réaliser sur l’aile reste un travail complet. Mais avant tout qu’il ose. »

Une victoire nécéssaire en Liga : « Dans les moments délicats, il n’est jamais facile de gagner. Ce fut un match très disputé contre une équipe très compliquée, sérieuse et compacte, efficace en contre. Félicitations aux gars parce qu’ils ont fait un match très sérieux. »

Libération : « C’est toujours comme ça. Le football, c’est cela, c’est une émotion, une confiance en soi. Après le but, la dynamique a changé et les hormones sont ressorties. Il était important de marquer et ne pas encaisser. Valladolid est une très bonne équipe. Il venaient d’enchaîner sept matchs sans défaite. Ils sont très sérieux et te font mal quand tu leur laisses le moindre espace. Nous avions besoin des trois points. Être patient, ne pas abandonner et ne pas gâcher un équilibre délicat à trouver, et ils l’ont fait. Félicitations aux joueurs. »

Comment vous sentez-vous ? « Eh bien, je suis ici, je suis habitué au stade, tout ça ne m’est pas étranger, j’ai passé onze ans ici, à différents postes, c’est naturel pour moi. »

Les sifflets du stade à un moment : « Vous mettez l’accent sur le négatif. »

Avez-vous tout aimé ? « J’aimerais forcément gagner sept à zéro, avec trois buts de moyenne, mais le football ce n’est pas ça. C’est difficile et il y a des moments où les choses sont plus délicates, il faut être ordonné, montrer de l’engagement, du sérieux, un esprit de compétition. Tout cela est nécessaire, et nous l’avons montré. Et nous avons gagné. »

Quelle influence avez-vous eu sur ces deux victoires ? « C’est une équipe très mature, ce n’est pas un groupe d’enfants qui se retrouve seul… »

Etes-vous inquiet de l’euphorie que génère Vinicius ? « Les joueurs ou les footballeurs ne peuvent pas lutter contre ce qui se passe à l’extérieur, dans les médias. Que les gens soient excités est fantastique. Il a 18 ans et sa carrière est en avance. Les évaluations se feront dans 20 ans. C’est un joueur de plus de l’équipe, avec des vertus évidentes, mais aussi ses faiblesses qui se manifestent en raison de son jeune âge. »

Il y a certains joueurs qui vont mal… « Ce sont de grands professionnels, très expérimentés. Nous devons tous gérer nos émotions dans les moments difficiles. J’ai dit avant le match qu’il était important pour ce groupe qui a remporté tant de choses que le public les soutienne. C’est normal que les gens deviennent nerveux, mais le groupe a réalisé un match fantastique. »

Le match de Benzema : « Je ne le découvre pas aujourd’hui. Avec tous ces entraîneurs qui l’ont mis… Il est hors-norme, exquis, très technique, qui ne fait pas que le travail d’un 9. Il redescend et combine, il rend meilleurs ses coéquipiers… »

Bale a d’abord joué à droite. Où l’imaginez-vous? Le Bernabeu l’a sifflé... « Les gens s’expriment dans l’instant, demain s’il marque, tout le monde l’applaudit. Bale peut jouer devant, à droite, à gauche. Le travail de Bale, Asensio et Casemiro étaient tout aussi importants que celui de Lucas, Vinicius ou Isco. C’est vrai que ceux qui sont entrés ont apporté de la fraîcheur, mais cela n’aurait jamais été possible sans le travail des autres avant. »

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