https://real-france.fr/tag/minislide/ Toute l'actualité du Real Madrid. Matchs, mercato, interviews, Liga, LDC Thu, 03 May 2018 15:52:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.2.2 https://i0.wp.com/real-france.fr/wp-content/uploads/2022/06/cropped-fav2022.png?fit=32%2C32&ssl=1 minislide - Real Francehttps://real-france.fr/tag/minislide/ 32 32 78972849 La petite histoire interne des tirs au but de la finale de la Undécimahttps://real-france.fr/lhistoire-interne-tirs-but/ Wed, 01 Jun 2016 07:23:55 +0000 https://real-france.fr/?p=27836 penos
Après avoir gagné la Coupe du Monde, l'Euro et la Ligue des Champions, Sergio Ramos est face à un nouveau défi : gagner un tirage au sort. On ne discute pas les ordres de ses coéquipiers. Retour sur la séance de tirs au but victorieuse du Real Madrid à Milan et sa petite histoire interne, dévoilée par El País.

Gabi, Ramos, Clattenburg, et une pièce de monnaie, réunis pour décider d'un paramètre non négligeable : qui tirera en premier dans cette séance qui vaut une Coupe dont tout le monde rêve ? Ramos revient vers ses coéquipiers : "On a perdu, mais on tire en premier". Mais comment ? Il est vérifié que l'équipe qui lance la séance a 60 % de chances de s'imposer. Pourquoi l'Atlético boude-t-il cette statistique ? "Ils veulent tirer en deuxième. Et on a les cages devant notre public". L'Atlético se souvient de la séance de pénaltys face au PSV Eindhoven. Les Matelassiers s'étaient qualifiés, alors qu'ils tiraient en second. La superstition prend le pas sur les probabilités. Il faut croire que Simeone et sa bande n'aiment pas les maths. Le savoir empirique plutôt que la science, voilà que les Colchoneros restent dans la caverne. Platon s'en serait affligé.

La joyeuse surprise assimilée, vient la question fatidique : qui se sent de tirer ? On dit qu'à cet instant, tout est question de confiance. "J'ai marqué" et "ouf, je ne me suis pas loupé", cela se vaut au niveau du petit point vert en surimpression sur la télé, mais pas au niveau de l'état d'esprit. Idéalement, on ne désigne pas. On attend qu'un courageux ou un téméraire s'annonce. "Je veux faire quelque chose de grand", aurait dit Lucas Vázquez. Eh bien soit, Lucas ouvre le bal. Ce sera lui qui se chargera de faire courir l'Atlético derrière le score.

vazquezCe pénalty transformé va avoir un grand impact sur les Merengues. Un néophyte qui prend le ballon, le fait rouler sur son doigt comme un basketteur, avant de s'exécuter le plus normalement du monde, ça fait son petit effet. "Certains d'entre nous ne pouvaient pas regarder, d'autres même pas marcher. Et cet enfoiré il va tirer son pénalty comme un enfant dans un amical ", raconte un joueur (ndlr. au passage, Lucas avait fait perdre le Real en amical cet été, en loupant un pénalty). Le grand Oblak se tortille mais ne plonge pas. Lucas a pris le Real par la main avec bienveillance, et l'a installé sur le carrousel de la confiance. Ensuite, Marcelo prend ses responsabilités. Jusque-là, tout va bien.

Mais voilà qu'un éclopé s'apprête à tenter sa chance. Cela fait plusieurs dizaines de minutes que Gareth Bale est détruit physiquement. Jamais le Gallois ne s'est laissé voir autant en peine. Il lui reste un dernier effort à fournir. Lui est tranquille, pas le médecin, qui a le savoir qu'un muscle de son corps a lâché. Parmi les 80.000 esprits totalement embrouillés de San Siro, seul celui du docteur s'oppose à une telle folie : "Mais où il va ? Il boite ! Il ne peut pas tirer". On le rassure, Gareth est déterminé. "Mais il est claqué, que quelqu'un l'arrête !". Un boiteux, ça ne doit pas tirer de pénalty. Surtout pas maintenant.

Dans un texte qui s'appelle Les Boiteux, précisément, Montaigne écrit : "Le corps et l'âme interrompent et altèrent le droit qu'ils ont de l'usage du monde, y mêlant l'opinion de la science ". T'entends ça Platon ? Ta chère science n'est qu'une opinion, ce qui veut dire qu'elle est infondée. Le docteur, dépourvu de ses connaissances scientifiques, doit alors se résoudre à laisser le Britannique aller en découdre. Les deux parties avaient raison ; Bale s'en va tromper le gardien, et aggrave sa blessure au passage.

Les joueurs regroupés dans le rond central se font part de leur soulagement. Les autres, regroupés devant le banc de touche, se font part de leur impuissance. Ils en sont réduits à la contemplation.

Il ne reste que Keylor Navas, genoux au sol, bras en l'air. Comme des millions de supporters en ce même moment, il parle à Dieu. Jusqu'à présent, il n'est qu'un spectateur manipulé. Il se fait avoir à chaque fois par les tireurs adverses. Et cette fois, la barre ne lui vient pas en aide. Il encaisse les buts depuis maintenant trois tirs. À quoi bon avoir passé tout ce temps à préparer une séance, si on se trompe à chaque fois de côté ? Les artificiers rouge et blanc seraient-ils en train de tirer à l'opposé de leur zone préférée ? Vient maintenant le tour de Juanfran, lui qui avait qualifié son équipe contre le PSV. Son tir collé au poteau gauche avait envoyé les siens en quarts. Navas reste fidèle aux notes de Llopis, le préparateur de gardiens. Il plonge à sa droite. Le poteau recrache le ballon. Le vestiaire serait d'accord sur le fait que "s'il ne s'était pas loupé, Keylor aurait fait l'arrêt".

Balle de match. Cristiano a manqué ses deux essais dans une séance de Ligue des Champions. Les deux fois, il en a pleuré. Ronaldo n'est pas si serein. "Les jambes ne vont pas. Je suis mort. Je ne suis pas bien". Le Portugais a été absent dans cette finale. Aucun fait d'arme notoire remporté de sa part. Sur le papier de David Bettoni, l'adjoint de Zidane, CR7 est dernier. Comme Bale, il a encore de l'énergie pour rentrer en contact avec ce ballon une dernière fois, pour ce qui sera l'ultime touche de balle de ce Real version 2015-2016.

Il y a quatre ans, lors de l'Euro, l'Espagne l'avait privé de marquer le pénalty victorieux. À Milan, ça devait être lui, celui qui enverrait les Madrilènes au onzième dessus, celui qui enverrait son maillot promener dans les airs, se garantissant du même coup une série de clichés qui passeront à la postérité.

- "Qui aurait été le sixième tireur ?", demanda Pepe en se retirant du terrain.

- "Personne. Celui qui aurait voulu. Ce n'était pas noté, personne ne le savait."

Et Ronaldo de dire, "je sentais que j'allais marquer le but décisif".

Et Gareth, que ressent-il ? "Je ne sens plus grand chose pour être honnête, j'ai des crampes partout..."

team

]]> 27836 Perez : "Maintenant nous pensons à la Duodécima"https://real-france.fr/perez-pensons-a-duodecima/ Tue, 31 May 2016 08:30:56 +0000 https://real-france.fr/?p=27812 Florentino Perez s'est présenté hier dans les locaux du quotidien Marca. Le président du Real Madrid est revenu sur la saison terminée en apothéose avec la Undécima.

Comment se sent-on après avoir remporté la Ligue des Champions ?

"Lorsque vous gagnez la Undécima vous ressentez une grande satisfaction, tout d'abord pour les supporters, qui sont en mesure de répondre à tous les rendez-vous du club, où qu'ils soient dans le monde. Dans des situations comme celle-ci, vous vous rendez compte de la grandeur du Real Madrid. Ce n'est pas 'normal' de gagner onze Coupes d'Europe, mais il est vrai que c'est une compétition dans laquelle le Real Madrid est à l'aise, c'est dans son ADN. Sans manquer de respect à personne, c'est comme ça."

Comment expliquez-vous que le Real ait remporté les 5 dernières finales qu'il a disputé en C1 ?

"Parmi les vertus du Real Madrid il n'y a pas la complaisance, et maintenant nous pensons à la Duodécima. C'est comme ça. Les objectifs du Real Madrid sont toujours très exigeants. Nous avons de bons fans, passionnés, mais aussi très exigeants. Cela fait partie de l'histoire du club. Les joueurs ressentent cette exigence et sont motivés par ça."

Le Real Madrid est bon en Champion's, mais que faut-il faire pour gagner la Liga ?

"Le Real Madrid a fait une bonne Liga cette saison, et celle d'avant aussi, et encore celle d'avant. Depuis mon retour en 2009, les points que nous avons marqué auraient dû suffire pour gagner toutes les Ligas. Il n'est pas normal de perdre avec 91, 94, 92 points... Personne n'a jamais eu autant de points. Cela mérite une analyse particulière."

Quelle analyse ?

"Que ce n'est pas normal. Ce n'est normal de ne pas gagner une Liga avec plus de 90 points, ici où partout dans le monde. Pour la gagner au cours des dernières années, nous avons dû faire 100 points et marquer 120 buts. Ce n'est pas normal ! Dans n'importe quel autre championnat du monde cela n'arrive pas. Je ne dis rien de plus. L'Atletico a remporté une Liga avec 90 points et moi j'aurais aimé la gagner avec 90, 92 ou 94 points, mais pas 100. Pour nous, c'est très difficile de gagner la Liga."

Quelle était la première chose que vous vous êtes dit avec Zidane après la finale ?

"Zidane symbolise les valeurs du Real Madrid telles que le respect, l'humilité et le talent. C'est un homme très sérieux dans son travail. Lorsque j'ai parlé avec lui en janvier il m'a dit qu'il était prêt à travailler, qui connaissait très bien le Real Madrid et le vestiaire. Il m'a dit : 'Tranquille, président, nous allons gagner quelque chose, c'est certain'. L'autre jour, quand nous nous nous sommes serrés dans les bras nous nous sommes dit : 'Nous l'avons fait'. Il m'avait dit la même chose en 2002. Il a une obsession pour la Champion's. Zidane a changé l'histoire récente du Real Madrid. Depuis 2001, il a créé une certaine compréhension du football qui nous a aidé à gagner toutes ces Coupes d'Europe."

La saison de James n'a pas été bonne…

"Il est arrivé tard et a commencé avec du retard. D'autres jouaient bien. C'est l'un des grands joueurs que nous possédons."

Si arrive une belle offre pour James, elle sera considérée ?

"Nous avons pas reçu d'offres pour qui que ce soit, nous n'avons pas parlé d'avenir non plus."

Vous aviez scellé la possibilité de signer De Gea avant le bon rendement de Navas ?

"Je ne suis pas celui qui doit décider. Je dis juste qu'il est très difficile de gérer deux grands joueurs à ce poste."

Certains joueurs de l'équipe sont-ils intransférables ?

"Certainement, certains sont intransférables, mais en plus, vu les clauses si hautes qu'ils ont, tous sont intransférables (rires)."

]]> 27812 Undécima : les meilleures images de la célébration https://real-france.fr/undecima-meilleures-images-de-celebration/ Mon, 30 May 2016 08:48:22 +0000 https://real-france.fr/?p=27772 Le Santiago Bernabéu a accueilli hier soir ses héros, lors d'une nuit magique pour tous les fans. 

Jeu de lumières indécent, feu d'artifices, discours des joueurs, public en liesse, tout était réuni pour fêter l'arrivée de le 11ème Ligue des Champions à Madrid.

Découvrez en images le meilleur de la grande fête du Madridisme :

]]> 27772 Zidane : "J'avais rêvé de ce titre"https://real-france.fr/zidane-javais-reve-de-titre/ Sun, 29 May 2016 11:41:31 +0000 https://real-france.fr/?p=27755 zidaneEn conférence de presse après la victoire, Zinedine Zidane a avoué qu'il avait rêvé de ce soir dès son arrivée sur le banc en janvier.

Undécima : "Quand j'ai pris mes fonctions, j'avais rêvé de ce titre. Je savais que c'était possible, et encore plus quand vous travaillez avec une équipe qui a cette histoire. Nous avons réussi grâce à nos efforts, en se battant jusqu'au bout. Les joueurs le méritent tous. Je suis très heureux."

Dernière ligne droite : "À la fin nous avons beaucoup souffert physiquement, mais c'est normal car c'était un match difficile, mentalement il y avait beaucoup de pression. Nous nous sommes battus, et ce que nous avons réussi représente beaucoup pour le club, l'équipe et les supporters."

Trois Ligue des Champions : "Le Président m'a donné cette opportunité, je suis quelqu'un  d'optimiste et j'ai travaillé avec une grande équipe, avec un talent énorme. Avec tout ça il a été possible de réaliser quelque chose de grand. Comme disait Ancelotti, si vous avez la chance de gagner la Ligue des Champions en tant qu'entraîneur, vous verrez que ça n'a rien à voir avec le faire en tant que joueur. Je suis très heureux."

Trois... comme Di Stefano : "Di Stefano, c'est Di Stéfano. Je suis heureux parce que je fais partie de ce grand club depuis longtemps, je suis très fier de faire partie de cette grande maison."

Message à Simeone : "Je ne pense pas que ce soit sa plus grande défaite, il a atteint la finale et ça s'est décidé aux tirs au but. Nous avons gagné tout comme l'Atletico aurait pu gagner. Il faut les féliciter pour leur grande Ligue des Champions, Simeone est un grand entraîneur."

Cristiano : "Il a beaucoup couru, il a aidé ses coéquipiers et a été positif. Il a fait un grand match."

Occasions : "Il faut féliciter les deux équipes. Nous avons eu un peu plus d'occasions, mais les deux ont réalisé un grand match. Je crois au travail, car c'est plus important que la qualité."

Avenir : "Je veux juste profiter de ce moment, je n'ai presque plus d'énergie pour penser à autre chose."

]]> 27755 ¡ La Undécima !https://real-france.fr/la-undecima/ Sun, 29 May 2016 10:57:08 +0000 https://real-france.fr/?p=27738 Le Real Madrid a remporté hier sa 11ème Ligue des Champions à Milan face à l'Atletico.

La Casa Blanca continue d’écrire sa légende. Comme il y a deux ans à Lisbonne, le Real Madrid a eu raison de son voisin, son éternel rival, l'Atletico. Mais contrairement à l’édition 2014, qui avait vu les Merengue s’imposer durant la prolongation, il a fallu attendre les tirs au but pour voir le Real l'emporter (1-1, 5-3 aux tirs aux buts).

Supérieurs en première période, les Madrilènes ont ouvert le score à la 15' par un but de Ramos. Les débats se sont ensuite beaucoup plus équilibrés, et même si Griezmann a manqué un pénalty, les Colchoneros sont finalement revenus au score en fin de rencontre (Carrasco, 79'). C'est aux tirs aux buts que la décision s'est faite. Les Blancs n'ont pas tremblé et transformé tous leurs tirs, Ronaldo le dernier, tandis que JuanFran a vu sa frappe s'écraser sur le poteau droit de Navas. Le Real souleva alors sa 11ème Coupe aux grandes oreilles...

Quelle incroyable dénouement de saison pour le Real. Il y a quelques mois encore, peu nombreux sont ceux qui auraient misé sur un titre européen. Et pourtant. L'arrivée de Zidane aura totalement relancé le vestiaire merengue. Zidane devient lui le premier entraineur français à remporter une C1, à peine 4 mois après sa prise de fonction.

Aujourd'hui, c'est jour de fête à Madrid, pour ceux qui supportent le Real du moins. Les joueurs ont défilé ce matin jusqu'à la Cibeles, et présenteront le trophée ce soir au Bernabéu. Une nouvelle soirée magique en vue pour tous les Madridistas, en attendant la prochaine.

]]> 27738 Des débuts historiques pour Zidanehttps://real-france.fr/zidane-debuts-historiques/ Mon, 16 May 2016 12:48:24 +0000 https://real-france.fr/?p=27363 Zidane
Six mois après sa prise de fonction, le moins que l'on puise dire est que Zinédine Zidane a fait taire les sceptiques. L'entraîneur français réalise des débuts historiques au Real Madrid.

"Il ne pouvait pas faire pire que Benitez", certes. Toutefois, rien ne promettait que Zinédine Zidane ferait beaucoup mieux que son prédécesseur en reprenant une équipe à l'agonie.

Le nouvel entraîneur du Real Madrid a tout simplement réalisé les meilleurs débuts à la tête du Real Madrid en Liga. Après 20 rencontres disputées, le technicien français enregistre un bilan de 17 victoires, 2 nuls et une seule défaite. Son Real Madrid a engrangé 53 points, a marqué 63 buts et n'en a encaissé que 16 ! Là, encore, c'est un record.

Virtuellement, Zinédine Zidane a remporté sa Liga. En effet, sur la partie de saison où il était sur le banc merengue, le Real Madrid (53 points) surpasse le FC Barcelone (49 points) et l'Atletico de Madrid (47 points). Avec Benitez lors des 18 premières journées, le Real Madrid comptait 5 points de retard sur le Barça, et 4 sur l'Atletico.

Et même si la Remontada n'aura pas été suffisante pour remporter la Liga, Zinédine Zidane a d'ores et déjà réussi ses 6 premiers mois dans la peau d'un entraîneur. Le Français aura réussi à reconstruire et remotiver son groupe de joueurs. Le numéro 5 galactique peut désormais se pencher sur son mercato avant le lancement d'une nouvelle saison. Mais avant ça, il lui reste une finale de Ligue des Champions à disputer pour clôturer avec brio sa première demi-saison.

]]> 27363 Le Castilla est champion de groupe !https://real-france.fr/castilla-champion-de-groupe/ Sun, 15 May 2016 19:09:38 +0000 https://real-france.fr/?p=27347 real castilla campeon 2Le Real Castilla avait la possibilité de devenir champion de son groupe de Segunda B. C’est chose faite, grâce à une victoire facile contre La Roda, couplée d’un match nul de Barakaldo.

Faire ses devoirs et attendre que l'autre les fasse mal, voilà ce que devait faire le Castilla. Il fallait gagner son match et espérer que Barakaldo ne fasse pas de même. L’adversaire du jour, La Roda, jouait un matach sans enjeu. Preuve de cela, le meilleur buteur Mejías s’est assis sur le banc du stade Di Stéfano.

Avant le coup d’envoi, une minute d’un silence total a été observée, en hommage aux membres de la Peña madridista irakienne, victimes d’un attentat cette semaine. Dès le coup de sifflet initial, les joueurs de Luis Miguel Ramis se mettent à pilonner la défense adverse, avec des ballons toujours dangereux. L’équipe la plus jeune du groupe s’appuie sur Mayoral et Mariano pour créer du jeu aux abords de la surface. Les deux “M” combinent avec leurs coéquipiers. Des passes en une touche, remplies de technique et de vitesse, ça fait craquer aussi bien La Roda que le public.

Ainsi, à la 24e, Mariano, 24 buts inscrits sur le CV, se permet d’enrichir son curriculum d’un pion supplémentaire. Le service de Feibas redescend du ciel et est accueilli par la poitrine du Dominicain, qui réexpédie le cuir dans les hauteurs, lobant le gardien. Lors de la célébration, on découvre alors qu’en plus d’être un goleador, Mariano est un bailador. Si un jour il joue avec l’équipe première, on est en droit d’attendre des pas de danse avec Marcelo. Le Castilla essaie ensuite d’enfoncer le clou, ce qui va se retourner contre lui. Égalisation à la 40e de La Roda, au terme d’une sorte de contre-attaque parfaitement élaborée. Pendant ce temps-là, les Basques de Barakaldo gagnent.

Balle au pied, Odegaard est toujours aussi à l’aise. Néanmoins, on se demande s’il n’est pas en train de faire du Gareth Bale, c’est-à-dire refuser d’utiliser son pied droit. Le Norvégien rentre systématiquement dans l’axe, sans pour autant réussir à tirer. Tout ça, jusqu’à la 45e, où le joueur de 17 ans est servi parfaitement par Llorente qui vient de finir un rush de 30 mètres. 2-0 grâce au duo de blonds, mais Barakaldo est toujours devant.

Et puis à la 48e, on apprend que le Castilla est virtuellement champion. Les Basques se sont fait rejoindre au score. À partir de cet instant, les Madrilènes font parler la poudre. Fran Rodriguez fusille le gardien des 25 mètres à la 55e. Un peu plus d’un quart d’heure plus tard, il sert Mayoral au deuxième poteau. Ballon sur sa poitrine, ballon à terre, ballon emmené vers l’extérieur et ballon sous la barre. Mayoral n’a besoin que de dix minutes supplémentaires pour fêter un autre but, marqué sur pénalty. À la 85e, Cedrés fait comprendre sa douleur au gardien Godino, qui encaisse son deuxième lointain missile de l’après-midi. Ça fait 6-1, au cas où vous auriez perdu le fil.

Une question reste en suspens : que se passe-t-il dans le match de Barakaldo ? La réponse tombe dans la minute. Il se passe qu’il y a eu match nul, et que le Castilla est champion de groupe ! Pour remonter en Segunda, il faudra maintenant gagner une double confrontation contre un autre premier de groupe. Tirage au sort lundi.

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]]> 27347 Diego Lopez : "Je me suis peut-être trompé en quittant Madrid" https://real-france.fr/diego-lopez-je-me-suis-peut-etre-trompe-en-quittant-madrid/ Wed, 11 May 2016 13:33:30 +0000 https://real-france.fr/?p=27236 lopezDiego Lopez a livré une longue interview au quotidien Marca. Le portier espagnol est revenu sur son temps à Madrid et la situation compliquée à laquelle il a été confronté à l'époque.

Quel est le plus difficile : arriver ou partir du Real Madrid ?

"C'est pareil. Seuls les élus y arrivent et c'est très difficile de quitter le meilleur club du monde. Et encore plus quand c'est dû à des circonstances particulières comme celles qui m'ont poussées à partir."

Comment s'est passé votre départ ?

"Il était dû à des questions sportives et extra-sportives, clairement. Keylor Navas est arrivé et Milan m'a permis de m'améliorer sur certains aspects. Je ne sais pas si c'était la bonne décision, mais il y avait beaucoup de tensions. Il est vrai que j'aurais pu rester, mais je suis une personne réfléchie et je n'avais pas besoin d'être très intelligent pour réaliser que je devais partir. Un an plus tard, j'ai pensé que je m'étais peut-être trompé, mais il est vrai que la saison dernière a été très bonne pour moi. Je dis que je me suis trompé parce que je suis un vrai Madridista et parce qu'il est très difficile de quitter Madrid lorsque vous êtes titulaire."

Comment avez-vous compris que vous deviez partir ?

"Cet été on avait beaucoup parlé des gardiens. Iker voulait partir et on a supposé que c'est ce qui se passerait. J'ai commencé à m'entrainer et Keylor est arrivé. Iker ne trouvait pas de porte de sortie. Il y a eu une réunion et on m'a dit qu'il y avait trois gardiens, qu'il en fallait seulement deux. À partir de là ça a été très rapide, donc j'ai pensé que Milan était une bonne opportunité pour ma famille."

Comment avez-vous enduré d'être à la loupe tout ce temps ?

"Je suis toujours resté calme parce que j'avais pleinement confiance en moi, et j'étais prêt psychologiquement pour toute cette pression. Je pense que je l'ai prouvé. J'ai vraiment apprécié mon année et demie à Madrid, je jouais dans l'équipe de mes rêves, ce dont j'avais toujours rêvé depuis l'enfance. Mais dans ma vie, il s'est passé beaucoup de choses qui me font croire au destin. Je ne prends pas comme un soulagement le fait d'avoir quitté Madrid."

Sa relation avec Iker Casillas, comment a-t-elle pris fin ?

"Iker et moi nous connaissions depuis dix-huit ans et on a été ensemble près de quatre ans. Nous sommes allés dîner ensemble, mais au fil du temps les choses changent. Nous nous sommes toujours respectés en tant que partenaires. En fait, il n'a jamais eu quoi que ce soit, il n'y a jamais eu la moindre friction."

Mais Mourinho vous voulait vous…

"Mourinho voulait que je signe deux ans avant déjà, quand j'étais à Séville. Ce ne fut pas par hasard qu'il avait confiance en moi."

Mourinho avait une relation spéciale avec vous ?

"C'est une personne extrêmement proche, la presse donne une image erronée de qui il est vraiment. Il soutenait à 100% les joueurs, blaguait avec eux, sans que cela soit incompatible avec le fait d'être très exigeant. Il ne regarde pas le nom mais plutôt le travail, en conservant la même relation avec tout le monde."

Mais est-il vrai qu'Iker ne s'entrainait pas comme Mourinho le souhaitait ?

"Cela ne me correspond pas de parler ça. Moi j'ai fait mon travail."

Mourinho a dit récemment qu'Arbeloa était son ami. C'est possible entre entraîneur et joueur ?

"Bien sûr, j'ai plusieurs amis entraîneurs. Arbeloa n'a pas toujours joué même s'ils étaient amis, mais Mourinho sait quel Madridista est Alvaro. Il représente l'honneur, l'honnêteté et le travail."

Et vos amis à Madrid, qui étaient-ils?

"Tous m'ont aidé, en particulier Arbeloa, Xabi Alonso, Di Maria, Modric... Je suis parti en laissant beaucoup d'amis là-bas et j'espère y retourner un jour et travailler au club. Je vais me préparer pour ça. Je connais et j'aime Madrid."

Comment doit être le gardien de but au Real Madrid ?

"Le gardien de Madrid doit être une personne réfléchie, très équilibrée, et avoir pleinement confiance en ses possibilités. Je ne suis pas d'accord avec le fait que les gardiens de buts doivent être un peu fous, la plupart sont plus normaux qu'il n'y paraît."

Vous regardez les matchs du Real, de l'Espagne ?

"Oui, je les vois tous et j'adore ça. Je ne rate jamais un match du Real Madrid, je suis de très prêt la Liga."

Ont-ils été justes avec vous?

"Le football a été bon avec moi, je lui dois tout. J'ai toujours été très heureux, même si je pense que j'aurais pu faire plus."

Pourquoi pensez-vous cela?

"Parce que, par exemple, lors de mes premières années à Villarreal, j'avais des options pour aller dans de très grands clubs, comme quand j'ai reçu une bonne offre de la Premier League. Mais c'est vrai qu'ensuite je ne serais pas allé à Madrid…"

Quelle est votre prédiction pour la finale de la Ligue des Champions ?

"Je pense qu'il est très difficile de désigner un favori. Les deux arrivent en forme et l'Atleti est à son top. Je suppose que le Barça ne laissera pas échapper la Liga, alors je dirais que Madrid et l'Atletico ont chacun 50% de chances de gagner à Milan."

]]> 27236 Bientôt une équipe féminine au Real ?https://real-france.fr/bientot-equipe-feminine-real/ Wed, 11 May 2016 10:50:40 +0000 https://real-france.fr/?p=27217 foot feminin realCes dernières années, l'expansion du football féminin est devenue une réalité incontournable de ce sport. En Espagne, tous les clubs de première division possèdent déjà une équipe de femmes, à l'exception de quatre : Getafe, Las Palmas, le Celta et… le Real Madrid.

Conscient de son retard à ce niveau, l'entité blanche a pour projet à court terme d'en créer une, dévoile Marca. En Europe, les plus grandes écuries ont déjà toutes une équipe féminine en leur sein, comme le Bayern, Paris, Chelsea ou Arsenal.

Le Real Madrid, réputé pour la modernité de son institution et son image de référence mondiale, se doit de remédier à ce manque au plus vite. C'est pourquoi le projet est devenu une priorité pour la Casa Blanca. Le président de la LFP, Javier Tebas, a d'ailleurs affirmé à l'occasion d'un récent colloque sur l'égalité des sexes que "le Real Madrid aura une équipe de femmes dans un ou deux ans." Une très bonne nouvelle pour les footballeuses madrilènes, qui auront alors l'opportunité d'écrire l'histoire de ce club aux côtés de leurs homologues masculins. 

]]> 27217 Arbeloa, hommage à un Spartiatehttps://real-france.fr/arbeloa-hommage-a-un-spartiate/ Sat, 07 May 2016 16:04:17 +0000 https://real-france.fr/?p=27086 arbeloa
Résumons la saison d'Álvaro Arbeloa : un clash exacerbé avec Piqué et huit petits matchs joués. Résumons maintenant la carrière d'Arbeloa : Liverpool, le Real, une Coupe du Monde, deux Euros, une Ligue des Champions, une Liga, deux Coupes du Roi. Hommage contrasté.

Du haut du quatrième amphithéâtre du Bernabéu, on reconnaît les joueurs grâce à trois choses : leurs chaussures fluos, leur coupe de cheveux et leur teint. Comment faisait Arbeloa pour reconnaître ses idoles, quand les chaussures étaient noires et on n'avait pas les cheveux rasés sur les côtés et plus longs sur le dessus ? Car il y était lui, au quatrième amphithéâtre. Il faisait aussi partie de la bruyante foule que le bus fendait, en arrivant au stade. C'est de là qu'est issu Arbeloa. De ce madridisme brut, impoli parfois, spartiate.

Des hommages, il en a reçu beaucoup depuis deux jours. Celui de son vieux pote Granero a particulièrement de valeur. El pirata et Arbe se connaissent depuis l'époque dorée de leur Castilla. Ensemble, ils ont connu la montée en D2 au Bernabéu. Ensemble, ils se font toujours un plaisir de tacler le Barça. "Álvaro est une des seules personnes qui savent ce que signifient réellement les valeurs du madridisme. Un des seuls qui peut agripper l'écusson du maillot par droit, l'embrasser et demander au public qu'il se lève de son siège et crie, sans se mettre en avant. De la même manière qu'il occupe déjà une place dans l'histoire du Real Madrid, le club a besoin, c'est certain, que ces peu de gens comme Álvaro participent à la construction des prochains succès". Arbeloa est un homme qui a fait passer la cause qu'il défend avant sa personne. On ne l'aime pas vraiment, jusqu'à ce qu'on découvre son parcours et son amour du Real. Et même après ça, on témoigne plus de respect et de sympathie que de ferveur.

Álvaro Arbeloa was part of the Real Madrid squad who ended a 12-year wait for Champions League gloryC'est parfois à en oublier que son activité principale est le football. On ne trouve pas chez lui ce qu'on admire chez un joueur, une fois qu'il a chaussé les crampons. Quand on parle d'Arbeloa, il y a toujours un "mais". Malheureusement pour nous, Arbeloa n'est pas Raúl. Il aime son club plus que les autres, mais il n'a rien d'anthologique. C'est un exemple pour les jeunes joueurs, mais s'il reste sur le banc, ce n'est pas déplaisant. "Mais".

C'est d'ailleurs plutôt injuste comme pensée. Quand on le compare avec Carvajal, forcément, ça ne le met pas en avant. Arbeloa n'est pas nul. Aux dernières nouvelles, pour intégrer le Real Madrid, il faut ne pas être nul. Non, cette atteinte à son niveau est à relativiser. Et en plus, il a gagné des trophées avec l'Espagne, joué pour un beau Liverpool, été souvent titulaire pendant quatre ans au Real. Malgré ces accomplissements, s'il y a un joueur qui subit les dépréciations, c'est lui. "C'est le maillon faible, c'est le joueur le moins prestigieux de l'équipe, on ne sait pas ce qu'il fait là, etc". Est-ce que ça l'affecte ? Développons, reformulons : est-ce qu'un type qui a la moitié des fans de foot du pays à dos et même une partie des fans de son propre club, est affecté par de telles critiques ? Ce qu'on ne veut pas comprendre, c'est qu'Arbeloa n'est pas venu pour faire l'unanimité. Il est venu pour vivre aux côtés de son Real et accessoirement, ne pas se la fermer.

Irrités comme admiratifs, nous te disons merci, Canterano !

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