Ancien gardien du Real Madrid et de l’Espanyol, Kiko Casilla s’est confié dans un entretien à AS. Il parle du Real actuel et revient sur certains moment marquants de sa carrière.
"Si on regarde les données objectives et les résultats, il est clair qu’Alvaro Arbeloa n’a pas amélioré ce que faisait Xabi Alonso. Il y a eu des éclairs d’enthousiasme, comme face à Manchester City, mais on n’a pas vu de changement durable, ce qui était pourtant recherché avec la succession de Xabi".
Il s’est aussi exprimé sur le duo Mbappé-Vinicius : "J’ai souvent entendu dire qu’ils sont meilleurs séparément, mais je pense qu’ils peuvent jouer ensemble car ce sont deux phénomènes. C’est vrai que lorsque les deux sont sur le terrain, l’équipe perd en rigueur défensive et il faut leur demander plus d’efforts dans ce domaine. Ils doivent être capables de presser la relance adverse et d’être lucides offensivement, car ils font la différence, mais avec l’idée que quand il faut défendre, tout le monde doit le faire".
Sur le profil d’entraîneur, il ne voit pas de différence majeure entre José Mourinho et Carlo Ancelotti : "Je fais partie de ceux qui pensent que ce sont les joueurs qui rendent un entraîneur bon ou mauvais, et que les performances et les résultats dépendent surtout d’eux. Un bon coach apporte un plus, mais si les joueurs ne s’impliquent pas, ça ne fonctionne pas. C’est pour ça que je parlais d’un changement de mentalité nécessaire. Si les joueurs sont totalement investis et unis, l’entraîneur réussira, peu importe qui c’est".
Casilla a alors comparé Courtois et Iker Casillas : "C’est difficile de répondre à ça, mais je vais dire Iker. Pour moi, ça a toujours été une référence, je l’ai vu réaliser des choses impressionnantes. Sans vouloir être diplomate, pour moi le meilleur du monde depuis quelques années est Courtois, et le meilleur de l’histoire est Casillas".
Puis il évoque l’un des moments les plus marquants de sa carrière, lors de ses grands débuts avec la sélection espagnole. Le gardien remplace justement Casillas face à l’Allemagne ce jour-là : "J’en ai parlé à Kroos directement, sur le ton de la plaisanterie, et il en a rigolé. J’ai réalisé mon rêve de débuter avec la sélection lors d’un amical à Vigo contre l’Allemagne en prenant la place d'Iker à la 76e minute. Il pleuvait énormément, Toni Kroos a frappé en fin de match, le ballon a rebondi devant moi, il y avait beaucoup d’eau et je n’ai pas pu le capter. Cette action a créé un traumatisme mental chez moi, mais avec le temps j’ai réussi à m’en remettre".
Enfin, il parle de la période compliquée de l’Espanyol : "Je ne comprends pas comment l’équipe a pu s’effondrer de cette manière après une première partie de saison fantastique. Je pense que même Manolo González ne saurait pas vraiment l’expliquer. Ce sont les mêmes joueurs et le même entraîneur, mais les résultats sont très différents. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une spirale négative dont on n'arrive pas à sortir. C’est sans doute davantage une dynamique mentale qu’un problème de football".









