L'entraîneur du Real Madrid s'est exprimé après la belle victoire de son équipe dans le derby face à l'Atletico. Un succès 3-2 marqué par l'expulsion de Fede Valverde.
En flash interview
Comment vous sentez-vous ?
Heureux. On a fait ce qu’on devait faire : gagner. Une victoire de
plus et on avance.
Comment définir le moment du Real Madrid actuellement
?
Dans une bonne période… C’est clair que ça n’a pas été facile,
parce qu’on avait une très grosse équipe en face, qui nous a mis en
difficulté. On a dû montrer une mentalité très forte. Après le 2-2,
il a fallu repartir de l’avant. Et c’est ce que j’ai le plus aimé :
l’état d’esprit. C’est ce qui nous rend grands.
Personne n’a compris le carton rouge de
Valverde…
C'est difficile à comprendre. Je remercie l'arbitre d’être venu sur
le banc pour m’expliquer. Parfois, en direct, les actions donnent
une impression… puis en les revoyant, j’imagine qu’il pourra
changer d’avis. Ça a encore été 15 minutes où on a montré beaucoup
de caractère, de solidarité et d’esprit d’équipe. Heureusement, ça
n’a pas eu de conséquence.
Comment avez-vous vécu votre premier derby
?
C’était fort, très fort. Je dis toujours que l’ambiance dans les
derbys est la plus spéciale du championnat. Aujourd’hui, j’ai pu le
vivre comme entraîneur, et en plus après plusieurs années sans
réussir à battre l’Atlético de Madrid chez nous. C’était important
de le faire. Je suis content pour les joueurs, ils méritent cette
victoire. On part à la trêve avec beaucoup de sérénité.
En conférence de presse
Qu’avez-vous ressenti avec la remontée et que pensez-vous de l'expulsion de Valverde ?
On a montré du caractère et une vraie force mentale. On a dû souffrir à un de moins. J’ai une vision différente, mais je remercie José Luis (Munuera Montero) d’être venu m’expliquer pourquoi il l’a expulsé. On a réussi à prendre les trois points, c’est ce qu’on voulait.
Pourquoi un carton rouge ? Qu’est-ce qu’il vous a expliqué ?
Il m’a dit qu’il y avait une force excessive de mise et je ne suis pas d’accord. Il n’y avait pas d’intention de faire mal ni de blesser l’adversaire. C’est mon point de vue, différent du sien. Mais il est venu m’expliquer et je le remercie. Parfois ça fait du bien, même si ça ne change rien. Le rouge a rendu le match plus compliqué et on a beaucoup souffert. Toutes les victoires comptent. Maintenant, il y a la lutte pour le titre. L’objectif est atteint.
Comment avez-vous trouvé Vinicius ?
Encore un très grand match. Une nouvelle preuve de son talent, de son courage, de son absence de peur. Il rate, il recommence. Comme je le dis souvent, c’est une chance énorme de l’avoir. Pour son implication, son talent, son envie de porter l’équipe. Je ne sais pas si c’est le meilleur moment de sa carrière, mais on n’en est pas loin.
Qu’est-ce qui a changé chez vous depuis votre arrivée ?
Je les connais de mieux en mieux. Je suis arrivé sans temps pour travailler, il fallait comprendre comment les associer. Ce n’est pas simple. Arriver en cours de saison et trouver le bon fonctionnement. C’est ça qui a changé. Je sais mieux comment sont mes joueurs, comment tirer le meilleur de chacun. Et il reste encore beaucoup à faire. On est en progression.
Mbappé a rejoué, mais encore une fois seulement en seconde période. Il n’était pas à 100% ou c’était un choix ?
Chaque jour, j’essaie d’aligner la meilleure équipe. Quand tu as le meilleur joueur du monde, il faut en profiter. Après trois semaines, presque un mois d’arrêt, il est logique d’y aller progressivement. C’est ce que je préfère, pour lui et pour l’équipe. Kylian a fait de bonnes minutes. Il a été une menace constante. Avec sa sélection, il pourra enchaîner et revenir encore mieux.
Vous avez battu Mourinho, Guardiola et Simeone. Où vous situez-vous ?
Quand tu as les meilleurs joueurs, c’est plus facile. Ils savent souffrir, être une vraie équipe. Je leur dis souvent : quand le stade pousse, on a l’impression que le terrain penche. Je suis reconnaissant envers tout le monde. Il faut rester unis, montrer la force du collectif. Et continuer à gagner.
Pourquoi Carvajal ? Trent est arrivé en retard à l'entraînement et a été puni pour ça ?
À chaque match, je choisis le meilleur onze. Carvajal a fait de très bonnes minutes, il a bien contenu Lookman. Je suis content de lui et de l’entrée de Trent. C’est bien d’avoir autant d’options et que tout le monde apporte comme aujourd’hui.
Qu’avez-vous changé ? Vous parliez du "canapé gris"…
Je ne sais pas, c’est une question pour eux. J’essaie de tirer le maximum, de construire une équipe compacte, soudée. Par moments, j’avais l’impression qu’on dépendait trop des inspirations individuelles. On veut avoir des idées, un style de jeu. Il ne faut pas oublier qu’on vient juste d’arriver.
Intégrer Mbappé et Bellingham, c’est un défi ou un problème ?
Mon objectif, c’est d’être injuste avec le plus de joueurs possible. Me dire, au moment de faire l’équipe, que plusieurs mériteraient de jouer. Je veux avoir 25 joueurs capables d’être titulaires. J’espère y arriver.
Bellingham a joué à plusieurs postes. Quel est votre plan avec lui ?
On verra dans les prochains matchs. Il revient après une longue absence et j’aimerais qu’il progresse petit à petit, comme Mbappé. À moi de lui trouver la bonne place, avec des joueurs avec qui il se sent bien. Le "problème" de Bellingham, c’est qu’il est bon partout. Et quand tu es bon partout, il faut faire des choix.
Que manquait-il à Brahim et que vous apporte-t-il aujourd’hui ?
Il comprend mieux ce que j’attends de lui, dans ce rôle de soutien ou de “faux 9”. Quand l’adversaire recule, il a de la liberté entre les lignes. C’est ce que je lui ai demandé. Il voulait des occasions. Il ne doit pas se contenter de jouer simple. Il doit tenter, provoquer, frapper, obtenir des penaltys comme aujourd’hui. C’est ce Brahim-là dont on a besoin.
Où en est Militao ?
Il sera disponible pour Majorque.
Trent était en retard à Valdebebas cette semaine, c'est pour ça qu'il a débuté sur le banc ?
À chaque match, je choisis la meilleure équipe possible (sourire).
Cinq victoires de suite. Vous auriez préféré éviter la trêve ?
On ne sait jamais. C’est comme ça. Je n’y pense pas trop. Il faut gagner à chaque match, c’est notre objectif. Vu notre situation, on doit continuer sur cette lancée.
Que dites-vous à ceux qui doutaient de vous ?
Qu’ils ne connaissaient pas les joueurs que j’avais.









