L’ancien milieu de terrain Zé Roberto est revenu sur plusieurs moments de sa carrière et notamment sur son passage compliqué au Real Madrid à la fin des années 1990.
Invité de l’émission Abre Aspas sur Globo Esporte, le Brésilien raconte qu’à l’époque, il arrive très jeune en Europe. L’adaptation au Real Madrid est difficile, et ses erreurs lui ont couté cher, comme il l’explique avec le recul aujourd’hui, à 51 ans.
"J’ai échoué, je suis parti puis je suis revenu, parce que je n’étais pas prêt. J’étais arrivé dans l’un des plus grands clubs du monde sans être prêt, ni psychologiquement ni tactiquement. Il n’y avait que des voitures de luxe. Dans le vestiaire, tout le monde était en costume et moi j’étais habillé simplement. Roberto Carlos plaisantait en disant qu’on allait croire que j’étais venu repeindre le vestiaire".
À 22 ans, le Brésilien découvre un football très différent de celui qu’il connaissait. "L’intensité était différente. Je n’arrivais pas à suivre le rythme… C’est pour ça que j’ai lâché et que je suis rentré". Ne pas parler la langue ne l’a pas aidé non plus. Et à cette période, une autre habitude prend beaucoup de place dans son quotidien : les jeux vidéos.
ABRE ASPAS
Zé Roberto revela noites mal dormidas tentando zerar Crash Bandicoot e diz que excesso de sexo e vício em videogame atrapalharam sua passagem no Real Madrid.
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— ge (@geglobo) March 13, 2026
"Ça m’a beaucoup nui. J’étais jeune, récemment marié, et j’ai acheté une PlayStation. Je jouais jusqu’à très tard dans la nuit, je mangeais mal et je dormais peu. J’ai perdu en performance et j’ai pris du poids. C’est la seule période où je n’étais pas dans ma meilleure forme physique. Aujourd’hui, les distractions sont différentes : les réseaux sociaux, l’exposition médiatique. Si un athlète ne reste pas concentré, il se fait dépasser".
"J’étais obsédé par Crash Bandicoot"
Il raconte même être devenu accro à un jeu. "J’étais obsédé par l’idée de terminer Crash Bandicoot". Un épisode qui a changé sa façon de travailler par la suite : "J’ai réussi à traverser trois générations parce que j’ai su m’adapter. Quand j’ai compris que le football devenait plus physique, j’ai commencé à investir davantage en moi-même".
"Je suis revenu au Brésil en 2006 pour jouer à Santos à mon meilleur niveau. Puis je suis retourné au Bayern à 35 ans. Ce retour a été décisif pour la longévité de ma carrière", raconte-t-il. "J’ai compris que mon corps était mon outil de travail. J’ai commencé à le traiter comme une machine qui a besoin d’entretien tous les jours. C’est ce qui a prolongé ma carrière", conclut Zé Roberto.








