L'entraîneur du Real Madrid a comparu en conférence de presse à la veille du dernier match de Liga avant la trêve, sur la pelouse de Valence le samedi 7 novembre (21h00).
Comment va l'équipe ?
Je pense que ça va. Nous sommes rentrés d'Athènes à 3 heures du matin, mais nous sommes restés ici pour essayer de gagner quelques heures de sommeil. Nous avons fait une séance de récupération hier et les retours des joueurs sont positifs. Ce sera compliqué, mais nous n'allons pas dramatiser.
La retraite internationale de Cristiano
Il faut respecter sa décision et je la respecte. Il n'a pas terminé sa carrière. Ceux qui le connaissent savent qu'il a encore des objectifs. La seule chose que j'aimerais, c'est que sa retraite en tant que joueur soit différente de celle d'hier. Quant à savoir si je le vois devenir entraîneur, je ne sais pas quoi dire. C'est encore trop tôt.
Comment Valverde a-t-il évolué en tant que capitaine et joueur ?
Je ne peux pas le comparer à celui de la saison dernière, car je ne le connaissais pas. J'ai découvert un garçon professionnel, humble et proche de ses coéquipiers. C'est un bon exemple pour tout le monde et je pense évidemment que le fait d'être capitaine lui a donné un sens des responsabilités.
Quels souvenirs vous évoque Mestalla ?
Je ne suis pas quelqu'un qui regarde beaucoup dans le rétroviseur. Au-delà de Mestalla, je pense surtout à Valence en tant que club. Le plus important, c'est le match de demain, que je considère comme l'un des plus difficiles de toute la Liga. C'est une équipe entraînée par un coach très difficile à affronter, qui a beaucoup d'expérience et qui connaît parfaitement la philosophie qu'il veut mettre en place. Ce sera compliqué pour nous. Pour gagner, il faudra être à 100%.
Avez-vous prévu de faire tourner et de ménager certains joueurs ?
Je ne pense pas à ça. Demain, Konaté et Dean (Huijsen) joueront. Nous répartirons les minutes entre les joueurs que nous pouvons faire jouer. Mais maintenant, grâce à la décision de jouer samedi, les joueurs qui partiront en sélection seront libres dimanche.
Que souhaiteriez-vous voir dimanche au Metropolitano, pour le match entre l'Atletico et le FC Barcelone ?
J'aimerais que les deux équipes perdent, mais ce n'est pas possible. Il y aura forcément des points perdus et c'est la meilleure des nouvelles. Honnêtement, peu importe ce qui se passera.
La journée devrait-elle être suspendue ?
D'après ce que l'on m'a dit, de beaux hommages vont être organisés dans toutes les compétitions et je trouve cela important. L'idéal serait de pouvoir parler à Jesús et de lui poser la question. Comme ce n'est pas possible, seuls sa famille et ses coéquipiers peuvent répondre à la question de savoir ce qu'il aurait souhaité, qu'il n'y ait pas de football ou qu'il soit honoré dans toutes les divisions et tous les stades du football espagnol. Je ne pense pas que l'un d'entre nous puisse dire ce qu'il faut ou ne pas faire.
Faut-il faire jouer Vinicius alors qu'il n'est pas à 100% ?
Pour moi, le plus important, c'est l'équipe. Je n'ai jamais voulu, de ma propre volonté, pénaliser l'équipe pour favoriser un joueur. Vinicius a joué lors des deux derniers matchs de Ligue des champions, oui. Mais lorsqu'il retrouvera son niveau habituel et sera disponible, je gérerai la situation. En tant qu'entraîneur, je ne pense pas seulement match par match, je pense aussi à l'enchaînement des rencontres que nous avons.
Le match contre l'AEK était un match pour Vinicius. Un entraîneur doit tout faire pour que ses joueurs soient au meilleur niveau et essayer différentes stratégies de jeu, sur le plan individuel aussi... Un mauvais joueur restera toujours un mauvais joueur. Mais un bon joueur connaîtra aussi des périodes négatives. Si Vinicius était un mauvais joueur, on dirait qu'il a fait un bon match à Athènes. Il va continuer à travailler et, au moment de décider qui joue, l'équipe passe avant le joueur.
Craignez-vous, avec la trêve, de perdre la bonne dynamique ?
Ce qui me fait peur, c'est le match de demain. Peur, entre guillemets. La difficulté de cette rencontre est ma préoccupation. Les sélections, ce n'est pas mon problème. Le fait qu'un joueur ait l'honneur de jouer avec son pays ne m'inquiète pas du tout. Mon problème, c'est le match de demain, face à une équipe fraîche qui a eu toute la semaine pour le préparer et avec un entraîneur qui n'a pas à se soucier de la manière dont son équipe va jouer.
Pensez-vous avoir atteint une étape intermédiaire dans ce que vous souhaitez accomplir à Madrid ?
Nous avons dû revenir au score dans certains matchs. Et remonter au score, ça signifie qu'il y a des choses positives, mais aussi des choses négatives. Ça montre que nous avons un banc de qualité, un groupe qui y croit et qui a conscience du maillot il porte. Mais il y a aussi un côté négatif et c'est quelque chose sur lequel nous devons travailler. Il reste beaucoup de travail à faire.









