Benzema : « J’ai toujours l’espoir d’aller en Russie »

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Photo Burak Akbulut (Anadolu Agency) /AFP

Dans une interview pour le magazine Les Inrockuptibles à paraitre ce mercredi en kiosques, l’attaquant du Real Madrid Karim Benzema revient sur son rapport avec la France, les critiques des journalistes ou encore le Ballon d’Or. Extraits.

Un retour en EDF : « Bien sûr que j’ai envie de revenir en équipe de France ! Quel footballeur ne rêve pas de disputer une Coupe du monde ? J’ai toujours l’espoir d’aller en Russie. »

Ses performances sportives non prises en compte : « Pour moi, il n’y a plus que la vérité du terrain qui compte. Parler de ça ne sert plus à rien et ça peut être mal interprété. Je ne parle plus, je ne dis plus rien. J’essaie d’être performant et de gagner des titres. L’essentiel, c’est de me donner toutes les chances d’y parvenir. J’essaie d’être le meilleur possible en club et on fera les comptes à la fin. »

Son image en France : « J’ai du mal à comprendre la perception que l’on a de moi en France mais je ne pense pas que je réussirai à la changer. Mais il y a aussi beaucoup de gens qui m’aiment et qui m’apprécient en France, même s’il y a une petite minorité qui prend plaisir à raconter n’importe quoi sur moi quotidiennement, en se disant que ça fait de l’Audimat ou que ça fait vendre du papier. »

Les critiques des journalistes : « Ce que j’ai plus de mal à accepter, ce sont les critiques des anciens footballeurs devenus journalistes et qui, pour certains, déversent leur haine. Ils ont vécu les mêmes épreuves mais ils n’ont aucune solidarité. Ils me font de la peine, franchement. »

Les joueurs de sa génération : « Je suis arrivé après Jérémy Ménez, Samir Nasri et Hatem Ben Arfa. Pour moi, c’est trois-là étaient les plus talentueux de notre génération. Le problème, c’est que je pense qu’à certains moments ils ont baissé les bras trop vite. Pour moi, ils auraient pu jouer au Real ou au Barça facilement. Je me rappelle que lors de ma première saison au Real, c’était très dur, mais je me suis accroché. »

L’évolution du foot depuis ses débuts : « J’ai le sentiment qu’on est en train de tuer le football. On suit le modèle de la NBA. Aujourd’hui, on ne commente plus les performances collectives mais les statistiques individuelles. On remettra bientôt un trophée à celui qui a fait le plus de dribbles ou de passes. Avant, sur les plateaux télé, on parlait de mouvements, on analysait le jeu. Maintenant, les commentaires se résument à : ‘Il a marqué, il est fort. Il a loupé une occasion, il est nul’. »

Le Ballon d’Or : « J’ai toujours le Ballon d’Or en tête. Je fais partie de la sélection des trente nominés et je rêve toujours de l’obtenir. Je sais que ça sera dur, mais ce n’est pas impossible. »

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