Marcelo : la joie, le succès et les petits ponts

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À l’occasion de notre tournoi des légendes du Real Madrid sur Twitter, focus sur Marcelo, qui entrera en compétition ce lundi soir (22h00).

En fin d’année 2006, le Real Madrid débourse 6,5 millions d’euros pour un jeune brésilien révélé par le club de Fluminense. À cette époque, Roberto Carlos est toujours en poste mais il est temps de penser à la relève. Marcelo, alors âgé de 18 ans, doit vite apprendre pour succéder à son idole.

L’intégration du Brésilien se passe moyennement bien. Le Bernabeu, à qui on sert du caviar depuis 10 ans, n’est pas encore très emballé par ce jeune joueur, certes très intéressant balle au pied, mais trop moyen défensivement. Un prêt est étudié par les dirigeants madrilènes mais l’idée lui déplaît :

« Ce fut le pire moment parce que je savais que l’équipe n’avait pas besoin de moi, mais ce fut le moment où j’ai été le plus fort », a avoué par la suite Marcelo au micro de Real Madrid TV. D’ailleurs, Roberto Carlos en personne s’était opposé à un prêt de son compatriote, comme il l’a récemment raconté à ESPN. 6 mois après son arrivée, en juin 2007, Roberto Carlos quitte le Real Madrid. Et c’est déjà l’heure de reprendre le flambeau.

La saison suivante, Marcelo dispute une trentaine de matchs, sans véritablement convaincre. Il essuie quelques sifflets du Bernabeu et se partage le poste avec Gabriel Heinze. Au cours de la saison 2008-09, Juande Ramos n’hésite d’ailleurs pas à le faire évoluer plus haut sur le terrain. C’est le début de sa montée en puissance.

Pellegrini débarque en 2009, le Real Madrid entame sa reconstruction et recrute Cristiano Ronaldo, entre autres. On ne le sait pas encore, mais ces deux-là vont développer l’une des plus belles complicités de l’histoire du club. Aussi bien sur le terrain qu’en dehors, d’ailleurs. Par la suite, l’arrivée de Mourinho et la concurrence que lui impose Fabio Coentrao lui font du bien. Il se fait sévèrement bousculer par le Portugais mais ça lui fait du bien : il est un peu plus appliqué à la tâche défensive. Ancelotti débarque en 2013, Marcelo est prêt à tout casser.

Les années qui suivent ne sont que joie, succès et petits ponts. Marcelo joue au football comme il est dans la vie, toujours avec le sourire. Voir le Brésilien à l’oeuvre rend heureux, sauf quand il oublie qu’il doit un petit peu défendre bien sûr. On n’a jamais vu un défenseur aussi fort techniquement. On n’a, tout simplement, pas vu énormément de joueurs plus à l’aise que lui balle au pied. L’adage « la meilleure défense, c’est l’attaque », caractérise le joueur qu’il est.

En 2014, il ne peut pas retenir ses larmes après la Decima, un mot que les supporters merengues répètent en boucle depuis qu’il est arrivé à Madrid. Il sait ce que ce titre signifie car, à l’instar de Casillas ou Ramos, Marcelo sait parfaitement ce qu’est le madridisme. C’est en lui.

« Si je dois mourir ici ce soir, tant pis. Je mourrai », se disait Marcelo avant la finale à Kiev, alors qu’il se sentait oppressé, comme si quelque chose était coincé dans sa poitrine. Ce jour-là, il a lâché ses premières larmes avant même le coup de sifflet final, offrant au Real Madrid une troisième Ligue des Champions consécutive.

Marcelo, c’est le deuxième plus beau palmarès de l’histoire de la maison blanche, à égalité avec Sergio Ramos (21 trophées). Paco Gento et ses 23 trophées sont dans son viseur, lui qui, à 31 ans, n’a pas encore dit son dernier mot. Mais le légendaire espagnol des années 50-60 n’est pas le seul chassé par le Brésilien qui n’est plus qu’à 22 matchs du record suprême de Roberto Carlos : 527 matchs avec le Real pour un joueur étranger.

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