Ramos : « Je n’exclus pas de devenir entraîneur un jour »

Ramos
AFP – Photo Jose Breton

Sergio Ramos a accordé une interview à Esquire. Le capitaine du Real Madrid s’est livré sur sa vie privée ainsi que sur ses plans de fin de carrière. Extraits.

Quand prendre sa retraite : « Je me vois continuer encore quelques années de plus au Real Madrid. J’aime le foot, je fait des efforts considérables pour maintenir mon niveau physique et je m’entoure des meilleurs préparateurs. Je continuerai à être un leader, au Real Madrid comme en équipe nationale, et essayer de remporter des titres. Je ne peux pas vous dire ce qui se passera ensuite, mais j’aimerais rester lié au monde du sport. Je n’exclus pas d’être entraîneur plus tard, mais c’est audacieux de le dire. On verra. »

Poursuivre dans le monde du football : « Mon avenir sera lié à ce monde. En fin de compte, je sais que la chèvre se jette dans la brousse et que je retournerai au football, ce qui me rend heureux. Le football m’a tout donné, les moments les plus heureux comme les plus difficiles, ceux qui m’ont fait grandir en tant que personne. »

Les entraîneurs qui l’ont le plus marqué : « Ma carrière de football est un puzzle dans lequel je dois beaucoup à ceux qui me faisaient confiance aveuglément, mais aussi à ceux qui ne me faisaient pas du tout confiance. Tout le monde m’a permis de grandir. Si je ne divas en citer qu’un, j’aurais à parler de Joaquín Caparrós, qui m’a lancé à Séville et m’a fait faire mes grands débuts en équipe première. Luis Aragonés aussi, qui malgré mon manque d’expérience m’a fait faire mes débuts en équipe nationale espagnole, à 18 ans. Ces dernières années, Ancelotti et Zizou, qui m’ont fait vivre des moments merveilleux en championnat et en Ligue des Champions. J’espère que ces années se prolongeront avec Zizou et que je pourrai mettre avec lui la cerise sur le gâteau de ma carrière au Real Madrid. »

Le désastre de la saison dernière : « L’année dernière a été l’une des plus difficiles. Professionnellement et personnellement. Dans mon cas, les deux vont de pair. Ne remporter aucun titre à l’exception du Mundialito a un impact considérable sur votre humeur, votre quotidien. Quand vous perdez, vous ne pouvez pas faire des choses comme aller dîner avec votre femme ou aller au parc avec vos enfants, alors vous essayez d’échapper à tout ça en vous réfugiant chez vous avec la famille. Quand nous avons tourné la série d’Amazon Prime Video, nous n’imaginions pas que ce serait la pire saison, mais je trouve bien aussi que les gens voient comment nous le vivons. Quand nous perdons un match, j’aime que les gens voient comment nous rentrons énervés à la maison. Énervés contre nous mêmes, et pour n’avoir pas réussi à rendre les autres heureux. »

Comment renverser la situation : « On se sort de là par le travail. Lorsque vous touchez le fond, il n’y a qu’une solution, aller de l’avant. Le football t’accorde toujours cette opportunité. La clé de mon succès est que je ne me lasse jamais de gagner. Sinon, j’aurais pris ma retraite il y a de nombreuses années. Plus vous travaillez, plus la chance tourne de votre côté. »

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