À 34 ans, Dani Carvajal traverse une période compliquée. Loin de son meilleur niveau, le capitaine du Real Madrid se bat contre son propre corps. Et pour l’instant, le retour à 100% est encore loin.
Pourtant revenu dans le groupe début janvier, Carvajal n’a quasiment pas rejoué depuis. Présent sur les feuilles de match, oui, mais très peu sur le terrain. Depuis qu’il est convoqué, il n’a disputé que 27 petites minutes, réparties sur deux rencontres. Trop peu pour retrouver du rythme, trop peu aussi pour redevenir un vrai option fiable pour Arbeloa, qui préfère continuer à repositionner Fede Valverde comme arrière droit.
La situation est d’autant plus frustrante que son retour semblait bien engagé après sa grave blessure au genou à l’automne 2024. Après des mois de rééducation, Dani est réapparu sur les terrains. Mais le Clasico a tout cassé : une rechute, une nouvelle opération, et un nouveau coup d’arrêt. Depuis, Carvajal observe depuis le banc.
Pourtant, le Real Madrid aurait bien besoin de lui à droite. Le poste est fragilisé avec les absences et les performances peu convaincantes de Trent Alexander-Arnold. Mais pour l’instant, Carvajal ne peut pas répondre présent et le temps joue contre lui, d’autant que son contrat touche à sa fin.
Au-delà du Real, la sélection espagnole est aussi un problème pour le défenseur. Longtemps cadre de la Roja, Carvajal voit aujourd’hui la concurrence s’installer à l’approche du Mondial. Pedro Porro s’impose, Marcos Llorente s’installe dans la rotation, et d’autres profils sont suivis de près. Mais sans enchaîner avec son club, difficile de retrouver une vraie place en sélection.
Légende du Real Madrid, multiple vainqueur de la Ligue des champions, cadre historique du vestiaire, Carvajal joue aujourd’hui un match très différent de tous ceux qu’il a connus : celui du retour durable à un âge avancé, probablement le combat plus dur de toute sa carrière.









