Fernando Sanz a porté les maillots du Real Madrid et de Malaga. À l’occasion du match entre les deux équipes ce dimanche, l’ancien défenseur de 52 ans s’est confié à AS.
Le fils de Lorenzo Sanz a notamment été interrogé sur Rodri. Alors qu’il semblait proche du Real Madrid, le milieu de terrain a finalement choisi de rejoindre le FC Barcelone cet été : "Oui. Ça aurait été une très bonne recrue pour le Madrid. Je ne comprenais pas, mais en entendant Mourinho dire qu’il avait des doutes sur sa venue, je comprends. Quelqu’un qui hésite, il vaut mieux qu’il ne vienne pas", a expliqué Fernando Sanz.
L’ancien joueur a aussi évoqué la recrue qui lui plaît le plus : "Cucurella. On l’aime tous beaucoup pour son caractère et sa personnalité, en plus de ses qualités sur le terrain."
Fernando Sanz a également parlé d’Espí, dont il attend beaucoup cette saison. "Dès que je l’ai vu arriver, j’ai dit qu’il allait empiler les buts. Je ne veux pas dire que c’est une nouvelle version de Joselu, mais c’est le type d’attaquant dont le Madrid avait besoin. Il a de la qualité, du talent, de la jeunesse, de l’ambition et du flair. Je parie qu’il marquera plus de 20 buts toutes compétitions confondues."
Enfin, Fernando Sanz est aussi revenu sur une période difficile de sa carrière. Il a quitté le Real Madrid alors qu’il avait encore un contrat, uniquement à cause de la pression liée à son statut de fils du président.
"C’est devenu insupportable et c’est pour ça que j’ai dû quitter l’équipe de ma vie alors que j’avais encore un contrat. À l’époque, on ne parlait pas de santé mentale, mais supporter ça chaque semaine était très dur psychologiquement et il y a eu un moment où je n’en pouvais plus. Je n’ai jamais compris pourquoi on me traitait comme ça alors que je donnais tout pour l’équipe et que j’étais le moins bien payé, puisque je ne pouvais rien exiger."
Une pression qui venait pas seulement des supporters… "Elle venait de partout. Parfois, on m’utilisait dans les batailles médiatiques pour essayer de faire du mal à mon père et, en tant que joueur, je n’ai jamais réussi à obtenir l’affection des supporters malgré de grands matchs, comme la demi-finale de la Septima contre le Borussia. Il y avait des sifflets, des huées et des insultes que je n’ai jamais réussi à digérer. C’était impossible de continuer comme ça".









