L'entraîneur José Mourinho est passé en salle de presse après la victoire du Real Madrid face au Racing Santander (0-3).
Le Real Madrid a répondu au Barça ce dimanche avec une première période si aboutie que le score n’a plus changé ensuite. 0-3 au retour des vestiaires, même score au coup de sifflet final. Mourinho a pris la parole après la rencontre.
Le match était-il plié dès les premières minutes ?
Non. Lel Sardinero est un stade qui a beaucoup de caractère et le Racing est une équipe très combative. Même à 3-0, il y avait encore du danger. Nous aurions pu gagner 4-0 ou 5-0 avec les occasions de la deuxième période, mais le match aurait aussi pu se compliquer. Dans les dix premières minutes, ils ont eu deux situations avec Zabiri et des centres au premier poteau. S'ils marquent, le public pousse et ils prennent confiance. Je n'ai jamais considéré que le match était plié. Nous avons bien commencé, avec de l'intensité, en jouant bien et avec de la maîtrise face au pressing haut du Racing. C'est une victoire importante avant une semaine très compliquée.
Bellingham et Diomandé qui reviennent défendre à 3-0, un message pour le groupe ?
C'est quelque chose qui existe entre tous les joueurs en ce moment. Certains ont évidemment plus de qualités physiques et tactiques pour le travail défensif, mais j'ai aussi vu beaucoup de joueurs impliqués. L'équipe progresse et joue bien. À mon avis, nous devrions marquer davantage de buts au vu des occasions que nous avons. Mais nous avançons. En bloc bas, l'équipe sait rester compacte. Je suis content de cette progression. Quand des joueurs offensifs font des efforts et se sacrifient pour l'équipe, c'est un message positif pour tout le groupe.
Avez-vous trouvé la bonne formule avec cette équipe ?
Nous ne sommes pas encore à 100%, mais nous progressons. Moins de quatre mois, c'est peu, mais nous avançons petit à petit. J'ai moi-même appris à comprendre certaines choses que je ne comprenais pas le premier jour. Les joueurs comprennent mieux mon caractère d'entraîneur et les choses qui ne sont pas négociables pour moi. Il y a une bonne entente humaine, une bonne relation entre les joueurs et l'entraîneur. Tout va bien. Mais nous verrons cette semaine, car deux matchs compliqués nous attendent.
Que pensez-vous du penalty sur Mbappé et de celui sifflé puis annulé sur Tchouaméni ?
Ils protestent sur tout. C'est un stade que j'aime beaucoup, avec un public que j'aime beaucoup. Les supporters ne viennent pas simplement regarder un spectacle. Ils participent et créent une atmosphère très difficile pour l'adversaire. Mais les gens réagissent aussi avec le cœur et beaucoup ne connaissent pas les règles. Elles changent tellement souvent que les petits détails deviennent difficiles à comprendre. Sur Tchouaméni, ce n'est jamais penalty puisque le ballon lui revient après avoir touché le corps d'un autre joueur. Quand l'arbitre a sifflé, je suis resté tranquille parce qu'à 60 mètres, je ne pouvais pas juger. Mais ensuite, je l'ai revu sur l'iPad et je me suis dit que si la VAR ne dormait pas, ce n'était pas penalty. L'arbitre a été très bon techniquement et disciplinairеment. Quelques cartons jaunes dans un match engagé, et c'est tout. Pour moi, c'était évident qu'il n'y avait pas penalty.
L'équipe a-t-elle franchi un cap ?
L'équipe progresse et les joueurs sont à un niveau de confiance élevé. L'aspect émotionnel compte énormément dans le football. Quand les choses vont bien, on a l'impression que tout va bien pour tout le monde. J'ai fait entrer Trent, qui n'avait pas joué depuis quelques matchs. Face à un adversaire qui presse beaucoup, je pensais que sa qualité technique serait plus utile pour ressortir le ballon que celle de Dumfries. Il a fait un excellent match, très équilibré. Quand la période est bonne, les choses semblent parfois meilleures qu'elles ne le sont réellement. Mais je suis content.
Pourquoi avoir demandé aux joueurs de célébrer le troisième but dans leur propre camp ?
S'ils viennent dans notre camp, imagine qu'un petit malin décide de jouer rapidement et de nous surprendre. Ce sont des petits détails. Parfois, l'émotion fait perdre le sens des réalités. J'essaie simplement d'apporter un petit quelque chose à mes joueurs.
Pourquoi ne pas avoir utilisé tous vos remplacements ?
J'ai déjà tout vu dans le football. Un match est terminé quand l'arbitre siffle la fin. Il y a aussi des joueurs qui ont joué aujourd'hui et qui ne joueront pas mercredi. Remplacer des joueurs qui ne joueront pas mercredi n'aurait pas beaucoup de sens. Je prends l'exemple de Tchouaméni : il ne jouera pas mercredi, alors autant le faire jouer 90 minutes aujourd'hui. C'est une autre façon de gérer l'effectif. On pourrait se dire que le match est maîtrisé et qu'il faut faire des changements. Moi, j'ai raisonné à l'inverse : laisser sur le terrain des joueurs qui seront sur le banc mercredi. Le calendrier que nous a imposé la Liga, avec un match aujourd'hui puis samedi, nous oblige à faire ça mercredi. C'est dommage pour le football espagnol, qui devrait vouloir que ses équipes gagnent en Europe et rapportent des points. Mais nous verrons si, avec trois ou quatre changements, nous pouvons aller chercher les points à Athènes.









