Arbeloa : “Le moment est venu de dire adieu”

C'est dans une interview pour le journal madrilène Marca, qu'Alvaro Arbeloa a annoncé sa retraite. Il s'explique longuement et revient sur les meilleurs moments de sa carrière.

Après une saison difficile à West Ham, le latéral droit espagnol a décidé de raccrocher les crampons.

"Elle a été compliquée. J'essaye de ne pas trop y penser. Ça n'a pas été une saison facile professionnellement, alors évidemment ça se répercute sur mon moral."

Le moment de raccrocher les crampons

"Le moment est venu de dire adieu. J'ai décidé de raccrocher les crampons et de quitter le football. Beaucoup de gens m'ont encouragé à continuer parce j'ai encore le physique pour continuer. Mais c'est plutôt pour une question mentale. Pour moi le football a été une compétition quotidienne. J'aimais aller aux entraînements et tout donner. Mais le moment de dire stop est arrivé, parce que ce qui m'est proposé n'est pas ce pourquoi j'ai aimé le football."

Une nouvelle vie démarre 

"Quand je réfléchissais à ce que je voulais faire, j'ai compris que je ne voulais plus jouer pour de l'argent et je voulais retrouver ma famille. À partir de ce moment-là, plus rien ne me motivait et je me suis dis : 'Bon, il faut passer à autre chose". Le football a été une partie importante de ma vie. Ma vie ne s'arrête pas ici et il me reste beaucoup de choses à faire."

La décision vue par sa famille 

"Au début, ils n'y croyaient pas. Puis ils ont fini par y croire. Evidemment, ça leur a fait de la peine parce que physiquement je peux continuer."

Retraité, comme son ancien coéquipier Xabi Alonso 

"Oui, mais lui il est sorti par la grande porte (rires). Il jouait et en plus à un grand niveau. Il a eu la chance que le Bernabéu puisse lui rendre hommage, avec le maillot d'un adversaire en plus, c'est quelque chose de spécial. Il a compris mieux que personne ma décision."

Travailler au club à l'avenir 

"Le club sait qu'il pourra toujours compter pour moi. Mais à court terme je ne sais pas, on ne sait jamais. J'ai mon diplôme de directeur sportif et je vais passer celui d'entraîneur. Curieusement, quand j'étais joueur, je me demandais ce que je ferais et maintenant je vois que c'est très difficile."

Quel joueur ferait-il signer s'il était directeur sportif du Real Madrid

"Le Real Madrid a le meilleur directeur sportif du monde (José Angel Sanchez). Les meilleurs joueurs viennent à Madrid et j'aime la nouvelle philosophie du club de faire venir des jeunes. Quand tu construis ton projet sur du long terme, les succès suivent."

Quel joueur serait son titulaire indiscutable s'il était entraîneur 

"Je n'aurais pas de titulaire, ça serait difficile de compter sur un joueur. On parle d'une équipe A et B mais en réalité il y a deux équipes A."

Ses meilleurs moments à Madrid

"Tous les jours, aller à l'entraînement, profiter des installations de Valdebebas. Tu te lève et tu de dis : 'Je vais m'entraîner au meilleur endroit du monde'."

Message à Piqué

"C'est l'équipe qui a remporté le plus de Coupes du Roi et ils ne sortent même pas dans la rue pour célébrer. Madrid fête tous ses titres avec ses supporters. Nous sommes le meilleur club du monde. La meilleure manière de lui répondre est de gagner des titres et nous l'avons fait."

Sur Florentino Pérez 

"Il est né pour diriger le Real Madrid. C'est le meilleur président de l'histoire du club, avec Santiago Bernabéu. Le madridismo a la chance d'avoir quelqu'un qui a fait redevenir ce que le club était."

Message à James et Morata 

"Tout le monde sait que quand tu pars du Real Madrid, tu pars pour un endroit moins bien, parce qu'il n'y a aucun club comme ça dans le monde."

Rendement de Benzema 

"S'il n'était pas au Real Madrid, tout le monde se l'arracherait. Quand il est dans ton équipe et que tu vois ce qu'il fait tu te dis : 'Je le veux pour toujours'. C'est l'attaquant parfait pour le Real."

Sur Cristiano Ronaldo 

"Cris est intelligent, il va rester. Il est dans la meilleure équipe du monde et il va gagner son cinquième Ballon d'Or."

Sur Carvajal

"Carvajal est une machine. C’est quelqu’un qui a beaucoup de caractère, il déteste perdre. À Valdebebas, quand il perdait, il devenait fou. Nacho et moi on rigolait beaucoup avec ça. C’est le meilleur latéral droit du monde."

Une anecdote 

"Nous jouions un match contre Séville, à la mi-temps nous menions au score. Et ce jour-là, c'est moi la cible de Mourinho pendant le repos. Huit fois il m'a appelé Cafu. Il n'était pas content car j'étais monté en attaque plusieurs fois et son discours n'était pratiquement que pour moi : 'L'équipe est bien mais nous avons Cafu là-bas sur le côté'. Et j'ai décidé de moins monter durant la seconde période, ça m'a marqué parce qu'il était capable d'exiger la même chose de tout le monde, peu importe le joueur. Mais je savais qu'un autre jour, ça serait contre un autre joueur. Travailler ensemble ? Nous serions dangereux (rires)."

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