“Avec le VAR, le Real Madrid aurait gagné la Liga de Tenerife”

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Les supporters madrilènes de longue date gardent deux souvenirs en tête qui leur laissent un goût amer. Le premier, celui de la "Quinta del Buitre", qui malgré une domination outrageuse en Espagne, n’aura jamais réussi à remporter la Ligue des Champions. Le deuxième, plus une frustration qu'une déception, concerne les deux Ligas perdues à la dernière journée du championnat, sur des décisions non pas litigieuses, mais clairement erronées, qui ont directement provoqué la perte desdites Ligas.

Saison 1991-92, le Real Madrid se présente en tête du championnat à une journée de la fin, suivi de près par le FC Barcelone. Les Madrilènes devait se déplacer à Tenerife lors de la dernière journée. Alors que le score était de 1-2 pour le Real, Luis Milla marqua sur une passe lumineuse de Butragueno. Un avantage de deux buts, à trente minutes de la fin, qui emmenait les Merengues vers le titre. Hélas, pour une raison que lui seul connaît, le juge de touche leva son drapeau alors que Milla était clairement en position régulière. Dans la foulée, Villaroya fût sévèrement expulsé, avant que Tenerife ne s’impose 3-2, ôtant ainsi tout espoir de titre aux pensionnaires de Chamartin. Car dans le même temps, le FC Barcelone s’imposait 2-0 face à l’Athletic Bilbao.

Récemment, Raul Garcia de Loza, l’arbitre ce jour là, est revenu sur ce match en désavouant son juge de touche : "Avec le VAR, le Real Madrid aurait gagné la première Liga de Tenerife" a avoué l’arbitre sur Radio Estadio.

Une année plus tard, dans un scénario digne d’un film, le Real Madrid jouait le titre lors du dernier match, à Tenerife encore. L'homme au sifflet, Gracia Redondo, oublia de siffler trois pénaltys indiscutables en faveur du Real lors de la première mi-temps. Une nouvelle fois, le titre échappa aux Merengues.

Les événements qui se sont produits lors de ces deux matchs resteront à jamais connus comme "Les Ligas de Tenerife". Il convient de souligner l’attitude fair-play de Garcia de Loza, qui, si elle ne rendra pas un titre qui revenait de droit à la Casa Blanca, contribuera peut-être à atténuer quelque peu la frustration de ses supporters. Reste à savoir si Gracia Redondo en fera de même un jour.

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