Après la défaite face au Real Madrid (1-0), l'entraîneur de Villarreal est revenu sur la prestation de son équipe, ses choix tactiques et l'expulsion de Vinicius.
Un match réussi malgré le manque d'efficacité : "Dans ces derniers moments, ça nous arrive à nous comme à toutes les équipes. On voit que le but est proche et que le temps est en train de s'écouler. Cela crée plus de tension qu'il n'y en a réellement dans l'ambiance. Le football passe alors au second plan. Par moments, on voit qu'on perd le contrôle. Il nous a manqué le dernier geste et l'efficacité pour faire un match parfait."
Le choix de titulariser Foyth au milieu : "En le faisant jouer en numéro 6, on voulait solidifier notre milieu de terrain. Si on ne maîtrise pas le jeu dans un stade comme celui-ci, les joueurs du Real Madrid commencent à courir et se sentent à l'aise. Avec le ballon, Foyth nous offre beaucoup de solutions. On a été à l'aise, mais on aurait parfois pu leur faire plus mal et les pousser davantage à la frustration. Je suis content du match réalisé par nos trois milieux de terrain."
Les changements dans le onze du Real Madrid : "Quand on revient après une si longue période sans jouer, on s'attend à ce qu'il puisse y avoir des changements, car certains joueurs ont fait de longs déplacements. On sait que l'adversaire est dans la même situation et on pouvait donc prévoir ce scénario."
Le principal danger du Real Madrid : "C'est facile à deviner. Les transitions du Real Madrid font mal. Quand on joue ici, on ne peut pas contrôler un seul aspect du jeu. Quand on regarde leurs matchs à la télévision, on voit bien que c'est leur principal point fort."
Son avis sur l'expulsion de Vinicius : "La tension et l'intensité sont normales dans un match où deux équipes veulent s'imposer sans faire de concessions. Le score est serré et le temps presse. Ce qui s'est passé ne me surprend pas. Il faut aussi le considérer comme quelque chose de naturel, même s'il y a des personnes qui alimentent cette tension."
Les statistiques en faveur de Villarreal : "Si le classement était établi en fonction des statistiques, nous serions parmi les deux ou trois premiers. Dans quelques heures, nous regarderons ces chiffres et ils confirmeront que nous avons fait un bon match. Mais pour le moment, je dois retenir les choses positives. Je suis conscient du grand match que nous avons réalisé, tout en sachant les difficultés que cela représente."
La frustration de repartir sans point des grands stades : "C'est frustrant. Les joueurs ont commencé à venir dans ce genre de stade avec l'idée qu'ils pouvaient gagner, sans avoir peur. Ils voient désormais qu'ils sont proches de la victoire et qu'il faut continuer sur cette voie. J'espère que nous pourrons les aider à se sentir à l'aise sur le plan tactique."
Son bilan comparé à son prédécesseur : "Nous parlons d'un nouveau projet, qui va au-delà du coach précédent. Quelqu'un est arrivé dans un club qui a démontré son niveau pendant des décennies. C'est à moi de m'adapter. J'ai vu une équipe qui, si elle doit revenir dans un stade comme celui-ci, peut en retirer quelque chose de très positif. J'ai vu des joueurs qui ont une idée de jeu. Mais, au final, ce n'est pas le jour idéal pour parler de tout ça."









