Kylian Mbappé, capitaine de l’Equipe de France, est passé en salle de presse à la veille du match contre l’Irak.
Les différences entre la France de 2018, 2022 et aujourd’hui : "On est dans la continuité. Si on parle en terme de terrain, on est une équipe plus offensive, plus portée vers l'avant. Mais en termes de groupe, on est dans la continuité. C'est l'évolution de la patte du coach pendant quatorze ans, de sa méthode et l'arrivée de pas mal de jeunes talents. On sait que le chemin sera très long. On n’a gagné qu’un seul match. Demain, on en aura un compliqué. On n'essaye pas de regarder trop loin car la Coupe du monde est imprévisible."
Le poste où il se sent le plus à l’aise : "Je ne sais pas. Je me sens bien aujourd’hui, mais je ne pense pas que ce soit lié à ma position. Je me sens bien physiquement et mentalement. J’ai disputé trois Coupes du monde : une à droite, une à gauche et maintenant dans l’axe. Ça montre que le poste n’est pas si important. Tout dépend du jeu et de l’adversaire. Tant que je suis sur le terrain, le reste vient naturellement."
Son rôle de capitaine : "Je veux marquer l'histoire de mon pays. J'ai parfaitement conscience de ce qu'est une Coupe du monde. Je suis là pour prendre plaisir. Profiter jour après jour. Je sais que j'ai de la qualité mais il faut le démontrer sur la plus grande des scènes."
Sa relation technique avec Olise : "C’est un joueur exceptionnel avec un style qui plaît à tout le monde. Il y a beaucoup de mouvements et beaucoup de talent dans cette équipe. Peut-être que demain, ce seront deux autres joueurs qui brilleront. Il a la capacité de créer quelque chose de différent à chaque match."
Les critiques autour de Dembélé : "Ousmane ? J’ai revu le match deux fois. En première période, c’était le meilleur de nos quatre joueurs offensifs, celui qui s’est le plus distingué. En seconde période, Michael et moi avons été décisifs, mais lui aussi a contribué. Il attire un adversaire et libère l’espace sur le premier but. Ousmane est très serein. C’est le Ballon d’Or et il a la confiance de tout le monde. Je suis sûr qu’à partir de demain, il va repartir de l’avant. Il sera un joueur fondamental pour nous, c’est certain."
Le fait de défendre et si le PSG l’inspire en ce sens : "Les équipes qui gagnent inspirent toujours. Celles qui gagnent ont toujours raison. Avant, le modèle était la possession de Barcelone, puis l'attaque à trois du Real Madrid, l'intensité du Bayern... maintenant, c'est le contre-pressing du PSG. C'est sûr que les équipes qui gagnent sont toujours un exemple. Après, le football de sélection, c'est encore autre chose."
Son 100e match avec les Bleus : "C’est un moment important pour moi. Ça fait partie de l’histoire et c’est une fierté d’aider mon équipe et d’écrire une grande page dans l’histoire de la sélection française."
Le record de buts en Coupe du monde : "C’est toujours un plaisir d’être là, mais le plus important reste le match, car il faut se qualifier. Je savais que Leo allait marquer, parce qu’il marque toujours. Je suis derrière lui, mais si vous marquez, vous vous rapprochez. Malgré tout, le plus important pour moi est de gagner la Coupe du monde."
Messi, Cristiano et les autres.. qui est le meilleur attaquant actuellement de ce Mondial ? "Messi est le meilleur joueur, avec Cristiano, c’est évident. Moi, j’essaie d’aider mon équipe à gagner une autre Coupe du monde. Le reste, ce sont des débats pour les journalistes. Pour l’instant, je ne pense pas à Haaland. Peut-être qu’eux pensent à nous, mais moi je pense à l’Irak. Ce débat appartient aux gens. Ce n’est pas quelque chose qui occupe mon esprit. Je veux ramener le trophée à la maison. Je ne serai plus là à 40 ans, on m’aura déjà mis dehors avant. Je ne fais pas de plans pour l’avenir. Je pense seulement au présent et au plaisir de jouer cette Coupe du monde."
La pause fraîcheur pendant les matchs : "Si mon équipe domine, je dis que ça casse le rythme. S'il fait chaud, je dis que je suis content. Sur ce genre de questions, il ne faut pas demander l'avis aux joueurs, on est des girouettes."
Une carrière d’entraîneur et un passage aux États-Unis ? "Je n’ai jamais pensé à devenir entraîneur, mais j’aime apprendre et comprendre le jeu. J’essaie d’analyser les détails, les raisons et les mécanismes. Les États-Unis, oui, c’est une culture qui m’a toujours plu. Si cela arrive en fin de carrière ? David Beckham me pose parfois la question. On verra. C’est un pays que j’aime et où j’aime venir."








