Le Real Madrid s'est fait très peur à Elche. Les Madrilènes se sont imposés 2-3 avec un but d'Espi dans les dernières minutes. José Mourinho s'est exprimé après le match.
En flash interview
Quel bilan faites-vous du match ? "Trois points et rien de plus. C'est comme "Hala Madrid" et rien de plus. Évidemment, après la première mi-temps, nous avions tous le sentiment qu'il y en aurait trois, quatre ou cinq en deuxième. Mais nous avons baissé en intensité, nous avons laissé trop d'espaces et, quand Bellingham et Brahim sont entrés, j'ai essayé d'apporter de la solidité au milieu parce que Vinicius et Güler étaient fatigués. Mais alors que je pensais à la stabilité, ils ont marqué le 1-2 et, dans ces stades pleins, les équipes qui semblent mortes... en un instant, elles sont vivantes. Ensuite, il y a eu le 2-2.
Mais nous avons un banc rempli de talent, avec des profils différents. Je prends le maximum de risques... mais le match nul ne nous suffisait pas. Et nous marquons sur une très forte réaction. Avec ce sentiment que nous ne pouvions pas laisser échapper les points. La fin du match a été très forte. Nous l'avons fait."
Comment gérer autant de matchs en si peu de jours : "C'est plus difficile pour les autres équipes qui ont moins de joueurs et moins de qualité. Tu me poses la question et je te dis que c'est très difficile pour Anselmi (le coach d'Elche), dont l'effectif aura plus de difficultés que le nôtre et qui joue samedi. Nous, nous allons faire tourner. Nous avons changé beaucoup de joueurs aujourd'hui : seuls Konaté et Mbappé ont joué les 90 minutes contre l'Inter, le Rayo et aujourd'hui. Maintenant, nous avons un petit peu de temps avant le match du week-end."
Le plus important, c'est que tout le monde soit concerné ? "L'équipe est unie, sans aucun doute. Elle est motivée. Il y a de l'amitié, de l'engagement. Sur cet aspect, ils sont intouchables. Ma seule critique, c'est que nous pouvons tuer les matchs et nous ne le faisons pas. Ensuite, nous avons donné la possibilité à un adversaire qui semblait mort de nous compliquer la vie et de mettre deux points en danger. Nous avons pris des risques et, quand je fais les changements, de la même manière que nous avons gagné, nous aurions pu perdre."
Comment allez-vous aborder les prochains jours avant la trêve ? "Nous reposer demain et jeudi, puis penser au derby."
En salle de presse
Encore une baisse de régime en deuxième période : "C'est évident. C'est facile à comprendre. Ce sont des matchs qui sont terminés, dans lesquels nous avons des occasions de tuer le match et nous ne le faisons pas. Après ne pas avoir tué le match, nous passons de la facilité à ne plus contrôler. Nous n'avons pas marqué. Quand tout semble facile, tu laisses certaines choses de côté.
L'explication que je trouve, c'est que si le match semble facile et que tu ne le termines pas, ensuite tu baisses, tu perds le contrôle, tu interprètes mal cette facilité. Ça peut arriver. Rien n'est facile. Les joueurs ont besoin de repos, ils ont une journée libre demain. Si nous jouons mal de la première à la 90e minute, l'inquiétude est énorme. Si nous avons des périodes au top et d'autres où nous ne sommes pas assez proactifs, dans l'attente, sans intensité... bien sûr que c'est inquiétant. Mais nous avons gagné."
Encore un but salvateur d'Espi : "Il fait du bon travail, il contribue à l'équipe. Il a devant lui un joueur qui n'est pas "normal". Jouer avec les deux en même temps n'est pas facile. Sinon, nous n'avons pas de joueurs sur les côtés pour apporter de la vitesse et l'équipe perd son équilibre. Avec les changements de la fin, j'ai tout risqué. Nous avons gagné, nous aurions pu perdre, mais il fallait le faire."
Le bon match de Diomandé : "Il progresse. Physiquement, on voit qu'il a davantage de minutes dans les jambes. Il a une très bonne capacité de travail, de l'intelligence et il a fait un très bon travail."
Le fait d'encaisser autant vous inquiète ? "Ça m'inquiète à chaque match, pas seulement en vue de dimanche. J'aime que mon équipe marque des buts, qu'elle marque toujours, à l'exception du match contre le Betis. J'aime ça. Mais j'aime aussi contrôler les matchs, je n'aime pas faire de cadeaux.
Elche a bien joué, ils ont fait des changements qui ont modifié leur structure. Nous avons un banc avec beaucoup de solutions et, en dix minutes, nous avons eu des situations très dangereuses. Nous avons marqué, nous avons gagné, trois points, rien de plus."
Arda est-il indispensable ? "Non, personne n'est indispensable. Nous étions en train de perdre le contrôle quand j'ai fait les changements. Vinicius avait fait un très bon travail défensif, il était très fatigué. Et Arda, qui jouait à ce poste de numéro 10, baissait lui aussi en intensité.
J'ai fait entrer Jude, qui était frais, et Brahim alors que nous menions 0-2, mais je sentais que nous étions en train de perdre le contrôle. C'est comme ça que ça nous arrive. Et ensuite, nous avons sorti l'artillerie lourde et nous avons réussi à nous en sortir."







