José Mourinho s’est exprimé après la victoire renversante de son équipe sur la pelouse de l’AS Roma en Ligue des Champions.
Menés 3-1 à dix minutes de la fin, le Real Madrid a tout renversé et a réussi à s’imposer à Rome (3-4) grâce à ses joueurs entrants. L’entraîneur José Mourinho a pris la parole après cette victoire à l’arrachée.
En flash interview
Comment définiriez-vous ce match ? "L’adversaire était difficile à jouer. Ils pratiquent un football différent de celui auquel nous sommes habitués. C’est très compliqué pour eux aussi de jouer avec ce rythme et cette intensité pendant 90 minutes. Ils méritaient de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, même si certains de leurs buts ne m’ont pas plu. Ensuite, nous avons changé les choses avec beaucoup de courage. Les joueurs ont fait preuve de courage. Nous voulions transformer ce match nul, qui aurait déjà été un résultat positif, en victoire. C’est une victoire très importante, qui nous permet de prendre six points contre deux adversaires très compliqués. Nous nous retrouvons dans une bonne position."
Valverde a dit que l’équipe n’a pas bien su lire lire le match et que vous aviez seulement pu appliquer votre travail grâce à la rébellion des joueurs. "Je ne suis pas d’accord avec Fede. Ils nous ont proposé un match différent de tout ce qu’ils avaient fait jusqu’à présent et de ce que nous avions analysé. Ils nous ont attaqués avec trois joueurs sur le côté droit…"
C’est là que vous avez effectué des ajustements à la pause… "C’est ça, mais nous ne pouvions pas continuer à jouer comme nous l’avions fait. Sur une transition, ils ont marqué. Ensuite, nous avons assisté à une rébellion organisée, émotionnelle. Le tout dans le cadre d’un concept tactique que je connaissais. J’ai passé de nombreuses années en Italie et je connais Gasperini. Ils nous ont surpris, mais il n’y a pas de miracle dans le football. Il est impossible de maintenir une telle intensité pendant 90 minutes."
Endrick : "Il est impossible qu'il parte en prêt. Je connais ses qualités."
Le tournant du match : "Si nous avions commencé comme nous avons terminé, ils nous auraient mis 5 buts. J'avais des changements à faire. Ils allaient se fatiguer et les cartons allaient arriver."
Carlos Espi : "Il progresse, il me plaît beaucoup. Mais si la question est de savoir si je vais mettre Mbappé sur le banc, la réponse est non."
En conf de presse
Quelle est la responsabilité de l’entraîneur et des joueurs dans la mauvaise première mi-temps et la bonne deuxième mi-temps ?
La première mi-temps, c’est la faute de l’entraîneur. La deuxième, c’est grâce aux joueurs.
Doit-il en tirer des leçons ?
Dans ma tête, j’essaie toujours de faire les choses bien, jamais de faire le mal. Je fonctionne toujours selon le principe du mérite. Mais le football est un jeu de 90 minutes, avec une dimension stratégique. Il faut aussi tenir compte de l’adversaire, et celui d’aujourd’hui était très fort. C’est une équipe redoutable. Je savais qu’ils allaient finir par manquer de carburant. Il est impossible de jouer à ce rythme pendant 90 minutes. J’ai fait les changements que je pensais nécessaires.
Mais en première mi-temps, ils nous ont écrasés. Ils nous ont surpris en laissant Soulé sur le côté, ce qui empêchait Cucurella de sortir sur Wesley. Cucurella s’est retrouvé en difficulté face à des situations de deux contre un. En réorganisant l’équipe en deuxième mi-temps, nous avons retrouvé davantage de stabilité. Mais nous avons encaissé un but que nous ne devions pas prendre.
Si nous avions perdu 4 ou 5-0, on aurait dit que j’étais fou. Maintenant que nous avons gagné, on dira que j’ai mal fait les choses en première mi-temps. Mais nous avons pris six points contre l’Inter et la Roma, les deux meilleures équipes d’Italie.
Vous sembliez agacé après le deuxième but de la Roma
C’est vous le journaliste, mais permettez-moi de vous poser une question. Est-il normal qu’un joueur apprenne, deux heures avant un match, qu’il va être suspendu quatre rencontres ? Pas besoin de me répondre. Est-ce normal ? Ils ne pouvaient pas l’annoncer maintenant, ou demain matin ? Ils devaient forcément le faire au moment où nous étions en route pour le stade ? En portugais, on dit : "Le chat se cache, mais sa queue dépasse". J’ai l’impression que maintenant, le chat ne se cache même plus. Il fait ce qu’il veut, sans aucune honte. Il agit librement. Deux heures avant un match, annoncer une telle sanction à un joueur d'un club espagnol qui a rapporté trois points au football espagnol, ce n’est pas normal à mes yeux. Mais finalement, ça me paraît presque normal, puisque le chat ne se cache plus.
Le match de Vinicius
La première mi-temps, c’est ma faute. Ou celle de Gasperini. Il a placé Soulé à cet endroit et Wesley nous a fait très mal avec de nombreuses situations de deux contre un. C’était difficile pour Vini. En deuxième mi-temps, je lui ai donné la liberté de jouer de l’autre côté. Wesley a fini par s’épuiser face à Diomandé.Vini a perdu un ballon qu’il ne devait pas perdre. Mais ça arrive, moi aussi je fais des erreurs. C’est dommage, parce qu’il était en train de progresser et de retrouver le sourire. Et voilà que ça lui arrive.
Deux matchs, deux victoires. La Ligue des champions est-elle un oasis ?
La Liga, c’est la Liga, et la Ligue des champions, c’est la Ligue des champions. Nous avons pris six points en deux matchs. La compétition est loin d’être terminée, mais c’est très important pour nous. Il reste six rencontres et nous avons déjà affronté deux adversaires de très haut niveau.
Vini sembalut dire qu’il ne comprenait pas son remplacement...
C’est normal qu’il ne soit pas content. S’il fait comme beaucoup d’autres et jette des bouteilles, ça ne me plaît pas. La frustration est normale. Mais après le match, il était très heureux de la victoire.
Avez-vous parlé avec Vini avant le match ?
Un joueur essaie de mettre ses sentiments de côté. Moi aussi, j’ai dû le faire pour jouer ici, dans ce stade qui est le mien, avec des gens que j’aime. Un joueur doit lui aussi être capable de le faire, et il s’en est plutôt bien sorti. La mauvaise première mi-temps est en quelque sorte grâce à Gasperini. Ce n’est pas la faute de Vinicius, mais celle de Gasperini.
Que pouvez-vous nous dire sur Espi ?
Il progresse. Quand la possibilité d'un départ de Gonzalo s'est présentée, un joueur que j'aimais beaucoup et qui aurait représenté une très bonne opération pour le Real Madrid, on m'a proposé trois noms. Espi en faisait partie et le travail a été très bien fait. Pour un attaquant, évoluer dans le même effectif que Kylian n'est pas facile. Ce n'est pas simple de faire tourner un joueur de sa qualité. Les occasions se présentent et, quand il en a eu, il a toujours répondu présent.









