José Mourinho s'est confié dans l'émission "Bet It Drives", lors d'un épisode spécial tourné à Madrid. Le Portugais a expliqué les raisons de son retour au club cet été et parlé de ses méthodes de travail.
Après son départ de Benfica, Mourinho a retrouvé le Real Madrid, qu'il avait déjà entraîné entre 2010 et 2013. Il explique que les contacts avec le club étaient resté réguliers depuis son départ.
"Je suis revenu parce que le club voulait que je revienne, mais la manière dont ils se sont adressés à moi a également joué un rôle. J'ai quitté le Real Madrid en 2013, je crois, et depuis, nous avons toujours entretenu une relation étroite. Je suis parti en très bons termes avec le club, le président et le conseil d'administration. Nous sommes donc toujours restés en contact."
"J'étais heureux à Benfica, heureux au Portugal. J'avais quitté mon pays depuis tellement longtemps que, lorsque je suis revenu à Benfica, je m'y sentais très bien. Mais le Real Madrid reste le Real Madrid. Tout le monde au club a compris que mon retour représentait une grande opportunité", ajoute-t-il.
L'implication des joueurs
Mourinho a également expliqué ce qu'il attend de ses joueurs en dehors du terrain : "Ne me trahis pas. Quand je dis 'ne me trahis pas', je parle évidemment de football. Ne me trahis pas et je serai toujours là pour toi. Quoi qu'il arrive.
Tu es footballeur 24 heures sur 24. Tu t'entraînes deux ou trois heures par jour, mais tu es footballeur 24 heures sur 24. Tout a donc une influence sur ton travail : ce que tu manges lorsque tu n'es pas au club, ce que tu bois, comment tu dors, et même certains aspects de ta vie privée."
Le Portugais distingue en revanche les règles du quotidien et celles qui concernent le jeu. "Mais pendant un match, si un joueur, grâce à son talent, sa créativité ou son intuition, enfreint une règle et prend le risque d'essayer quelque chose de différent, je suis pareil."
"Une fois le match commencé, je ne pense plus aux analystes ni aux adjoints. J'ai simplement une intuition et j'agis en conséquence. Je le fais. Et si, à la fin, le résultat n'est pas celui que j'espérais, je ne m'en veux pas, parce que je l'ai fait pour l'équipe. Je l'ai fait parce que je pensais que c'était la meilleure chose à faire."
"Je ne pense pas que ça fonctionne si un joueur fait quelque chose en quoi il ne croit pas. C'est pour ça que je pense que cette relation entre le leader et ceux qui représentent, disons, le leader sur le terrain est fondamentale."
Stars et egos
Enfin, Mourinho estime qu'un grand joueur doit aussi savoir gérer son ego : "Ceux que j'appelle vraiment des superstars n'ont jamais de problème avec leur ego, parce que ceux qui créent des problèmes avec leur ego ne sont, pour moi, pas des superstars. Pour moi, une superstar est un ensemble complet. Et cet ensemble comprend un aspect de la personnalité dans lequel l'ego est proportionnel au talent".
Apprendre des défaites
"J'apprends chaque jour. J'apprends des moments difficiles. J'apprends des personnes avec lesquelles je travaille, notamment des joueurs", avoue le Portugais.
Et il ajoute : "Pour gagner, nous devons travailler ensemble. Nous devons jouer les uns pour les autres, nous sacrifier les uns pour les autres... Au final, il existe toujours un lien entre ce que l'on obtient et ce que l'on donne pour y parvenir".









