Les révolutions de Perez après les années blanches

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Image Marca

Le Real Madrid se dirige inéluctablement vers une année blanche. La septième de l’ère Florentino Perez. Les six autres, dont deux lors de sa première étape, ont toujours eu pour conséquence des décisions drastiques de la part du président.

Un changement d’entraîneur a toujours été opéré, à l’exception de la fois où Luxemburgo était arrivé en décembre et a continué en 2005. Des départs de renom ont été enregistrés tels ceux de Figo, Cannavaro, Salgado, Raúl, Guti ou Casillas.

Le média Marca revient sur les grands remaniements qui suivirent ces années sans titre, avec Florentino Perez aux commandes.

2004

Après deux Ligas et une Ligue des Champions lors de ses trois premières saisons, Florentino effectue sa première révolution après être resté sans titre en 2004. Avant cela, des départs importants avaient eu lieu malgré les titres obtenus : ceux de Del Bosque, Valdano, Hierro et Makelele, compensées par les arrivées de Queiroz et Beckham. Cette année là, l’équipe avait tout pour réussir, mais s’est effondrée à partir de mars. En juin, Queiroz a été limogé, remplacé par Camacho. Le club a enregistré peu de départs et les arrivées d’Owen, Samuel et Woodgate.


2005

2005, deuxième année consécutive marquée par l’absence de titres. L’ère des Galactiques montrait des signes de faiblesse, mais Florentino a opté pour le maintient de Luxemburgo et un changement dans la politique des transferts en engageant un Espagnol (Sergio Ramos), et en insistant sur la filière brésilienne (Baptista y Robinho). Au chapitre des départs, Figo, premier ballon d’or acheté par Florentino s’en est allé. Avec lui, Solari, Owen, Samuel, César ou Celades. Arrigo Sacchi était le directeur sportif, poste qu’il a cessé d’occuper en décembre. Florentino à quant à lui démissionné en février avant que son équipe n’enregistre une autre saison blanche.


2009

En 2009, Perez est de retour après le triplé historique du Barça de Guardiola, afin de redonner la flamme au madridisme et atteindre la finale que Ligue des Champions qui se jouait au Bernabéu. Pour y arriver, le mot d’ordre était clair : transférer en une année ce qui normalement devait être fait en trois. Florentino, avec Valdano comme directeur sportif et Pellegrini comme entraîneur, s’est agité à coups de millions pour redonner au Real Madrid son lustre d’antan. Cristiano, Kaká, Benzema, Xabi Alonso, Arbeloa, Albiol et Granero ont été recrutés. Ces arrivées ont engendré les départs de Salgado, Cannavaro et des Hollandais Sneijder, Robben et Huntelaar.


2010

Malgré ces transferts et une bonne saison en Liga, Pellegrini cède sa place suite à deux éliminations cuisantes, en Coupe du Roi contre le petit club d’Alcorcon, et en huitièmes de Ligue des Champions face à Lyon. C’est Mourinho qui fût choisi pour tenter de contrer le meilleur FC Barcelone de l’histoire. Le Portugais pouvait se targuer d’avoir éliminé le club catalan la saison d’avant avec l’Inter. L’arrivée du technicien portugais coïncida avec les départs de Raúl et Guti. Mourinho, pour son recrutement, préféra miser sur de jeunes joueurs prometteurs. A l’exception du vétéran Carvalho, fidèle lieutenant de Mourinho, Di Maria, Canales et Pedro Leon ont été signés. Sont venus s’ajouter les transferts d’Özil et Khedira suite à leur Mondial sud-africain très remarqué.

Mourinho a su redonner de sa superbe à une équipe qui ne passait plus les huitièmes de Champions depuis un moment, en tombant honorablement contre le FC Barcelone en demi-finales. Avant cela, Mourinho réussi à conquérir la Coupe du Roi à Mestalla contre la même équipe, dans un match épique remporté dans les prolongations grâce à un but de Cristiano.


2013

Mourinho s’en est allé après trois ans sur le banc, et une Liga et une Coupe du Roi en poche. C’est Ancelotti qui pris en charge l’équipe, accompagné de Bale, d’Isco, d’Illarramendi et de Dani Carvajal, de l’achat de Casemiro et des montées définitive en équipe première de Morata, Jesé et Nacho. Ces arrivées ont été accompagnées des départs de Kaká, Özil, Higuaín, Albiol et Callejón.


2015

La dernière année sans titre s’est produite avec Carlo Ancelotti, le « père » de la Décima, qui laissa sa place à Benitez. Une décision controversée aux yeux des supporters. Zidane remplaça l’Espagnol quelques mois plus tard, avec le succès qu’on lui connait. Il convient de relever le départ du légendaire Iker Casillas cette année-là, et le peu de recrues effectuées (Kovacic, Lucas, Danilo).


2019 ?

Sous Zidane, l’équipe n’a jamais cessé de gagner. Avec son retour, une nouvelle ère débute. L’entraîneur français aura la tâche de reconstruire une équipe amputée de son joueur phare Cristiano Ronaldo, et dont certains cadres sont en fin de cycle, mais qui dispose aussi de jeunes joueurs très prometteurs et plein d’avenir. Un grand mercato est donc attendre cet été, de quoi lancer la 7e révolution de Florentino Perez.

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