Retour sur les années madrilènes de l’attaquant de légende Alfredo Di Stéfano

(Crédit photo : www.irishtimes.com)

Si les jeunes générations de supporters n’hésitent pas à faire de Cristiano Ronaldo le meilleur joueur de l’histoire du Real Madrid, les plus âgés ne jurent que par Di Stéfano. Considéré par Pelé comme « plus complet que Maradona et Messi », l’Argentin est depuis longtemps au panthéon de la Maison Blanche.

Comme l’a démontré Di Stéfano, le Real Madrid n’a jamais été aussi fort que dans la crise et dans l’adversité. Si vous n’avez pas encore de compte sur un site de paris sportifs, c’est le bon moment d’en ouvrir un. Pour faire vos premiers pas, nous vous conseillons de vous inscrire sur PMU ou Betclic. Pour en savoir plus sur les différences entre les deux sites, allez voir notre comparatif.

Seul détenteur du Super Ballon d’Or, Di Stéfano incarne le début de l’âge d’or du Real, avec des hommes comme Bernabeu ou Puskas. Voici une petite rétrospective de l’empreinte qu’a laissé le Divin Chauve sur le club madrilène.

1953-56 : l’explosion d’Alfredo Di Stéfano aux yeux de l’Europe

Dès son arrivée au Real, Di Stéfano est mis dans le bain avec le Classico. Le Real s’impose sur un score sans appel de 5-0 et Di Stéfano se signale en inscrivant 2 buts. Il terminera la saison avec 29 buts au compteur. Cette année, le Real remporte son premier titre depuis 21 ans. Sans qu’il le sache, l’âge d’or du Real a commencé.

Lors de la saison 54-55, le Real remporte un nouveau titre de champion d’Espagne. L’année suivante, Di Stéfano explose à l’occasion de la première édition de la Coupe d’Europe, l’ancêtre de la C1. En finale, le Real retrouve le stade de Reims où joue un certain Raymond Kopa. Les Merengues se retrouvent menés au score par 2 fois, mais parviennent à s’en sortir et remportent le match sur un score de 4-3. Bernabeu décide de recruter Kopa pour donner une nouvelle dimension au club.

1956-1960 : la première génération des Galactiques

Cette période coïncide avec la restructuration du club sous les ordres de Santiago Bernabeu. Grâce aux recettes issues du nouveau stade Chamartin, le club achète Kopa. Le recrutement de celui qui était l’un des meilleurs joueurs de l’époque illustre la politique du club pour les années à venir.

(Crédit photo : thewealthcircle.com)

L’année suivante, le Real achète José Santamaria puis Puskas lors de la saison 58-59. Entre 1957 et 1959, Madrid remporte 3 Coupes d’Europes, 1 Coupe latine et 3 Ligas. Quant au Divin Chauve, il remporte deux fois le Ballon d’or. C’est à cette période que le style « Di Stéfano » se développe. Excellente vision du jeu, technicité incomparable, qualités physiques hors normes, abnégation de tous les instants : le néo-espagnol éblouit le monde du football. Il est capable de mener le jeu, de marquer des buts et de sauver son camp sur des actions défensives de grande classe.

La saison 58-59 est l’apogée de la carrière de Di Stéfano ainsi que celle de son duo avec Puskas. En finale de la Coupe d’Europe face aux Glasgow Rangers, le Real s’impose 7-3 avec 4 buts du Hongrois et 3 buts de Di Stéfano.

Fin de carrière : Di Stéfano se heurte au football moderne

De 59 à 63, le Real n’est plus aussi impérial. Il est éliminé de la Coupe d’Europe en 1961 par le Barca. L’année suivante, c’est le Benfica qui sera le bourreau des Madrilènes, et ce malgré 3 buts de Puskas. Ce cycle de défaites exacerbe les tensions entre les joueurs et l’entraîneur Miguel Munoz. Le dernier match en compétition officielle joué par Di Stéfano est la finale de la Coupe d’Europe 64. Le Real est opposé à l’Inter de Milan. Munoz décide d’adopter une technique un peu plus défensive qu’à l’accoutumée. Madrid se fait piéger par le Catenaccio italien et s’incline 3-1. La culture tactique italienne a eu raison de la pléiade de stars du Real.

À la suite de cette rencontre, Munoz et Di Stéfano se brouillent et l’entraîneur décide de ne plus l’aligner dans l’équipe. Di Stéfano est alors reçu par Bernabeu, qui lui propose alors une reconversion. Le ton monte et le président du Real déclare que Di Stéfano n’est plus le bienvenu dans la capitale espagnole. Di Stéfano termine sa carrière à l’Espanyol Barcelone, après avoir joué 396 matchs et marqué 308 buts sous le maillot Merengue.

Timide retour au Real en tant qu’entraîneur

À la suite de sa carrière de joueur, Di Stéfano débute une carrière d’entraîneur. Il retourne au Real entre 1982 et 1984 mais n’arrive pas à remporter le moindre titre. En 1983, le Real est éliminé en finale de la Coupe d’Espagne et de la Supercoupe d’Espagne et de la Coupe de la Ligue. Il échoue aussi en finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe face à Aberdeen, entraîné alors par Alex Ferguson.

(Crédit photo : www.sport.tvp.pl)

En 1990, il revient une dernière fois au Real. Il prend les rênes de l’équipe première en compagnie de Camacho à la suite du limogeage de John Toshack. Au mois de décembre 90, il remporte en fin son premier titre avec les Merengues en tant qu’entraîneur : la Supercoupe d’Espagne. À la 26ème journée de championnat, Di Stefano laisse sa place à Radomir Antic. Il n’occupera alors plus aucun poste officiel dans l’organigramme du Real Madrid.

Le palmarès de Di Stéfano au Real Madrid

Dans la capitale espagnole, Alfredo Di Stéfano a remporté 17 titres.

  • 5 Coupes d’Europe des clubs champions : 1956, 57, 58, 59, 60
  • 1 Coupe intercontinentale : 1960
  • 2 Coupes latines : 1955, 57
  • 8 titres de champion d’Espagne : 1954, 55, 57, 58, 61, 62, 63, 64
  • 1 Coupe du Généralissime : 1962*
  • 2 Ballons d’or : 1957, 59
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