Ces dernières semaines, le Real Madrid montre un autre visage. Plus solide, plus intense, plus cohérent aussi. Les résultats suivent, tout comme les contenus de match. Les supporters reprennent plaisir à voir jouer leur équipe.
Et forcément, les observateurs en Espagne cherchent à identifier ce qui a vraiment changé, en quelques jours seulement, dans ce Real Madrid. Certains soulignent tout simplement le travail d’Alvaro Arbeloa, d’autres le retour d’Antonio Pintus en charge de la préparation physique. Mais pour le journaliste Paco González, la vraie bascule ne vient ni du banc, ni du staff. Elle vient avant tout des tribunes.
Ces dernières semaines ont été agitées pour le club madrilène, avec plusieurs grosses désillusions : une finale de Supercoupe perdue face au Barça avec Xabi Alonso sur le banc, puis une élimination en Copa contre une D2, avec cette fois Arbeloa en charge. Deux claques, deux trophées perdus coup sur coup, ce qui déclenché la fureur du Madridisme.
Un électrochoc venu des tribunes
Et c’est précisément là que Paco González situe le tournant. Pour lui, ce n’est pas un ajustement tactique ou physique qui a réveillé le groupe, mais bien la réaction du public. "Le principal responsable, c’est la colère du Bernabéu. Cette génération de joueurs ne l’avait jamais vue autant en colère", a-t-il expliqué.
Il faut dire que les sifflets du public madrilène, notamment face à Levante, ont beaucoup secoué les joueurs, Vinicius notamment, aperçu en larmes dans le tunnel pour le traitement qui lui était réservé. Et visiblement, ça a eu un effet immédiat. Pour Paco González, ce match face Levante a servi d’électrochoc pour tout le groupe, avec la prise de conscience qu’il fallait régir.
Un jeu plus cohérent
Évidemment, même si c’en est la principale raison aux yeux de Paco González, tout ne s’explique pas uniquement par les sifflets pour le journaliste, qui reconnaît aussi le travail d’Arbeloa : "Il a bien démarré".
L’équipe joue plus haut, presse mieux et se montre bien plus compacte que sous Xabi Alonso. On retrouve une organisation plus claire, plus structurée, proche de ce que beaucoup imaginaient pourtant avec l’arrivée du Basque.
Le retour de Pintus
Dans l’ombre, Antonio Pintus a aussi repris une place centrale à Valdebebas. Le préparateur italien travaille quotidiennement à remettre le groupe à un niveau physique plus élevé. Et sur le terrain, ça se note : le Real presse mieux, plus longtemps, et se montre plus constant sur l’ensemble d’un match.
Forcément, Pintus récolte aussi sa part de crédit dans cette transformation. Comme Arbeloa. Mais selon Paco González, il ne fait aucun doute que tout est parti d’une chose : la réaction furieuse du public, qui aura piqué les joueurs, tous sans exception, dans leur orgueil.









