Claudio Giráldez, entraîneur du Celta de Vigo, est passé en conférence de presse d'avant-match à la veille de recevoir le Real Madrid pour la 27e journée de Liga.
Mauvais moment du Real Madrid
"Moi, je signerais tout de suite pour être à leur place. J’aimerais être deuxième du championnat et en 8e de finale de la Ligue des champions. Ils sont à un moment de la saison où il faut rester en course, ils vont se battre pour les deux titres les plus importants. Leur entraîneur est là depuis peu et j’imagine qu’il est dans cette phase où l’équipe doit s’adapter à ses idées, avec une meilleure connaissance mutuelle entre lui et les joueurs. Ils restent sur deux défaites de suite, ce qui n’est pas habituel ni pour le Real Madrid ni pour le Barça, et ça les rend encore plus dangereux. S’ils doivent se relâcher un jour, ce ne sera pas maintenant."
Qui est le favori ?
"Le Real Madrid est favori dans tous les matchs qu’il joue, sauf contre le Barça et contre les équipes de Ligue des champions. Je pense que le Real Madrid, le FC Barcelone et l’Atlético de Madrid sont un cran au-dessus des autres. S’ils sont à leur meilleur niveau et qu’ils font les choses correctement, c’est très difficile. Nous, ce qu’on doit faire, c’est atteindre notre meilleur niveau pour pouvoir rivaliser. On pensait aussi que c’était impossible de gagner au Bernabéu et on l’a fait. Si quelqu’un pense que c’est simple de rivaliser avec le Real Madrid, ça ne l’est jamais. Il faut aussi un peu de réussite, comme Getafe l’autre jour et comme nous au Bernabéu. Ils vont aligner un onze spectaculaire, avec onze des meilleurs joueurs du monde et suffisamment de remplaçants pour faire un grand match pendant 90 minutes. Un effectif avec un budget comme celui du Real Madrid ne dépend pas d’un nom, ni de deux, trois ou quatre absents."
Les absents chez l’adversaire
"Évidemment, un joueur comme Mbappé n’a pas de remplaçant dans le monde parce qu’il est unique, avec des caractéristiques très particulières. Ils vont davantage jouer dans l’axe et chercher la finition avec Gonzalo. Probablement que Gonzalo défend aussi plus sur la première ligne que Mbappé et on devra être capables de sortir de cette pression. Combien de fois a-t-on cru que le Real Madrid était mort, dans une saison ou à la 90e minute d’un match… On ne peut pas se relâcher une seconde. Sous-estimer le Real Madrid serait une erreur. Dans tous les cas, la seule chose qu’on doit faire, c’est sentir qu’on peut gagner. Se sentir favori contre le Real Madrid serait une grosse erreur."
Le plan qui avait permis au Celta de gagner au Bernabéu est-il applicable ici ?
"Ce sont des entraîneurs différents et des moments différents de la saison. Là-bas, on a fait certaines choses bien, mais pas tout. Il y a des choses à améliorer. Ce que j’ai aimé, c’est la personnalité de l’équipe : être capable de souffrir par moments, de jouer plus haut, de garder le ballon à certains moments du match et d’être capables de courir. Ce sont un peu les clés pour pouvoir rivaliser avec le Real Madrid."
Xabi Alonso et Arbeloa
"Le Real Madrid ne s’est ni amélioré ni a régressé, je pense qu’il est simplement différent. Quand on dit qu’une équipe s’est améliorée, on dirait que l’entraîneur précédent faisait mal les choses, et je ne le pense pas. C’est difficile d’entraîner là-bas à cause de la pression et j’ai beaucoup de respect pour les deux. Le temps dira si le changement d’entraîneur était une bonne décision et si Arbeloa marquera une époque au Real."
Ils affrontent la meilleure équipe à l’extérieur du championnat
"Il y a une partie du jeu du Real Madrid qui le rend très dangereux à l’extérieur, parce que c’est l’une des meilleures équipes du monde dans les espaces et les adversaires se replient moins que lors des matchs au Bernabéu. Il y a aussi une autre explication : il y a beaucoup de joueurs très jeunes qui viennent d’arriver et il peut parfois être compliqué pour eux de jouer au Bernabéu. Il y a une atmosphère un peu particulière lors de certains matchs là-bas. L’autre jour j’étais au stade et c’est ce que j’ai ressenti. C’est logique quand on sort d’une période avec autant de Ligues des champions gagnées, l’un des moments les plus forts de l’histoire du club. Ce changement est toujours difficile et l’équipe a beaucoup rajeuni. Les attentes sont toujours très élevées et parfois, à l’extérieur, cette pression est moins forte."








