Alvaro Arbeloa a répondu aux questions des journalistes à Munich à la veille du choc retour entre le Real Madrid et le Bayern.
Comment se sent l’équipe à l'approche de ce match?
Avec beaucoup d’envie, la même envie que tout le Madridisme. Convaincus que nous pouvons le faire et prêts pour un grand match.
Quelles sont les raisons de croire à une remontada ?
Pour commencer, parce que nous sommes le Real Madrid. S’il y a une équipe capable de venir dans ce stade et de renverser la situation, c’est nous. Nous sommes une équipe qui ne renonce jamais, celle des 15 Coupes d’Europe. Nous sommes le Real Madrid.
Tête, cœur ou courage ?
Avec tout. C’est un match où nous devons être à un très haut niveau. Mentalement, dans l’état d’esprit, techniquement, tactiquement… Nous devons faire un grand match individuellement et collectivement. Demain, nous devons montrer de la personnalité pour jouer dans un stade comme celui-ci face à une très grande équipe qui nous a déjà battus la semaine dernière. Nous devons montrer qui nous sommes.
L’équipe doit-elle franchir un cap pour créer l’exploit ?
Je ne pense pas que nous devions faire un miracle. Si nous avions gagné l’autre jour, ça n’aurait rien eu d’extraordinaire. Leur gardien a été l’homme du match. Nous en sommes capables. Personne qui connaît le Real Madrid ne pense qu’une victoire demain serait un miracle.
C'est compliqué de remplacer Tchouaméni ?
Nous avons beaucoup d’options et beaucoup de joueurs capables de jouer au poste de Tchouaméni. Camavinga, Thiago, Ceballos, Valverde… Je sais déjà quel onze je vais aligner demain. Ils m’inspirent beaucoup de confiance. Ceux qui seront sur le banc devront nous aider en seconde période, car ce sera un match très long et très intense. Je me sens privilégié avec l’effectif que j’ai.
Peut-on jouer sur le facteur peur ?
Eux aussi sont une grande équipe, une équipe capable de nous regarder dans les yeux par son histoire, sa mentalité, sa personnalité… Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes, c’est le plus important et c’est ce que nous pouvons contrôler.
Qu’est-ce que l’équipe doit améliorer ?
Il y a beaucoup d’aspects du jeu à améliorer. C’est important de profiter des occasions, on n’en aura pas autant qu’à l’aller. C’est une question de confiance. On doit marquer si on veut gagner et se qualifier. On doit très bien jouer demain.
Ces ambiances-là, ça change quelque chose ?
On a déjà joué ici beaucoup de fois. Moi je l’ai fait. Beaucoup de joueurs aussi. On sait ce que c’est. On est prêts pour ça. Ce sont des ambiances dans lesquelles les joueurs du Real Madrid se sentent à l’aise. Ce sont des moments qu’ils aiment, où ils veulent donner le meilleur d’eux-mêmes. Demain, ils vont faire un grand match.
Le statut de non-favori vous motive encore plus ?
Je ne sais pas combien d’équipes dans le monde peuvent dire qu’elles ont gagné 15 fois la Ligue des champions. L’entraîneur du Real Madrid y croit, les joueurs y croient et le club y croit. Ces derniers jours, je n’ai croisé aucun supporter qui ne pense pas qu’on va gagner. Tout le monde y croit. On sait que c’est difficile, personne ne sait ce qu’il va se passer demain, mais on va donner le meilleur de nous-mêmes et on pense que ça nous permettra de passer.
Le Real n’est jamais remonté après une défaite à domicile à l'aller en Coupe d’Europe…
Nous n’en avons pas parlé, mais c’est un défi de plus. L’histoire du Real Madrid s’est construite à partir d’impossibles. Nous sommes prêts à nous battre pour agrandir encore l’histoire de ce club et renverser la situation à l’extérieur.








