Quelques minutes après le passage de son entraîneur en salle de presse, le gardien Manuel Neuer s’est exprimé à son tour avant le match entre le Bayern et le Real à Munich.
Quel avantage a le Bayern pour demain ?
La seule chose, c’est qu’on a un but d’avance, mais c’est le Real Madrid, un défi très compliqué. C’est une chance de jouer le retour à domicile et on compte sur le soutien des supporters. On est très motivés, prêts. La situation est bonne… mais il faut rester prudents, parce que dans le passé, on a vu comment le Real Madrid peut gagner.
Y a-t-il un plan contre Vinicius ?
Les noms n’ont pas d’importance. Le plus important, c’est de penser que c’est un match de Ligue des champions… et c’est tout. On joue contre le Real Madrid comme une équipe, pas contre des individualités. Bien sûr qu’on connaît ces joueurs, mais on doit se concentrer sur notre travail, montrer notre meilleure version. Demain, ce sera décisif de fonctionner comme une équipe.
Qu’est-ce qui a changé chez vous depuis la séance de tirs au but de 2012 ?
Pas grand-chose. On a analysé les joueurs actuels… le passé, on le regarde peu. Même si on jette un œil à leurs habitudes sur penalty, en cas de séance. Mais au final, tu choisis sur le moment.
Qu’est-ce que ça fait de voir qu’on peut gagner la Ligue des champions à nouveau ?
Le plus important, c’est de bien fonctionner collectivement, de donner le maximum ensemble. Ce serait magnifique de la gagner encore, bien sûr, mais tout se construit et on est en train de le faire. On progresse avec Kompany et ça se voit dans l’énergie de l’équipe, dans la motivation.
L’histoire du Real Madrid en Ligue des champions… c’est quelque chose dont vous parlez ?
Non. On connaît leur parcours dans cette compétition, mais quand tu es professionnel, tu vis dans le présent. Et là, on joue contre ce Real Madrid. Une équipe qui, si elle est dans un bon jour, peut battre n’importe qui. Mais nous aussi. On les a battus au Bernabéu d’ailleurs. Et c’est un avantage de jouer à l’Allianz.
Qui est pour toi le meilleur gardien de l’histoire ?
C’est difficile, ça dépend des époques. Ces dernières années, il n’y en a pas que deux ou trois, il y en a beaucoup et chacun a son style. Pour le Real Madrid aujourd’hui, c’est difficile de se passer de Courtois. Mais si on regarde avant, Schmeichel, Kahn, Buffon, Casillas… ils sont tous très bons. Je ne vois pas un seul meilleur que tous les autres, ça dépend des périodes.
As-tu beaucoup repensé à la remontada de Joselu ?
Ce n’est pas une question de ce match-là, parce que cette équipe est différente aujourd’hui. Ce n'est plus la même. On joue à domicile et on connaît le résultat de l’aller. Ce sera difficile, bien sûr, pas besoin qu’on nous le dise. Mais on a beaucoup de potentiel.
Les possibles suspensions pour les demi-finales influencent-elles ?
À l’aller, c’était pareil. On avait des joueurs sous menace… mais il faut gagner demain, c’est le plus important. On veut finir à onze, c’est essentiel. Il faut être intelligents. Mais on a beaucoup d’expérience dans ce genre de situation. L’arbitre sera solide et il sait à quoi s’attendre.
Que peux-tu dire sur ton avenir ?
Plus vite je prendrai une décision, mieux ce sera. Ça ne dépendra pas des titres qu’on gagnera. Mais je n’ai encore rien décidé, même si ça ne devrait pas tarder.
Le Real est-il plus dangereux parce que c’est sa dernière chance de gagner un titre ?
Bien sûr… on connaît cette situation. Pour un grand club comme le Real Madrid, c’est quelque chose de fort. Si tu analyses ça, tu sais que ça peut les rendre encore plus dangereux. Mais je ne veux pas trop penser à leur situation, plutôt à nous. À notre série actuelle, au fait qu’on est encore en course partout. C’est tout ce qui compte pour nous.
Est-ce que ça motive d’éliminer le Real Madrid ?
Bien sûr ! Il y a deux ans, on aurait adoré les éliminer… mais on est dans le présent. Et c’est tout ce qui compte pour nous.








