L'entraîneur du Real Madrid, Alvaro Arbeloa, s'est exprimé auprès des médias après la belle victoire 6-1 face à l’AS Monaco en Ligue des Champions.
En flash interview
Qu’avez-vous pensez du match ? "Ce fut un match fabuleux, dans notre stade, avec nos supporters, dans une ambiance formidable. Les joueurs ont pris du plaisir. Il y a eu de superbes buts. Toute l'équipe a réalisé une excellente performance, tout le monde a fourni un gros effort et c'est l'image que nous voulons voir."
Quelle importance accordez-vous à cette récupération, si haut, si près de la surface adverse, et à tout ce jeu sans ballon qui a peut-être manqué lors des derniers matchs ? "Ce sont les joueurs qui ont gagné ce match grâce à leurs efforts et à leur qualité, ce n'est pas le mérite du nouvel entraîneur. Pour moi, c'est un énorme mérite, car sans pratiquement s'entraîner, ils ont tout de suite compris le peu que je leur demande. Nous avons encore beaucoup de marge de progression, mais j'adore leur attitude et leur mentalité. C'est ça, le Real Madrid. Il y aura des jours où les choses iront mieux ou moins bien, mais j'adore ce caractère et cette ambition. C'est tout ce que les supporters du Real Madrid veulent voir."
Asencio est-il incertain pour samedi contre Villarreal ? "J'espère que non, il a déjà fait un gros effort samedi contre Levante. Il était un peu fatigué et nous avons décidé de le mettre au repos."
Superbe match de Mastantuono et Güler : "De tout le monde. Très bon match de Mastantuono, qui a fait un excellent travail, d'Arda, de Vini, de Kylian, qui sont deux joueurs qui font la différence. De Jude... Aujourd'hui, c'était le jour de tout le monde. Nous insistons beaucoup sur le fait que nous devons nous soutenir, que nous devons être une équipe qui avance ensemble, et je suis très heureux pour eux tous, c'était une soirée très agréable.
Que signifie l'étreinte que vous a donnée Vini ? "Plus que m'étreindre, il a embrassé le Madridisme, c'est une étreinte aux supporters. Nous sommes tous très heureux de ces retrouvailles, de ce jumelage et des supporters, c'est ce que nous voulons. Vini a besoin du Bernabéu, je pense qu'il a beaucoup apprécié Vini ce soir et qu'il continuera à le faire."
La signification du geste de Bellingham pour célébrer son but : "Je n'en ai aucune idée. Ils mettent beaucoup de magie dans leurs célébrations. Tant qu'ils marquent des buts, qu'ils célèbrent comme ils veulent, il n'y a pas de problème."
En conférence de presse
Quelle soirée de Vinicius…
Ce que je disais, c’est ce qu’on a vu ce soir : quand il est heureux, il est injouable, le plus déséquilibrant. Cette accolade qu’il m’a donnée, elle est pour tout le Madridisme. Pour les gens qui l’ont soutenu dans les moments difficiles. Si je lui ai dit quelque chose en privé ? La même chose qu’ici : on a besoin de lui à 100%, parce qu’il va être très important. Et j’ai besoin qu’il soit heureux, concentré sur son jeu. Qu’il prenne du plaisir. Il a toute ma confiance, toute ma liberté, et presque l’obligation de jouer à ce niveau-là.
Le Real Madrid d'Arbeloa est-il l’un des favoris pour cette Ligue des champions ?
Celui d’Arbeloa non.. le Real Madrid. Il est toujours favori pour tout. C’est sa compétition. C’est le Real Madrid.
Qu’avez-vous ressenti à ce moment où on a l’impression que Vinicius est sifflé… puis que le Bernabéu répond par des applaudissements ?
Il y a eu un Bernabéu très touché, derrière ses joueurs. Ils n’ont pas seulement fait un grand match avec le ballon, mais aussi énormément d’efforts collectifs. Ce qu’a couru Bellingham, ce n’est pas banal. Franco, Arda… les efforts qu’ils ont faits. Mettre le collectif avant l’individuel.
C’est une victoire de l’entraîneur ou des joueurs ?
Si j’avais été sur le banc de droite, le résultat aurait été le même. C’est une victoire des joueurs, de leur envie, de leurs efforts et de leur mentalité. C’est très clair pour moi. Les médailles sont pour eux et pour le public du Bernabéu, parce que sans cette ambiance, on ne peut pas jouer comme ça. Je l’ai dit l’autre jour : si on veut gagner quelque chose, on a besoin d’eux.
Réconciliation définitive avec le Bernabéu ?
Il reste beaucoup de matchs. Cette semaine, j’ai fait plus de conférences de presse que d’entraînements, et ça me manque un peu. Mais ils sont formidables. Je remercie la façon dont ils ont accueilli un entraîneur sans expérience. L’affection, l’envie, l’ambition. Le Real Madrid va au-delà des styles et des concepts tactiques : c’est l’ambition, le caractère, l’exigence et l’effort. C’est ça, le Real Madrid, et c’est ce qu’on veut transmettre.
En jouant comme ça… le Real est-il prêt à tout?
Ce soir, le Bernabéu a montré que quand il est avec son équipe, le Real Madrid est meilleur. Et nous, quand le Bernabéu est de notre côté, on vit de grandes nuits. Dans les grandes soirées, on a toujours eu un grand public. On sait que l’exigence est élevée et qu’on doit jouer comme aujourd’hui, mais on est heureux d’avoir offert une grande nuit au Bernabéu et aux joueurs du Real Madrid.
Comment allez-vous utiliser Camavinga ? Aujourd’hui, il a joué latéral…
La mauvaise première mi-temps contre Levante, elle est de tout le monde, moi le premier. J’étais prêt à changer le onze et l’entraîneur s’il le fallait. Je ne pointe jamais quelqu’un du doigt, si je sors un joueur, c’est pour le bien de l’équipe. Eduardo est un grand joueur, inutile de le découvrir. On n’a pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner, mais on veut que les latéraux rentrent beaucoup à l’intérieur, et avec lui, je sentais qu’on pouvait gagner en possession. Je le remercie de se mettre au service de l’équipe, dans un poste qui n’est pas le sien.
Demandez-vous aux attaquants de redescendre défendre ?
Quand l’équipe est compacte et haute, ce sont les premiers à presser. Ensuite, ça dépend des adversaires. Vini et Kylian font beaucoup d’efforts, mais on veut surtout qu’ils soient frais pour attaquer. Qu’ils travaillent avec l’équipe, qu’ils courent, mais qu’ils aient aussi l’énergie pour faire la différence, comme aujourd’hui.
Il y a dix ans, Benitez partait, Zidane arrivait et gagnait la Ligue des champions. Voyez-vous des similitudes ? L’effectif est-il prêt ?
Vous attendez que j’en gagne trois d’affilée aussi ? Ce qui s’est passé à l’époque était historique, exceptionnel, et très difficile à reproduire. On va se battre pour tout : la Liga, avec un déplacement compliqué à Villarreal, puis le Benfica pour aller chercher le top 8. Avoir un mois de février pour travailler, se reposer et apprendre à mieux se connaître. Je ne crois pas trop aux coïncidences, seulement au travail et à l’enthousiasme.
Comment allez-vous, personnellement ?
Merci pour la question. Très bien, enthousiaste comme au premier jour. Mais surtout heureux pour les joueurs et pour le Madridisme, d’avoir vécu une nuit comme celle-là. Je veux que les joueurs prennent du plaisir. Je suis devenu entraîneur pour tirer le meilleur d’eux. Ce club est très exigeant, et après des performances comme aujourd’hui, ils sont heureux. Si on met tout ça ensemble, on pourra se battre pour tout.
Brahim revient déjà ?
Il a fait un tournoi exceptionnel. Si le Maroc est allé en finale, c’est en grande partie grâce à lui. J’ai très envie de l’accueillir et de lui donner une accolade. C’est un joueur avec beaucoup de qualités, capable de s’adapter à plusieurs postes dans notre jeu. Demain on se repose, jeudi on s’entraîne et il sera là. Les coéquipiers ont hâte de le revoir. Et ça, c’est ce qui me rend confiant pour l’avenir.
On a vu Vinicius un peu distant avec le public…
Moi, j’ai vu un public totalement derrière Vinicius, scandant son nom, et même à la fin, il a été applaudi. Je l’ai dit : il a besoin de se sentir aimé par son public. Il est arrivé très jeune et il est très émotif. Ce n’est pas facile de jouer ici, c’est très exigeant. Mais je l’ai dit hier : le Bernabéu est juste. Et on l’a vu ce soir. Il a récompensé les efforts, les buts, les actions, le sacrifice, la mentalité. On était convaincus, comme l’a dit Mbappé, qu’on allait renverser la situation, et il n’y avait pas meilleure façon de le faire.









