Les propos de Thierry Henry prennent aujourd’hui une autre dimension. Début décembre, quelques semaines avant le licenciement de Xabi Alonso, l’ancien international français s’était exprimé sur la situation du technicien basque au Real Madrid.
Sur le plateau de la CBS, Henry avait rappelé que Gareth Bale avait lui aussi prévenu de la difficulté à s’imposer sur le banc madrilène. Il avait surtout fait part de sa déception face au peu de temps accordé à Xabi Alonso. "Je trouve toujours ridicule qu'un entraîneur puisse avoir des problèmes après seulement six mois en poste. Mais vous savez, dans un club du calibre du Real Madrid ou du Barça… on peut se réveiller et vite apprendre de mauvaises nouvelles, car les choses peuvent changer, et elles changent. Je trouve ça tout de même absurde", a-t-il déclaré.
Henry estimait déjà que la responsabilité ne devait pas retomber aussi vite sur le coach. "Je ne pense pas qu'il faille remettre en question l'entraîneur. Quand on a un entraîneur en poste, on essaie de voir ce qu'il peut faire. Pour certains, il passait trop de temps à coacher et pas assez à gérer. Personnellement, je ne suis pas d'accord, mais c'est comme ça. Je comprends Alonso, car on a vu ce qu'il a accompli avec Leverkusen lorsqu'il a eu la chance d'entraîner une équipe qui suivait ses consignes".
Thierry Henry on Xabi Alonso in Dec 2025.
"I find it ludicrous that a manager can be in trouble after 6 months. At Real Madrid or Barcelona you can wake up & hear some bad news. At Real you need to manage bit more than coaching.”
Few weeks later Xabi..pic.twitter.com/ZLtdOo05J5
— Kyama ⚽ (@ElijahKyama_) January 12, 2026
L’ancien attaquant avait également insisté sur un point souvent évoqué à Madrid, la gestion du vestiaire. "Gareth Bale l’avait expliqué ici même sur ce plateau, à Madrid, ce qu’il faut faire, c’est manager les joueurs, et gérer les egos au Real est totalement différent que de gérer une équipe comme le Bayer Leverkusen".
Enfin, Henry avait comparé les modèles du FC Barcelone et du Real Madrid. "À Barcelone, c’est complètement différent, on forme des entraîneurs. Ils ont un style de jeu qu'il faut respecter, et il est respecté au sein du club. À Madrid, l'approche n’est pas du tout la même. Ce sont 90% les joueurs, 10% l'entraîneur. Il faut leur laisser les rênes. Sauf que parfois, l'ego entre en jeu et les choses se compliquent", a-t-il conclu.








