Nacho : “Je ne conçois pas ma vie sans le Real Madrid”

10 années très exactement après ses débuts en équipe première, le défenseur Nacho a concédé une interview à RealMadrid TV.

L’amour du club : "Je ne conçois pas ma vie sans être dans ce club. Autant ma famille que moi, nous croyons que le Real Madrid nous a tout donné depuis que nous sommes tous petits. Réaliser le rêve de pouvoir être avec l'équipe première est quelque chose que j'ai toujours voulu. Maintenant que je suis ici, je réalise mon rêve chaque jour et à chaque match que je joue."

Ses débuts le 23 avril 2011 : "Je suis un amoureux du football et je garde toutes les choses qui peuvent avoir de la valeur pour moi dans le futur. Les crampons du jour de mes débuts, le ballon signé par l'entraîneur et tous les joueurs, ce sont des choses que je devais conserver. Tout joueur, quand il est petit, a le rêve de débuter avec l'équipe première. Ce jour-là, j'avais les jambes en coton et beaucoup de choses qui me passaient par la tête. Je me rappelle qu'au bout de 15 minutes, j'avais des crampes dans les jambes. Mourinho m'avait demandé si je voulais sortir mais moi, logiquement, je ne voulais pas sortir. J'ai tenu jusqu'à la fin et tout s'est bien passé, avec une victoire et un grand match de ma part."

Un joueur formé au club : "Le Real Madrid m'a tout donné. Je dis que c'est également ma famille et je ne peux pas imaginer ma vie sans le Real Madrid. Il m'a tout enseigné: l'éducation, les valeurs, savoir gagner et savoir perdre. Ce n'est pas qu'un club de football, mais une famille. Je suis très reconnaissant d'être ici et de continuer à faire partie de cette grande équipe. J'espère que j'y resterai encore bien des années."

La célébration de la Décima : "Dès que je vois ce maillot, mes yeux se remplissent de joie car ça avait été une année très spéciale. S'il ne faut garde qu'un but du Real Madrid ces dernières années, c'est celui de Ramos, car il a tout changé, tout ce que le Real Madrid a vécu ensuite. Dans cette finale, quand Sergio a marqué, nous sommes tous rentrés sur le terrain pour le fêter. Sur le second but, nous avons fait la même chose, si bien qu'on m'a envoyé dans les vestiaires. On ne m'a pas laissé voir la fin de match, j'ai fini de le voir avec les responsables de l'équipement et le reste du staff."

Le poids de la Undécima : "C’était une journée compliquée, car un jour avant, María m'a dit qu'elle pensait que Nachito allait venir au monde. En parlant avec elle, elle m'a dit qu'elle allait bien et que tout allait bien se passer pour l'enfant. Je suis parti à Milan, tout en sachant que Nacho allait naitre ce jour là. La journée a été très longue. Ma tête n'arrêtait pas d'alterner entre ma femme, Nachito et la finale. J'ai peu de fois pleuré dans le monde du football, je pleure peu, mais ce jour-là, je me rappelle que quand nous avons gagné, je suis tombé en larmes. C'est incroyable, je n'arrête pas de répéter à Nachito qu'il est né le jour d'une finale que nous avons gagné."

Les titres remportés : "La première Liga que j'ai gagné est l'un des titres qui ma procuré la plus grande joie. Cela représente le travail bien fait durant toute l'année et la souffrance de nombreux mois. De plus, dans cette Liga, je me suis senti une pièce importante car j'ai pratiquement joué tous les matchs. Elle a été spéciale, je le dis toujours à mes amis et à ma famille. Je garde un très bon souvenir de la 33ème Liga."

Plus de 200 matchs : "Le maillot des 200 matchs m'a procuré une grande joie, ceux des 100 et des 50 également. C'est comme si on franchissait des étapes, on voit que l'on reste au Real Madrid, c'est là où je veux être. On y grandit comme joueur et comme personne. C'est une bonne chose, cela donne de la valeur au travail fait durant bien des années. Cela permet d'aller de l'avant, l'envie est encore plus grande d'obtenir d'autres maillots comme ceux-là."

La sélection espagnole : "Pour un joueur d'élite et du Real Madrid, jouer avec sa sélection est la plus belle des choses. En plus, pour mes débuts au Mondial, j'ai marqué un but. Le sentiment que j'ai senti à ce moment là, je ne l'ai presque plus jamais connu. Faire se lever un pays, savoir qu'il y a beaucoup de gens derrière, la responsabilité de défendre ce maillot, c'est une très belle chose, alors inscrire un but en plus…"

Le but de volée en Coupe du Roi : "La répercussion qu'a eu ce but a été très grande. Je me rappelle qu'à la fin du match beaucoup de gens m'ont écrit. De fait, encore aujourd'hui après tant d'années, beaucoup de gens me le rappellent. Il avait été très beau. Zidane m'a également dit qu'il ressemblait à celui qu'il avait marqué en finale de Ligue des Champions, mais je lui ai dit que pas du tout. C'est difficile de voir un défenseur mettre un tel but, mais à ce moment-là, je me suis dit: je suis là et je vais mettre ce but."

La relation avec son frère : "Que puis-je dire de mon frère… Il me dit toujours qu'il est le miroir dans lequel il se regarde et que je suis sa référence, mais je pourrais en dire autant. Le sacrifice et le travail qu'il faut que les parents fassent avec un fils, alors imaginez avec deux... En plus, voir ses deux enfants réaliser leur rêve de jouer ensemble au Real Madrid, vu comment il est difficile de voir deux joueurs jouer avec l'équipe première… Je n'ai pas seulement le maillot qu'il portait quand j'ai joué contre lui, mais celui de toutes les équipes dans lesquelles il a été. Déjà que j'adore garder tous les maillots des équipes que j'ai affronté, imaginez avec ceux de mon frère. Je les ai dans un endroit bien spécial de ma chambre."

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