Perez : “Même avec une clause à 10M€, Asensio ne quitterait pas le Real”

Florentino Pérez a passé en revue l'actualité du Real Madrid aux micros de Cadena Ser, dans l'émission El Larguero enregistrée hier depuis le stade Santiago Bernabéu.

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Photo Twitter @ellarguero

L'arbitrage en Espagne : "Je n'ai jamais parlé en mal des arbitres. Mais l'arbitrage peut clairement être amélioré et parfois il n'est pas à la hauteur, comme lors du dernier Clasico. Il doit y avoir un règlement dans lequel le fautif est puni (référence à la simulation de Suarez). Il arrive qu'un joueur trompe l'arbitre et que personne ne soit sanctionné, ni le joueur ni l'arbitre. Tous ceux qui se trompent doivent être sanctionnés, pour le bien du football. Il n'est pas normal qu'un joueur prenne cinq matchs et l'autre aucun."

Zidane : "En ce moment, nous vivons une époque importante dans laquelle Zidane a une grande importance, pour ne pas dire totale. Il est d'une incroyable intégrité, les joueurs savent que c'est une personne très juste. Je n'ai jamais parlé d'argent avec lui, y compris quand il est arrivé de la Juve. Sa signature en 2001 a été stratégique, il était le joueur clé. Il nous a offert un football élégant et précieux, et maintenant il est l'entraineur qui correspond à ce que nous recherchions."

Cristiano Ronaldo : "Je ne sais pas ce qui s'est passé. Il y a eu une information d'ABola qui est sortie, et comme il n'y avait pas de sujets de conversation pendant l'été, on en a parlé avec excès. Il était contrarié pour le sujet fiscal, mais il n'a pas voulu partir. Tout est oublié, c'était les vacances. A Monaco il a clairement dit qu'il était heureux au Real Madrid."

Problèmes fiscaux : "L'information que j'ai, c'est qu'il n'a rien fait qui peut constituer un délit. Tout le monde doit payer ses impôts, mais Cristiano est venu avec la même structure qu'il avait en Angleterre. Il n'a rien dissimulé, il n'y a pas de délit. Parfois quand vous changez de pays les critères changent, mais on verra. Ce sera long, ça prendra du temps avant de savoir ce qui s'est passé."

Bale : "Bale est l'un des grands joueurs que nous avons et nous sommes très contents de lui. Il n'y a pas eu d'offre pour lui et ce qu'a dit Mourinho, il l'a dit de manière sympathique. Après tous sont intransférables et d'ici un an nous verrons ce qui se passera. Je ne sais pas ce qui arrivera dans l'année qui vient, personne ne le sait. Bale a gagné beaucoup de titres, il a contribué à deux des trois finales de Champions League, à une Copa à Valence... Il a eu un rôle important. L'an passé il a eu une blessure importante aux tendons. Le problème c'est que tomber sur Bale est devenu un sport."

Isco : "Isco est arrivé ici très jeune et il n'a fait que s'améliorer. Il est devenu ce que nous pensions qu'il allait devenir. Sa prolongation va être annoncée prochainement, ces prochains jours. Le contrat est scellé."

Clause d'Asensio : "Je ne me souviens pas de sa clause actuelle, mais il ne quitterait pas le Real Madrid même s'il avait une clause de 10 millions, car il est très heureux ici."

Un mercato fou : "On pourrait acheter un joueur pour 180 ou 200 millions, mais à l'heure actuelle ça nous perturberait plus que ça nous aiderait. Si nous amenons quelque chose qui perturbe le vestiaire ça ne serait pas bon."

Mbappé : "Il a choisi le PSG parce qu'il est né à Paris. Nous avons discuté, mais je ne sais pas si c'était le moment de le faire venir et perturber l'ambiance du vestiaire. Au final il s'est passé une chose normale, Mbappé est de Paris et le PSG le voulait."

Neymar : "Je n'étais au courant de rien. Il y a des clubs qui peuvent dépenser cet argent. Si le PSG a payé ça c'est qu'il les vaut. C'est un grand joueur, sans aucun doute."

Neymar et Mbappé à Madrid un jour ? "Je ne peux pas prédire l'avenir, mais je sais que nous avons déjà une équipe incroyable. Nous sommes parmi les meilleurs du mondes avec l'équipe que nous avons."

Messi : "Si j'avais été dans mon premier mandat, j'aurais aussi essayé de le recruter parce que nous recherchions ce type de joueurs, mais plus maintenant parce qu'il est très enraciné à Barcelone."

Dernier mandat ? "Tant que j'en aurai la force et l'envie, et que les Socios le veulent, je continuerai."

Guerre Madrid-Barcelone : ​​"Avec Ceballos, je sais que nous avons été confrontés à Barcelone, mais pour Modric, Isco et Asensio, il n'y a rien eu."

Le poste de gardien : "Il y eu un moment où nous voulions signer De Gea, mais le destin a fait que ça ne s'est pas réalisé. Nous avons un grand gardien qui est Keylor Navas, qui est très bien intégré à l'équipe et pour le moment il n'y a pas de raison de changer. L'ambiance avec Keylor est très bonne. Zidane a dit de ne rien toucher, ni au poste de gardien ni ailleurs. Nous ne voulions pas d'autre gardien ou d'autre attaquant. Et sur le plan sportif c'est lui qui commande."

Pepe : "Nous lui avons proposé une autre année et il a choisi de chercher d'autres options, et il l'a trouvée."

Morata : "J'aurais aimé qu'il reste, Madrid est sa maison et il n'y aura pas de problème pour qu'il revienne, il est très proche de Carvajal, Isco, Asensio, Nacho. Je regarde tous les matchs de Chelsea et je suis content de le voir marquer."

La BBC : "C'est Zidane qui décide, parfois la BBC joue, d'autres fois non."

Fair Play Financier : "Je pense qu'il y a des règles et qu'il faut les respecter. Je ne vois aucun mal à ce que de l'argent venant d'autres pays arrive dans le football. Pour le moment nous pouvons concurrencer ces fortunes. Nous avons atteint un haut niveau de compétitivité et c'est une bonne chose pour le football."

Qu'est-ce que vous demandez pour cette saison ? "Une bonne santé pour tous à commencer par les joueurs. Qu'ils travaillent et que la mentalité inculquée par Zidane se maintienne. Quant aux titres, la Champions est dans l'ADN du Madridisme, c'est une histoire d'amour.. Une soirée de Ligue des Champions à Bernabéu est une fête et nos aimerions remporter la Décimotercera, mais c'est très difficile."

L'équipe féminine : "Nous y travaillons et nous allons voir si, pour la saison prochaine, nous serons prêts à temps. Mais pour faire de la formation, nous n'avons pas aller recruter les meilleures joueuses d'Allemagne. Nous le ferons et nous le ferons bien."

Départ de Casillas : "Il est parti parce qu'il le voulait, et là où il voulait. Pour son départ il a pensé que le meilleur moyen serait de lire un discours sur un papier et ce fut un désastre.  Après je l'ai appelé et je lui ai dit que nous allions le refaire, que nous allions sortir les trophées. Nous voulions lui organiser un trophée Bernabéu mais il préfère le faire quand il se retirera. C'est sa maison ici."

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