Les chroniqueurs de La Tribu ont échangé sur le passage de José Mourinho au Real Madrid, à quelques heures du choc face au Benfica.
L’élève face à son disciple, pourrait-on résumer l’affiche qui va se tenir ce soir à Lisbonne, avec d’un côté Arbeloa sur le banc du Real, de l’autre Mourinho sur celui du Benfica. À cette occasion, dans l’émission "La Tribu" sur Radio Marca, les journalistes et intervenants sont revenus sur les années du Portugais à la Casa Blanca, avec des avis très opposés.
Irene Junquera rappelle d'abord que l’histoire s’est mal terminée pour le Special One : "Les choses ont dérapé avec Mourinho au Real Madrid, c’est vrai. Mais hier, en avant-match, on a revu le Mourinho de ses débuts. Il a été sincère et je pense que l’amour avec Arbeloa est réciproque. Il a été capable de défendre le Real Madrid à un moment compliqué de son histoire".
Paul Tenorio estime que Mourinho a initié un cycle historique du club : "Il a réveillé un éléphant endormi. Certains disaient qu’il allait laisser la terre brûlée, et après lui sont arrivées 6 Ligues des champions. Il a tout de même rivalisé avec une équipe du Barça qui soudoyait le numéro 2 des arbitres".
María José Hostalrich n’est pas de cet avis et se place du côté des opposants à Mourinho : "Je trouve hallucinant de mettre en valeur l’un des personnages qui a provoqué l’un des plus grands conflits de l’histoire du football espagnol en divisant le vestiaire de la sélection. Il est venu pour gagner et il est reparti avec seulement une Liga, une Coupe du Roi et une Supercoupe".
"Tout le monde a oublié que José Mourinho a gagné une Coupe du Roi avec des coups mis par Arbeloa et Pepe. Son passage sera davantage retenu pour les problèmes qu’il a eus que pour les quelques titres qu’il a gagnés", ajoute Ferran Martínez.
Puis Jorge Liaño conclut, sur le ton des reproches, lui aussi : "Il a freiné le Barça lors d’une seule des trois saisons où il était là. C’est vrai qu’il a mis fin à la mauvaise série du Real en Europe, qui ne passait plus les huitièmes, mais c’était normal parce qu’il avait une très grande équipe. Il a amélioré les années précédentes du Real sans rien faire d’exceptionnel... ce qu’il a surtout fait, c’est salir le football espagnol".









