Zidane : « Le onze ? J’en ai mal à la tête parfois »

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ZIDANE – AFP / GABRIEL BOUYS

Zinedine Zidane a été le premier à se présenter lors de l’Open Media Day, jour où les Madrilènes s’expriment à tour de rôle auprès de nombreux médias présents à Valdebebas.

Ce dont il se sent le plus fier : « C’est le quotidien, ce qu’ils font, même quand on connait des difficultés. L’implication, l’envie, le désir de vouloir bien faire… Il n’y a pas un moment en particulier, cela fait deux ans et demi que je suis avec ce groupe et si je devais relever quelque chose, ce serait le quotidien. »

Liverpool a plus faim : « Je ne peux pas parler de l’adversaire, je ne sais pas en ce qui les concerne. Mais nous nous allons avoir la même envie de toujours, la même implication, la même volonté de gagner.  Personne ne peut dire que nous avons moins faim que les autres. Nous sommes le Real Madrid et dans ce club c’est comme ça, nous voulons toujours tout donner. »

Onze de la finale : « Bien sûr que certains ne joueront pas, et le pire c’est pour ceux qui n’entreront même pas en cours de match. C’est la chose la plus difficile pour un joueur. Pour le onze vous verrez samedi. »

Liverpool, une équipe qui ressemble au Real : « Je ne sais pas si nous sommes similaires, je ne pense pas que nous jouons de la même façon. On parle beaucoup des trois devant et moins des autres derrière, mais c’est une équipe qui est arrivée en finale, ils le méritent, tout comme nous. Mon travail est d’essayer de bien préparer le match, comme toujours, repérer les lacunes de l’adversaire pour essayer de lui faire mal. »

La Champions la plus belle : « Non, arriver en finale est une chose incroyable, mais gagner la première et la deuxième était aussi incroyable. Après c’est vrai que cette année, nous avons joué contre les trois meilleurs en Europe et cela a une valeur importante. »

Vous échangeriez Cristiano contre Salah ? « Non, j’ai Cristiano et je ne parle que de mes joueurs. »

Qu’est-ce qui a changé avec la BBC, qui avant jouait toujours ? « Les autres s’entraînent bien et jouent bien et doivent avoir des opportunités, car sinon, mon message qui dit que tout le monde est important, ça ne vaut rien. Les trois ont démontré plein de fois qu’ils étaient très forts, mais au jour le jour… Cela ne veut pas dire qu’ils ne vont pas rejouer ensemble. D’ailleurs ils l’ont fait contre Barcelone. »

Quel est le secret de ce vestiaire ? « La vérité c’est qu’avec l’expérience, nous savons comment fonctionnent les vestiaires. Pour gagner des choses il faut être unis, et ce vestiaire l’est. Avoir le talent ne suffit pas. »

L’avantage d’avoir été footballeur : « C’est vrai. J’ai été joueur 18 ans, j’ai connu beaucoup d’entraîneurs, de joueurs avec beaucoup d’égo. Je sais très bien comment ça marche dans la tête d’un joueur. C’est important mais ce n’est pas la seule chose, attention… Il y a aussi beaucoup de travail derrière. Je ne suis pas le meilleur entraineur tactiquement, mais j’ai autre chose. L’envie et la passion je l’ai et ça ça vaut beaucoup plus. »

Les mois compliqués de Cristiano : « C’est un joueur qui sait gérer ça. Il ne devient pas nerveux quand il ne marque pas. Il sait que le samedi d’après il en mettra deux ou trois. Il y a des joueurs qui sont affectés par la pression et d’autres à qui ça ne fait rien, et lui fait partie de ceux là. Plus vous le critiquez, attention… »

Avez-vous le sentiment que cette finale va bien se passer ? « Je penserai toujours positivement, je suis comme ça. Mes parents m’ont appris que si vous vouliez réussir des choses dans la vie il fallait être optimiste. Si vous croyez dur à quelque chose, vous pouvez réussir. Si vous vous dites que vous allez échouer, vous échouez. »

La connexion Benzema-Cristiano. Pourquoi fonctionne-t-elle si bien ? « Je ne sais pas exactement pourquoi. Il peut y avoir deux grands joueurs qui ne sont pas connectés, mais eux le sont. Ils jouent ensemble. J’aime la question parce que comme je l’ai dis avant c’est le résultat du travail de tous, c’est un groupe qui vit très bien ensemble et quand c’est le cas normalement les résultats arrivent. On pourrait aussi parler de Kroos et Modric, ou de Isco et Asensio… Tout le travail que nous faisons aboutit à ces connexions. »

Dormez-vous bien la nuit pour le onze ? « J’en ai mal à la tête parfois… Dire le contraire serait mentir. Ils sont tous bons, pourquoi j’en mettrais un et pas l’autre ? C’est ce que ressent un entraîneur. Mais avec le onze de départ il y a aussi trois ou quatre joueurs sur le banc qui sont importants. C’est pour ça que je veux tout le monde connecté et que je ne dis pas aux joueurs, ni à vous, qui va jouer. »

Klopp : « Je ne le connais pas personnellement, je n’ai pas pu parler avec lui mais j’ai pu voir son travail, c’est formidable. Il l’a montré et pas seulement à Dortmund. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’il est en train de faire en Champions et en Premier League. Ces types d’entraîneurs sont des experts. »

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