Ceballos : “Si Zidane était resté, je serais parti”

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AFP - Photo Burak Akbulut

Lors d’une interview accordée à Radio Marca, le jeune milieu de terrain du Real Madrid est revenu sur sa saison difficile avec l’entraîneur français.

L’arrivée de Lopetegui : "J’étais en vacances et je l’ai vu sur les réseaux sociaux grâce à un ami. Je ne m’y attendais pas, mais je pense que c’est le meilleur entraîneur que nous pouvons avoir."

Faible temps de jeu la saison dernière : "Zidane sait sûrement pourquoi il ne m’a pas donné d’opportunités. Je travaillais dur pour lui rendre les choix difficiles, mais à un moment, tu vois que c’est impossible. J’ai marqué 2 buts à Alavés et le jour suivant j’ai joué une minute à Dortmund. Quand les semaines passent et que tu ne te sens pas important, c’est très difficile. Il y a eu un moment où j’ai compris que ma saison était foutue. Nous étions à 15 points du leader en Liga et il ne nous restait plus que la Ligue des Champions à jouer, mais je n’entrais pas dans la rotation."

Il serait parti si Zidane était resté :  "En janvier, j’ai contacté un entraîneur personnel car  je ne jouais pas les mercredis et les samedis et je sentais que ma forme physique diminuait. Je voulais être au top pour la pré-saison. Si Zidane était resté, il est clair que j’aurais dû me trouver une porte de sortie pour revenir plus fort, mais avec l’arrivée de Julen, tout a été différent."

Changement de système au profit des autres : "Je lui ai demandé pourquoi je ne jouais pas car je ne comprenais pas. Il m’a dit qu’il valorisait les joueurs qui étaient titulaires. Il y a eu un moment dans la saison où Kroos et Modric étaient blessés et il a changé de système pour mettre d’autres joueurs. Cela m’a fait beaucoup de mal."

Aucune rancune envers Zidane : "Je n’ai jamais baissé les bras parce que mon objectif est de triompher au Real Madrid, comme je l’ai toujours dit. Maintenant, j’essaye de montrer aux fans ce qu’ils n’ont pas vu de moi. Ce n’est pas une revanche. J’ai fait un très grand championnat d’Europe espoirs 2017 en étant le meilleur joueur du tournoi. Et d’entrée de jeu, j’ai été mis à l’écart au Real Madrid. L’année passée n’a pas été une bonne année pour moi, mais en tant que footballeur j’ai gagné en maturité. C’est très clair pour moi, je ne garde pas de rancœur. Depuis tout petit, je m’intéresse à lui, car c’était toujours une étoile quand il jouait. Peut être qu’il ne savait pas ce que ressent un joueur quand il est sur le banc. Cela l’aidera aussi à l’avenir, pour ne pas refaire les mêmes erreurs."

Les conseils de Kovacic et Asensio : "Ils m’ont dit qu’ils s'étaient aussi retrouvés dans ma situation, où ils n’étaient pas convoqués pendant 5 ou 6 journées. Marco m’a dit que ce n’était pas facile pour lui les premières années et Mateo voulait partir. Peu de jeunes joueurs sont titulaires au Real Madrid à 20 ans."

Le changement à Leganés : "Beaucoup de joueurs rêveraient de jouer 30 secondes sous le maillot du Real Madrid. Moi, j’étais un peu frustré ce jour là. Zidane m’a dit qu’il était nerveux à ce moment-là et je l’ai vu mal dans le vestiaire. Le jour d’après, il m’a présenté ses excuses à l’entraînement. Cela en dit long sur lui, mais le plus à plaindre, c’était moi."

Le départ de Cristiano Ronaldo : "Je n’ai pas compris son départ, ni celui de Zidane. Cela ne nous a pas dérangé. Par contre, nous n’avons pas compris pourquoi Ronaldo a annoncé son départ juste après la finale de la Ligue des Champions parce que c’était un moment de fête. Nous ne pouvons rien lui reprocher, il a tout donné au Real Madrid et le club lui en est très reconnaissant. Je ne sais pas si ses paroles (ndlr : sur la famille Juventus) étaient adressées au Real Madrid ou à une personne du club."

Le manque de Cristiano : "Au Real Madrid, il y a toujours eu de très grands joueurs comme Kaka ou Ronaldo (R9). Cristiano n’est plus là mais l’équipe continue de fonctionner car le Real Madrid est au dessus de tout."

L’accueil des fans du Betis : "C’était un moment très difficile pour moi. Retourner chez soi, quand tu as passé quatre ans en équipe première, que tu as tout donné au club et que tu as lutté pour que le Betis soit au sommet… pour qu’ensuite on te reçoive de cette manière, ça fait mal. Un jour, vous saurez pourquoi je suis parti du Betis et vous comprendrez que je ne suis pas le méchant de l’histoire. Je pense que le fait de jouer au Real Madrid fait des envieux car il est arrivé la même chose à Sergio Ramos avec le FC Séville. Rakitic, Adriano et Alvès sont applaudis quand ils font leur retour au Sanchez Pizjuan. Sergio demande toujours au vestiaire comment ça s’est passé à Séville car il l’a dans le sang. Nous nous taquinons tous les deux au sujet des deux clubs de Séville."

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