La première grande interview de Vinicius Junior (partie 1)

Crédit : @ellarguero

Actuellement blessé et en pleine récupération, Vinicius Junior a accordé sa première grande interview en Espagne. Le Brésilien a choisi le programme El Larguero de la Cadena Ser pour aborder tous les sujets autour de son arrivée à Madrid. 

Comment va la blessure ? 
Très bien. Cela va en s'améliorant peu à peu, je serai de retour dans peu de temps. Je travaille bien pour que ce soit le plus tôt possible.

Cette blessure arrive à un moment où tu brillais...
Quand cela s'est produit, j'ai senti que quelque chose était un peu cassé. J'ai essayé de jouer le ballon suivant, mais je ne pouvais pas... Les larmes, c'était l'impuissance, la douleur, de par le match. J'ai pensé à tout. À la sélection aussi, c'est la première fois que j'allais être convoqué...

Tu as mis sur tes réseaux sociaux : "Tout m'arrive très vite".
Oui. Casemiro et Marcelo parlent avec moi et me disent de faire preuve d'un peu de patience. Je suis arrivé à 18 ans et j'ai commencé à jouer. Lorsque j'ai quitté le Brésil, personne ne pouvait dire que j'allais jouer durant mes 6 premiers mois ici.

Qui est Vinicius ? 
Un garçon qui a très envie de beaucoup gagner avec le Real Madrid. Jouer avec les meilleurs joueurs du monde, c'est un succès pour moi et pour ma famille, qui m'a toujours aidée pour arriver jusqu'ici. J'ai la tête froide et je ne pense qu'à jouer au football. Rien de plus.

Comment tout a commencé ? 
J'ai commencé à l'âge de 4 ans, je jouais énormément au football.

Quand a commencé l'intérêt d'équipes européennes ? 
Lorsque j'avais 16 ou 17 ans, je jouais le tournoi sud-américain en U17. Mon père m'a dit qu'il ne se passait rien, que c'était faux. Il ne me l'a dit que lorsque des offres du Real Madrid et du FC Barcelone sont arrivées, au moment de choisir entre les deux.

Laquelle est arrivée en première ? 
Celle du Barça, ensuite le Real Madrid.

Et qu'as-tu pensé ?
À visiter Madrid et Barcelone pour choisir un projet. Marcelo est arrivé à l'âge de 18 ans et il jouait. Asensio jouait... Cela m'a aidé pour choisir le Real Madrid.

Les meilleurs se sont battus pour te recruter...
Nous avons choisi le meilleur.

Le maillot du Barça ne t'irait pas ? 
Non.

Tu pourrais aller au Barça, un jour ? 
Jamais, je pense.

Tu n'as pas pensé à jouer aux côtés de Messi ? 
Non, j'ai toujours pensé à ce qui serait le mieux pour moi. Ma famille et moi, nous voulions jouer à Madrid, vivre à Madrid... Cela a été ainsi dès le départ.

Ta famille est supportrice du Real ?
Oui... Enfin, mon père est supporter du Vinicius Football Club.

Qui payait le plus ? 
Je pense que c'est le Barça, mais nous n'avons pas choisi en fonction de ça mais plutôt pour le meilleur projet. Et on a choisi le Real Madrid. Casemiro et Marcelo ont parlé avec moi, ils m'ont beaucoup aidé.

Pourquoi tu n'as pas joué avec Lopetegui ? 
Je venais d'arriver et Lopetegui était un très grand entraîneur, mais il n'a pas réussi à triompher ici. À chaque fois qu'il me parlait, il me disait les meilleures choses pour poursuivre mon évolution. Et quand je jouais au Castilla, Solari m'a toujours très bien accueilli.

Comment tu te sentais avec la "B" du Real ? 
J'étais tranquille. Quand je suis parti du Brésil, je savais que cela allait se passer ainsi, que j'allais d'abord jouer au Castilla et les joueurs de la filiale m'ont toujours beaucoup aidé pour faciliter mon adaptation.

Même si tu n'as pas joué avec, le départ de Lopetegui t'a blessé ? 
Oui. Ce fût mon premier entraîneur ici, en Europe. Il m'a beaucoup aidé au cours de la pré-saison. On doit avancer, maintenant c'est Zidane.

Tu as dit au revoir à Solari avec beaucoup d'affection aussi...
C'est l'entraîneur qui m'a donné l'opportunité de jouer, de faire mon travail. J'ai beaucoup d'affection pour Solari car depuis mon arrivée, mes premiers matchs avec le Castilla, il me disait qu'en faisant bien les choses, j'allais atteindre l'équipe première. Quelques mois plus tard, il a pris l'équipe première et m'a donné l'opportunité.

Tu crains de perdre du poids dans l'équipe avec l'arrivée de Zidane ? 
Non. Zidane a été un immense joueur et c'est désormais un très bon entraîneur. S'entraîner avec lui est un honneur, bien que je l'aie peu vu... Mais j'ai vu des vidéos de joueurs comme Zidane et il était incroyable. Casemiro me dit toujours ça et quand on on parle avec lui, on est toujours un peu nerveux.

Ce que te dit Zidane, c'est différent de Lopetegui ?
Oui, un peu. C'est une légende, c'est un peu spécial.

Est-ce étrange de jouer sans pouvoir gagner des titres ? 
Nous sommes en compétition avec nous-mêmes pour que tout se passe bien la saison prochaine; pour bien revenir et tout gagner.

Tu as été la plus grande satisfaction du Real cette saison...
Je suis heureux pour les fans. Ils me traitent très bien et je sors toujours du match avec une belle ovation. Je suis heureux ici. Dans la rue, on me dit que je suis très bien et que je vais jouer beaucoup de temps ici à Madrid.

Tu ressens la pression d'avoir coûté 45 millions d'euros ? 
J'ai la pression depuis que j'ai commencé à jouer avec Flamengo. Quand j'ai signé au Real Madrid, beaucoup plus, mais je n'écoute que les gens de ma famille pour bien faire les choses.

Qui est le meilleur joueur maintenant ? 
Moi (rires). Je ne sais pas... Neymar.

Tu aimerais jouer avec lui ? 
Oui. J'allais le faire avec la sélection, mais nous sommes tous les deux blessés.

Et au Real Madrid ? 
Au Real, je ne sais pas, mais au Brésil, on le fera bientôt.

Qui était ton exemple quand tu as commencé à jouer ? 
Ronaldinho, puis Neymar.

Lire la deuxième partie de l'interview

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