Plus de dix ans après son départ, plusieurs petites phrases du Portugais restent encore dans toutes les mémoires.
Au Real Madrid, José Mourinho n’a jamais laissé personne indifférent. Avec ses sorties médiatiques toujours très franches et cinglantes, le technicien portugais a marqué le club à sa manière. Petit florilège de celui qui est en pole pour revenir sur le banc merengue cet été.
Impossible de ne pas commencer par son célèbre "Porque ? (Pourquoi)", lâché après l’élimination contre le Barça en Ligue des champions, en 2011. Furieux contre l’arbitrage après l’expulsion de Pepe, la petite phrase du Spécial One était devenue culte.
"Pourquoi ? Pourquoi ? Obrevo, Stara, Busacca, Frisk, De Bleeckere, Stark. Pourquoi dans chaque demi-finale c’est toujours pareil ? C’est une équipe fantastique… mais pourquoi chaque année ? Je ne sais pas si c’est la publicité de l’UNICEF, Villar qui s’entend très bien avec l’UEFA ou parce qu’ils sont très sympathiques…"
Le chat Benzema
À Madrid, Mourinho s’est aussi fait remarquer par sa manière très directe de parler de ses joueurs. Karim Benzema en sait quelque chose. À l’époque, le Portugais préfère Gonzalo Higuain et compare l’attaquant français à… un chat.
"Si tu pars chasser avec un bon chien, tu chasses beaucoup. Mais si tu n’as pas de chien, tu es obligé d’y aller avec un chat… et tu chasses quand même". Une phrase qui a longtemps poursuivi Benzema, avant que le Français ne finisse par remporter le Ballon d’Or plusieurs années plus tard.
Pedro León avait lui aussi subi une sortie célèbre de Mourinho. Le coach portugais voulait calmer l’emballement médiatique autour du joueur espagnol. "Vous me parlez de Pedro León comme si vous me parliez de Zidane ou Maradona. C’est un très bon joueur, mais il jouait encore à Getafe il y a deux jours".
Le Portugais a également lâché plusieurs phrases qui résument son obsession de la victoire. "Finir deuxième, c’est être le premier des derniers", avait-il notamment déclaré pendant son passage au Real Madrid. Il a avait aussi dit : "Ce qui est beau, ce n’est pas d’entraîner le Real Madrid. Ce qui est beau, vraiment beau, c’est de gagner au Real Madrid."
"Si mes joueurs me font ça..."
Mourinho n’avait pas non plus oublié l’humiliation subie contre Alcorcón en Coupe du Roi avant son arrivée. Il avait prévenu ses joueurs d’entrée. "Si ils me font la même chose qu’à Alcorcón l’année dernière, je leur mets une croix et, pour moi, ils sont morts".
Mourinho o odpadnięciu Realu z CDR z Alcorcon sprzed lat.
"Jeśli stanie się to przy mnie, to znak krzyża i ze mną będą martwi."Jego Real wygrał CDR w pierwszym sezonie, w 2. po skandalu okradła nas Barcelona, a w trzecim Real przegrał dopiero w finalepic.twitter.com/1Kvl2fal3O
— Kamil Gala (@GalsonHM) April 18, 2026
Et sur Pellegrini, le coach en place avant lui lors cette élimination contre une équipe de division 4, il n’y était pas allé de main morte : "La différence avec Pellegrini, c’est que si le Real Madrid me vire, je ne pars pas entraîner Malaga".
Le Portugais avait aussi affiché toute son admiration pour Florentino Perez. "Il pourra y avoir un entraîneur meilleur que moi, des joueurs meilleurs que ceux qu’il y a aujourd’hui, mais il n’y aura jamais de meilleur président que Florentino Perez pour le Real".
Et dès ses premiers jours à Madrid, Mourinho avait calmé les attentes autour de lui avec une autre formule devenue célèbre : "Je suis entraîneur, je ne suis pas Harry Potter". Une petite phrase qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle lancée par Arbeloa, il y a quelques semaines : "Je ne suis pas Gandalf", a déclaré celui qui devrait céder sa place cet été… à Mourinho.









