Ramos : “Je suis encore plus fort et plus affûté qu’avant la quarantaine”

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Sergio Ramos a célébré le 'Ramos UnicefDay' via Instagram, une initiative visant à collecter des fonds pour la lutte contre le coronavirus. Le capitaine madrilène a échangé avec Fabio Cannavaro et Luka Modric.

L'italien Cannavaro, actuel entraîneur de Guangzhou Evergrande, a évoqué la situation en Chine, un pays qui semble avoir réussi à surmonter la crise après quatre mois.

"Ce matin, je suis allé à l'hôpital, j'ai été contrôlé de la première à la dernière minute. Ici il y a une application qui indique ta localisation des 14 derniers jours. C'est spectaculaire. Les gens pensent que la Chine est un pays arriéré, mais pas du tout. Le plus important est de donner des informations aux gens. Ici, après quatre mois, presque tout est revenu à la normale."

"Ils ont souffert et sont en avance", a rétorqué Ramos. "Nous avons beaucoup à apprendre de la Chine. Nous devons soutenir nos héros, qui sont les employés des services de santé".

"Nous avons déjà beaucoup lutté mais ce n'est pas fini. Nous avons créé cette journée pour continuer à récolter des dons. Tout est destiné à l'achat de matériel", a expliqué le Madrilène avant de se connecter avec Luka Modric.

Le Croate a expliqué quelle était sa vie de tous les jours en étant confiné : "Mis à part les entraînements quotidiens, j'en profite pour aider les enfants dans leurs devoirs et ma femme en cuisine. Mais j'aide seulement, j'ai juste fait des crêpes et je m'en suis plutôt bien sorti", a-t-il plaisanté.

"J'aime être à la maison, mais c'est autre chose", a poursuivi Luka. "Ce n'est pas facile, mais on commence à voir la lumière au bout du tunnel. J'espère que nous reviendrons bientôt à la normale. Nous devons être très sérieux, rester à la maison, obéir au gouvernement et espérer que ça se termine le plus tôt possible car la santé passe toujours avant le reste."

Le Croate a révélé qu'en plus du plan de formation du Real Madrid, il travaillait avec un entraîneur personnel : "En plus de ce que le club nous demande, je travaille avec mon coach personnel. Il m'aide à changer un peu et à ajouter des choses à la routine, des choses à améliorer. Cela me convient bien, je travaille avec lui depuis 2015 et je suis très heureux."

Ramos a également parlé de sa vie quotidienne : "Ce malheur nous a permis d'être de meilleures personnes, de meilleurs parents et d'en profiter pour passer du temps avec nos enfants, ce qui fait le plus défaut dans notre profession."

L'Espagnol a aussi souhaité adresser un message d'espoir : "Nous n'oublions pas les services de santé ni les personnes qui ont perdu des êtres chers. Nous avons une position privilégiée et nous devons nous mettre à genoux devant ceux qui continuent à travailler, leur envoyer toute notre affection parce qu'ensemble, nous allons nous en sortir. Nous ne devons pas penser que tout est réglé, la situation est toujours grave. Nous devons respecter les règles à la lettre pour en finir avec le virus et donner aux scientifiques le temps de trouver un vaccin."

"J'espère que nous nous en sortirons bientôt et que nous reviendrons à la normalité. La vie normale et le football nous manquent. Ton travail avec l'UNICEF est important, en ce moment nous devons tous faire ce qui est en notre pouvoir pour sortir le plus rapidement possible de cette crise", a conclu Modric.

Sergio Ramos a aussi parlé de l'évolution de sa forme physique depuis le début du confinement : "Je pense que je suis encore plus affuté qu'avant la quarantaine. Après avoir perdu la routine de Valdebebas et des matchs, nous avons mis beaucoup d'application sur le maintien de l'alimentation, le repos et bien évidemment le travail. Je suis encore plus fin qu'en milieu de saison car quand on joue tous les trois jours on n'a pas le temps d'y travailler, on fait juste de quoi se maintenir et éviter que les rechutes des blessures, en évitant que la fatigue ne provoque pas d'autres blessure. Je dirais même que suis presque plus fort. Les premières semaines on savait que ça allait être long, maintenant on voit un peu de lumière au bout du tunnel et on met un peu plus de côté le gymnase pour que le cardio et le ballon."

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