Varane : “On n’a presque plus besoin de se parler sur le terrain avec Sergio Ramos”

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Dans un entretien accordé à Le Parisien, Raphaël Varane est revenu sur le sacre du Real Madrid en Liga et l'importance de Zinédine Zidane. Extraits.

Le titre de champion : "On éprouve toujours un réel plaisir à gagner des trophées, encore plus, sans doute, dans le contexte actuel. Il s'agit d'une victoire spéciale par rapport à ce qu'on a vécu. La coupure a été longue. On ignorait comment ça allait se passer. On a su surmonter tous ces écueils, être prêts physiquement et ressourcés mentalement. Cette capacité d'adaptation aux circonstances était la clé pour repartir au combat et remporter ce titre."

Meilleure défense d'Europe : "C'est une vraie satisfaction. On est quelques-uns à évoluer ensemble depuis maintenant presque dix ans. Cette connaissance des autres facilite les automatismes et la complémentarité. Avec Sergio, notamment, on n'a presque plus besoin de se parler sur le terrain, ou alors juste pour se motiver. On gagne ainsi en confort et en assurance. On se rend meilleurs. Les nouveaux venus intègrent nos codes et participent à cette dynamique."

La réussite de Zidane : "Son parcours exceptionnel force l'admiration et le respect. Il se comporte toujours avec classe et élégance. Il a un destin hors du commun. Le côtoyer, ça n'est que du bonheur. Il représente une grande source d'inspiration. Il a cette capacité singulière à rendre l'impossible possible. Il se dégage de sa trajectoire quelque chose d'irréel."

S'il a été bluffé par Benzema : "Bluffer n'est pas le terme approprié, car je connais ses capacités depuis longtemps. Ça fait plaisir de le voir aussi rayonnant et épanoui. Il s'éclate. Il est au sommet de son art, à un poste difficile en plus. Il assume son rôle de leader d'attaque. Je lui dis bravo."

S'il n'a jamais été aussi fort : "Je me sens plus mature, davantage complet dans mon jeu. Je l'ai étoffé et j'y ai ajouté de la variété. J'ai commencé très tôt. On oublie parfois mon âge. Ce poste de défenseur central réclame de l'expérience et du vécu. On y atteint une forme de plénitude entre 28 et 30 ans. J'en ai 27 donc je m'en approche. Par rapport à la saison post-Coupe du monde où j'ai pu manquer un peu de fraîcheur, la différence est donc notable. On enchaîne les matchs à haute intensité à des rythmes effrénés avec peu ou pas de droit à l'erreur. Il est normal dès lors, dans une carrière, de traverser des moments un peu plus délicats. En ce sens, le confinement nous a permis de nous régénérer."

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