L'entraîneur du Real Madrid, Xabi Alonso, s'est exprimé devant les médias après la finale de Supercoupe perdue face au Barça.
En flash interview
Est-ce que cela fait plus mal encore de perdre comme ça ?
Ça fait mal dans tous les cas, mais ça a été... équilibré, très disputé, avec des moments avec de tout. On reste avec le sentiment que les dernières occasions, ces deux occasions très nettes... nous avons été très proches. Le match a été disputé jusqu'à la fin et je tiens à féliciter le Barça.
Tout s'est détraqué après la première pause hydratation...
Oui, il s'est passé beaucoup de choses dans les 15 dernières minutes. Jusque-là, nous contrôlions bien le match, avec des phases sans ballon, mais avec les occasions les plus nettes des 30 premières minutes, celles de Vini et Gon. Et puis, sur une perte de balle plutôt que sur un jeu organisé, nous avons concédé ce premier but. Mais l'équipe s'est battue jusqu'au bout, elle s'est battue. Nous sommes rentrés à la mi-temps sur un score de 2-2, il s'est passé beaucoup de choses pendant ces 15 minutes. Et en deuxième mi-temps... ça a été très disputé, très serré. Ils ont eu de la chance sur ce but. Nous avons poussé pour égaliser, mais ça n'a pas été possible.
Que pensez-vous de la soirée de Vinicius ?
Il a fait un grand match, il a fait la différence. Son but est extraordinaire, puis il a fait des dégâts sur le côté gauche... L'équipe a beaucoup travaillé, nous nous sommes battus, mais ça n'a pas suffi aujourd'hui.
On parlait d'un regain de moral en cas de victoire. Mais en cas de défaite ?
Il faut tourner la page le plus vite possible. C'est un match, une compétition qui, parmi celles que nous avons, est la moins importante. Il faut regarder vers l'avenir, essayer de récupérer les joueurs, ainsi que le moral. Et aller de l'avant.
Avez-vous parlé au président à la fin ? Que vous a-t-il dit ?
Rien, rien. Ça a été très rapide.
En conférence de presse
Malgré la défaite, est-ce un jour où l'on peut être fier des joueurs ? "Il y a un mélange d'émotions, d'une part la déception de ne pas avoir pu remporter le titre. Mais aussi la fierté que l'équipe ait su se battre. Nous nous sommes battus jusqu'à la fin. La finale a été très équilibrée, avec différents moments. L'équipe a tout donné jusqu'à la fin et est passée très près."
Quelle était votre idée avec votre plan de match ? "L'équipe a eu une excellente attitude, un grand engagement, je savais qu'il y aurait des moments où nous devrions tenir sans le ballon, faire preuve de résilience, de contrôle et de conviction dans ce que nous faisons. Au cours des 30 premières minutes, nous n'avons pratiquement rien concédé. Beaucoup de choses se sont passées en très peu de temps. En deuxième mi-temps, nous avons bien joué sur le côté gauche avec Vini. Sur un rebond, nous avons encaissé le 3-2 et j'étais convaincu que nous allions avoir des occasions d'égaliser. Il nous a manqué cette précision pour aller aux tirs au but."
La condition physique de l'équipe et les absences ont-elles eu une influence ? "Non, nous avons eu la force nécessaire dans cette dernière ligne droite. La condition physique et les blessures nous pénalisent pour avoir une stabilité et pouvoir répartir les charges."
Comment s'est terminé le match pour Vinicius et que représente ce but pour lui ? "Vinicius a très bien joué jusqu'à la 85e minute, il a demandé à être remplacé parce qu'il était fatigué, il y avait beaucoup d'humidité. Il a été décisif, son but était spectaculaire, il a été très dangereux sur son côté. Nous ne sommes pas satisfaits du résultat, mais nous pouvons tirer des enseignements positifs pour la saison. Il faut maintenant récupérer les joueurs, c'est le plus important pour le moment."
Que retenez-vous de positif de ce tournoi ? "C'est une compétition dans laquelle nous affrontons deux grands rivaux en quelques jours au milieu de la saison. Nous gardons le positif et nous nous concentrons sur nos prochains défis."
Comment avez-vous vu les minutes jouées par Mbappé ? "Kylian allait entrer juste avant le 2-3. Nous voulions créer un déséquilibre, une menace, le faire jouer entre les lignes et dans les espaces. Il nous a apporté ça un peu plus tard. Dommage que nous étions déjà menés au score, mais nous voulions mettre la pression avec lui en attaque."
Avez-vous préféré attendre pour le faire entrer parce qu'il n'était pas à 100 % ? "Il n'était pas prêt à débuter le match avec l'intensité qu'il allait avoir, et c'est pourquoi nous avons pris cette décision."









