Hazard : “Au Real Madrid, les mecs ne sont là que pour gagner”

Photo : Leonardo Prieto / Icon Sport

Eden Hazard a accordé un long entretien au journal L'Équipe. Il a notamment évoqué ce que cela représentait de jouer au Real Madrid, son admiration pour Zidane ou son début de saison. Extraits n°1. 

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Était-ce votre rêve de jouer au Real ? 
Oui, c'était un rêve. Quand j'ai commencé, tout petit dans le jardin, ça a toujours été le club que j'ai supporté. Il y avait Zidane sur le terrain. Mon idole. Le stade, quand je le voyais à la télé, c'était magique. Le maillot blanc, immaculé, pour moi c'était exceptionnel. Un mythe. On allait souvent en vacances, en famille, en Espagne. Jamais à Madrid. Trop loin depuis la Belgique en voiture. Tout le monde me parlait du Real quand on jouait au foot en vacances. On regardait leurs matches.

Pourquoi cela ne s'est-il pas concrétisé plus tôt ?
Déjà, quand j'étais à Lille, il y avait cette possibilité. Mais j'avais envie de goûter à l'Angleterre. C'était plus facile de faire Angleterre puis l'Espagne. Je n'avais que 21 ans. Difficile pour un jeune de 21 ans de venir s'imposer ici. Surtout un étranger.

Mais vous auriez pu venir à Madrid il y a deux ans ?
Chaque année, on parlait de mon arrivée à Madrid. Dès la troisième intersaison avec Chelsea. Je n'ai jamais eu de contact, même mon entourage, avec le club. Les contacts ont commencé il y a deux, trois ans, quand je me suis blessé avec la sélection. Après la Coupe du monde 2018, j'avais envie de venir. La direction de Chelsea a dit non. Il fallait faire un an avec Sarri notre entraîneur de l'époque.

Maintenant, vous êtes un joueur du Real Madrid. Dites-nous ce que cela représente.
Quand tu es petit, tu vois ce club comme un rêve. Quand tu arrives, quand tu rentres dans les bâtiments, il y a la sécurité partout. Tu ne mets pas les pieds n'importe où. Déjà, le centre est super grand. La première fois, je suis arrivé de l'autre côté, en voiture. On a roulé deux, trois minutes pour arriver au centre d'entraînement des joueurs. Je voyais les terrains. Je n'ai jamais essayé de les compter. Il y avait l'hôtel des joueurs. Tu te dis que si ce club est aussi performant, c'est aussi grâce à cet outil de travail. Des top joueurs, le poids de l'histoire. Tu rentres dans le vestiaire, tu sens que les mecs ne sont là que pour gagner. Tu croises les supporters qui te disent tous les jours qu'il faut gagner la Ligue des champions. C'est une culture.

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